

Le président provincial de l’association des chauffeurs du Congo, ACCO dit n’avoir pas encore été notifié de sa suspension par le président général de son association à Kinshasa.
Vincent Kayeye Muhimuzi l’a dit ce mercredi 9 Mai au cours d’une interview accordée à Laprunellerdc.info au lendemain de l’annonce de sa suspension pour incompétence et spécialement dans la gestion du dossier de la grogne des chauffeurs du 5 avril dernier refusant la peinture de leurs véhicules à leurs frais tel que demandé par le maire de Bukavu.
Pour Vicent Kayeye, même si suspension y aurait, elle n’aura pas respecté les procédures statutaires que prévoient l’organisation. Il révèle que les statuts de l’Association des Chauffeurs du Congo disposent que le président provincial ne peut être suspendu que par ses pairs de la section. « Je suis le meilleur président de l’ACCO en RDC » dit-il.
«Même si la suspension existe, il doit y avoir une procédure normale et donc je dois d’abord être notifié et la procédure doit être respectée parce que dans notre règlement d’ordre intérieur, la procédure de suspendre le président provincial de l’ACCCO, on ne peut pas se référer à une petite correspondance quelconque même si cela est vrai ; il faut toujours passer par une procédure normale si cette décision existe. Je pense que celui qui a fait le rapport a induit le comité national en erreur et c’est pour cela que ce comité va dépêcher bientôt une délégation qui va examiner ce dossier et là j’aurai l’occasion de m’exprimer et donc je ne suis pas au courant de cette suspension dont on parle car je ne suis pas notifié. Vraiment sans me vanter, je suis parmi les meilleurs présidents de l’ACCO, si pas le meilleur dans toute la République et je pense que même si ce dossier peut exister il doit être examiné » dit Vincent Kayeye.
Le président provincial de l’association des chauffeurs du Congo, au Sud-Kivu, Vincent Kayeye Muhimuzi a été suspendu de ses fonctions depuis le lundi 7 Mai 2018.
Ce qui est reproché à Kayeye c’est la mauvaise gestion du dossier des chauffeurs en arrêt de travail le 5 avril dernier pour dénoncer la mesure du maire leur demandant de peindre les véhicules à leurs frais aux couleurs nationales.
La société civile du Sud-Kivu s’était tout de suite réjouit de cette suspension du président de l’ACCO parlant d’une “mesure juste”.
Honneur-David Safari







