Des chinois toujours présents à Mwenga: DYCOD demande à Ngwabidje d’agir, au risque d’être considéré comme tacitement «complice»

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Des ressortissants de Mwenga accueillent la ministre des Mines au Sud-Kivu

La Dynamique Communautaire pour la Cohésion Sociale et le Développement (DYCOD-RDC) en province du Sud-Kivu, demande au Gouverneur Théo Ngwabidje de prendre des mesures, à la suite de la situation des sujets chinois qui selon elle, demeurent présents dans des sites miniers au Sud-Kivu, malgré son arrêté suspendant les activités de leurs sociétés minières. La DYCOD parle d’une rébellion « ouverte », à l’encontre de l’autorité provinciale.

Elle l’a dit dans une correspondance adressée ce lundi 25 octobre 2021 au Gouverneur de la province du Sud-Kivu, et dont une copie est parvenue à Laprunellerdc.info.

Pour la DYCOD Sud-Kivu, le non-respect de l’arrêté du Gouverneur suspendant les activités de certaines entreprises minières et leurs coopératives, pourrait créer des potentielles tensions, et des problèmes de cohésion, dans la région de Mwenga.

«En effet, la DYCOD-RDC, Coordination Provinciale du Sud-Kivu, a reçu des informations concordantes des plusieurs sources dont ses points focaux dans le territoire de Mwenga ; sur la présence à Mwenga dans les sites d’exploitation minière des chinois des sociétés dont les activités ont été suspendues par votre arrêté, dont entre autres les sociétés Oriental Ressource Congo Sarl (ORC) et Congo Blueant Mineral (CBM) en violation claire de l’article 2 de votre arrêté,» peut-on lire dans cette correspondance signée par Nicolas Kyalangalilwa, son Coordonnateur provincial.

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Selon cette organisation, cet état des choses cause des frustrations et inquiétudes au sein de la population locale, et risque de causer des problèmes graves de la cohésion sociale, autant dans le territoire de Mwenga, que la province du Sud-Kivu.

«En effet, deux missions parlementaires, une provinciale et une autre nationale, ainsi qu’une mission du ministre national des mines ont conduit des investigations et enquêtes sur terrain. Mais la population n’a vu, ni constaté aucun changement sur terrain. Au contraire la situation semble s’empirer. La situation de rapports de ces missions est à ce jour inconnue de la population. Il nous est rapporté que ces chinois sont présentement dans le groupement de Banakyungu (les sites de Kasaile, Sololo, et Muzobya), dans le groupement de Banakabale (aux sites de Katongola), dans le groupement de Bakute (une drague robot sur la rivière Elila à Kitutu). Il sied de noter que tous ces sites sont fortement militarisés,» explique la DYCOD.

Cette structure demande au Gouverneur de prendre des mesures idoines pour faire respecter son arrêté. Dans le cas contraire, elle estime que toute autre action de la part du Gouverneur sera interprétée comme une « complicité tacite ».

«Partant de votre slogan -gouverner autrement-, la DYCOD-RDC, Coordination provinciale du Sud-Kivu, vous invite à prendre des mesures contre cette rébellion ouverte à l’encontre de votre autorité. Tout autre action de votre part sera interprétée comme complicité tacite et donnera raison à ceux qui dans le temps avaient jugé votre arrêté cité ci-haut de fuite en avant pour protéger les intérêts de certaines personnalités tout en sacrifiant les intérêts de la population de cette contrée par ricochet ceux de la province,» suggère-t-elle.

Abiud Olinde

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