76ème session de l’ONU : « Just Future » demande au Président Tshisekedi de passer à l’action pour que justice soit faite en RDC

just future - Tribunal- Pénal international
Des milliers des manifestants à Bukavu à l'occasion de l'an 10 du rapport Mapping de l'ONU

En marge de la 76ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies qui aura lieu, à New York, du 14 au 26 septembre 2021, l’Alliance « Just Future » sollicite auprès du Président Félix Tshisekedi de solliciter aux Nations-Unies, à travers le Conseil de Sécurité de créer un Tribunal Pénal International sur la RDC et d’appuyer l’effectivité des chambres mixtes spécialisées pouvant juger les crimes de masse documentés dans le Rapport Mapping. Ceci dans le cadre de la mise en œuvre d’une justice transitionnelle en République Démocratique du Congo.

L’alliance rappelle que c’est depuis des décennies que la RDC fait face à des conflits internes et régionaux récurrents, ainsi qu’à une instabilité marquée par des crises humanitaires et une pauvreté généralisée.

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« Il va sans dire que, la lutte contre l’impunité des crimes de masse perpétrés depuis près de deux décennies en RDC constitue un enjeu pour la restauration de la paix et le développement durable.  Monsieur le président de la république, nous suivons de près votre engagement pour la construction d’un état de droit, à travers la lutte contre l’impunité des crimes de masse perpétrés en République Démocratique du Congo. Nous voudrions saisir de votre adresse à la 76ème session des Nations-Unies, qui aura lieu, à New York, du 14 au 26 septembre 2021, aux fins de solliciter aux Nations-Unies, à travers le Conseil de Sécurité, dans le cadre de la mise en œuvre d’une justice transitionnelle en RDC, de créer un Tribunal Pénal International et d’appuyer l’effectivité des chambres mixtes spécialisées pouvant juger les crimes de masse documentés dans le Rapport Mapping des Nations Unies sur les violations massives des droits de l’homme ainsi que d’autres rapports complémentaires» demandent les organisations membres de « Just Future ».

Elles disent par ailleurs demeurer convaincus que développer les différents piliers de la justice transitionnelle de manière holistique, devra freiner la « floraison des groupes armés » et la « perpétuation du cycle des violences » dans le pays, et contribuerait à l’émergence de l’Etat de droit. Un Etat de droit qui requiert la manifestation de la volonté politique et des moyens adéquats pour la mise sur pied des fonds de réparation des victimes des crimes de masse pour construire un état fort, prospère et solidaire.

« Monsieur le président, l’Alliance Just Future demeure persuadée, que, la réponse pénale envisagée, couplée aux mécanismes sui generis de justice transitionnelle, répondrait au besoin de justice, de vérité, de réparation et de mémoire sans cesse exprimé par les survivantes et survivants et la génération actuelle qui n’ont hérité que ces récits porteurs de germes de violences faute de justice et de mécanisme de vérité et réconciliation adéquats », poursuivent-elles.

« Just Future » est un consortium des organisations nationales et internationales engagées dans la promotion des sociétés pacifiques où les institutions de sécurité, de justice et de gouvernance sont accessibles, réactives et responsables à travers un processus décisionnel politique et inclusif grâce aux actions de plaidoyer collectif de la Société Civile.

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L’Alliance est fortement intéressée par les questions de lutte contre l’impunité (justice transitionnelle) dans un contexte de fragilité. Parmi ces organisations, figure SOS IJM.

Abiud Olinde

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