L’Eglise du Christ au Congo en province du Sud-Kivu dit condamner avec la dernière énergie les actes de violence, dont des tueries, incendies des villages et plusieurs autres perpétrés par des groupes armés issus des communautés en conflit dans les territoires de Fizi, Mwenga et Uvira.
Dans une déclaration rendue publique ce lundi 16 Septembre 2019, et signée par son président provincial l’Evêque Jean Berchmans Mundyo, l’ECC dit craindre que ces affrontements devenus récurrents ne débouchent sur une guerre comme celle de 1996, où plusieurs citoyens innocents avaient perdu la vie.
L’ECC demande aux membres de ses églises de se désolidariser de ces actes de violence, et appelle ainsi les autorités de ses différentes églises d’identifier les acteurs de ces violences et de les exhorter à s’écarter des groupes armés
Cette confession religieuse appelle les autorités politiques et militaires à tout faire afin de mettre fin à ces violences avant que ça ne puisse empirer.
« Nous avons suivi ces derniers jours la situation très violente, caractérisée par des conflits débouchant sur des tueries récurrentes et des assassinats ciblés des chefs locaux, ainsi que des déplacements massifs des populations dans les territoires de Fizi, Mwenga et Uvira… Nous demandons aux autorités politiques et militaires de notre pays en général et du Sud-Kivu en particulier à ne ménager aucun effort pour faire cesser urgemment ces actes de violence. Nous exigeons que la justice soit faite pour que toutes les personnes qui participent de près ou de loin dans ces violences répondent de leurs actes afin de décourager le recours à la violence comme moyen d’expression » dit cette déclaration.
Signalons que depuis près d’un mois maintenant les violences ont resurgi dans les hauts plateaux de Fizi.
Les appels à la paix et à la cohésion des notables du lieu s’en sont suivis.
C’est le cas de l’ancien ministre provincial, Manassé Ruhimbika qui a appelé l’État à imposer la paix. Le député élu d’Uvira, monsieur Nyarugabo, a quant à lui interpellé tout le monde en rappelant que personne ne pourra prétexter qu’il ne savait pas ce qui se passait à Minembwe
Museza Cikuru






