Sud-Kivu: plus de 200 personnes emportées par l’insécurité, un an depuis l’arrivée de Théo Ngwabidje

Sud-Kivu:  plus de 200 personnes emportées par l’insécurité, un an depuis l’arrivée de Théo Ngwabidje
Théo Ngwabidje Kasi lors du dialogue sur la paix organisé à Uvira dans le sud de la province du Sud-Kivu. Ph. Laprunellerdc.info
370 Views

Le Gouverneur de la province du Sud-Kivu vient de totaliser une année depuis qu’il est à la tête de la province. Sa première année n’a pas du tout été rose sur le plan sécuritaire. La province a connu plusieurs cas d’insécurité. Laprunellerdc.info revient sur la situation sécuritaire de l’an 1 de Théo Ngwabidje Kasi.

La province du Sud-Kivu a enregistré plus de 200 cas de personnes tuées, plus de 300 maisons visitées par des personnes en armes, et plus  de 150 personnes enlevées. Plus de 40 véhicules ont été braquées et plus de 30 personnes ont perdu la vie suite à la justice populaire.

La ville de Bukavu est la partie la plus insécurisée de la province du Sud-Kivu.  A elle seule, elle compte plus de 50 cas d’assassinat, suivie d’Uvira et de Fizi. Elle est également en tête des maisons braquées car à elle seule, elle enregistre plus de 100 cas. Elle est suivi par le territoire de Kabare.

Le territoire d’Uvira se place en tête des véhicules braqués avec plus de 10 cas. Le territoire de Walungu occupe la deuxième place et est suivi des territoires de Kalehe et de Fizi.

La ville de Bukavu a connu plusieurs de cas de justice populaire. Elle a enregistré plus de 15 cas et est suivie par le territoire de Kabare, avec plus de 10 cas de justice populaire, puis Walungu.

Ce rapport sécuritaire est basé sur les seuls “bulletins surprises” de la Synergie des associations des jeunes pour l’éducation civique (SAJECEK Forces vives). Des bulletins publiés chaque mois et qui retracent la situation sécuritaire en province, du mois de juin 2019 jusqu’au mois d’avril 2020.  Des bulletins qui ne répertorient pas des personnes mortes par la faute de différents affrontements entre l’armée et des miliciens ou entre miliciens.

La sécurité étant le socle de tout développement, les organisations de la Société Civile et les mouvements citoyens ne cessent d’appeler les autorités provinciales à mettre fin à cette situation.

Il faut tout de même noter que l’autorité provinciale a participé à plusieurs rencontres visant la promotion de la paix dans la région d’Uvira-Fizi et Itombwe, notamment. 

D’autres efforts ont été entrepris pour la sensibilisation des groupes armés nationaux et étrangers pour qu’ils fassent reddition. Quoi qu’il en soit, la situation ne semble pas s’améliorer dans plusieurs entités et le Gouverneur Ngwabidje ne se montre pas pressé. 

Thomas Uzima

Partager cet Article...
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Pin on Pinterest
Pinterest
Share on LinkedIn
Linkedin
CATEGORIES
TAGS

COMMENTS

Wordpress (0)
Disqus ( )