
Un mort et un blessé, c’est le bilan de deux attaques survenues dans différentes localités du groupement de Bijombo en territoire d’Uvira ce Lundi 30 Avril 2018.
La première est survenue dans la localité de Kateja. D’après Rutunura Baleke, habitant de Bijombo contacté par un reporter de laprunellerdc.info, il s’agit de Bwishimo Wabasama qui provenait de Bijombo Centre vers le marché de Mitamba qui est tombé dans une embuscade tendue par des bandits armés au niveau de Kateja. Ces malfrats lui ont logé des balles et ce dernier est mort sur place. Notre source souligne que les forces de l’ordre sont arrivées tard sur le lieu du drame.
«Comme Il était seul, en arrivant à Kateja, les bandits ont tiré sur lui et il est mort sur place. Beaucoup des personnes qui se dirigeaient vers le marché de Murambi sont arrivés sur ce lieu de cette tuerie mais les bandits avaient déjà pris la fuite. D’ailleurs certaines personnes qui ont peur ne sont plus arrivées dans le marché. Elles sont retournées chez elles»indique-t-il.
La même source indique également que dans la soirée de ce même Lundi 30 Avril, un autre homme a été blessé par balle dans la localité de Kinyunyi, non loin de Kateja, toujours dans le groupement de Bijombo. Ce dernier souligne également que la victime reçoit les soins médicaux dans une structure médicale de la place.
« Lorsque nous sommes arrivés vers 19heures locales, les autres bandits ont attaqué une famille à Kinyunyi. Ils ont tiré sur un homme qui était assis dans une maison et ils ont pris fuite. On a transporté cet homme au centre de santé de Bijombo» poursuit-t-il.
Kyubwa Gostin, coordinateur de l’Action pour la Justice, la Paix et le Développement Endogène(AJPDE), une organisation militant pour les droits de l’homme à Bijombo, se dit etre choqué par des attaques à répétition ces derniers jours à Bijombo.
« Nous sommes vraiment choqué par ces attaques à répétitions à Bijombo. Chaque fois on enregistre des tels cas ; que notre gouvernement prenne des dispositions pour endiguer ces genres des tueries devenues récurrents dans le groupement de Bijombo» s’indigne-t-il.
Pour sa part, Claude Misare, président de la Nouvelle Société Civile Congolaise d’Uvira condamne ces actes et demande aux forces de l’ordre de renforcer la sécurité de personnes et leurs biens dans cette parties du territoire d’Uvira.
Les attaques des bandits armés sont devenues courantes dans le groupement de Bijombo. Il ne se passe pas un mois sans enregistrer des tels cas. L a plus récente attaque est celle survenue le Samedi 28 Avril 2018 où un Vincent Kaluba a été emporté par des inconnus à Bijombo.
Il sied de noter également que le groupement de Bijombo fait face à des tensions interethniques. Cette mésentente qui a déjà fait environ vingt ans est liée aux conflits de terre.
VAVE RUHURUMBA Nelson
des élèves en uniforme. Photo d’illustration
Certaines écoles catholiques et protestantes d’Uvira n’ont pas observé l’appel de l’inter syndical des enseignants d’Uvira (SYNECAT et SYNEP). Un appel à la suspension des activités scolaires jusqu’à ce que leurs revendications soient honorées.
A l’issue d’une assemblée extraordinaire tenue samedi dernier dans les locaux du Lycée Umoja, l’intersyndical des enseignants d’Uvira a appelé les enseignants des écoles catholiques et protestantes d’Uvira de suspendre les activités scolaires sur toute l’étendue du territoire d’Uvira. Ces derniers revendiquent la paie de tous les enseignants Non Payés (N.P ) et les Nouvelles Unités (N.U) du primaire et du secondaire ainsi que les agents d’appoints. L’octroi d’un salaire décent aux enseignants conformément aux accords de Bibwa, conclut monsieur Kinginda Kimbalu de la synergie des écoles catholiques d’Uvira, SYNECAT.
D’après la ronde effectuée par votre rédaction ce lundi, plusieurs écoles catholiques et protestantes n’ont pas observé cet appel. C’est le cas de l’école primaire Munanira, Ezio Meloni ou encore l’école primaire Kavimvira, des écoles conventionnées catholiques ou le cours se sont déroulés sans faille. Même cas observé de la part des certaines écoles protestantes comme l’institut Kitundu. Par ailleurs, les enseignants de l’Institut Mwanga, Lycée Umoja, Institut Zawadi ou encore ITAV Kasenga sont restés solidaires à l’appel de l’inter syndical. Des élèves se sont retrouvés dans des salles de classe mais ils n’y avaient pas d’enseignants pour les prendre en charge. Une évaluation a été faite dans les après-midi de ce lundi. Ou d’après l’intersyndical, 85% des enseignants ont respecté le mot d’ordre.
Ce mouvement de grève va se poursuivre jusqu’à ce que le gouvernement congolais va répondre à leurs revendications, renchérit le président de l’intersyndical monsieur Irenge Dieudonné.
Elie Lambert Kalembire, depuis Uvira
Le député provincial Saidi Balikwisha. Ph. Laprunellerdc.info
C’est officiellement ce Lundi 30 Septembre que s’est ouverte à Goma la session ordinaire à l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, cette session qui est essentiellement budgétaire devra aller du 30 septembre au 29 Décembre 2019.
Selon le président de cet organe délibérant, cette nouvelle session aura aussi comme grande priorité la sécurité, l’accès à l’eau et à l’électricité mais aussi elle concernera aussi la récolte des rapports des députés venus de leurs vacances parlementaires.
Au cours de son allocution devant ses collègues Robert Habishuti Seninga a insisté sur la question des travaux budgétaire qui seront bientôt menée par cette institution en vue de pouvoir répondre aux attentes de la population et invite ses collègues à une grande responsabilité afin de réaliser les tâches qui leurs sont imparties pour l’intérêt supérieur de la population. En bref, pour qu’ils remplissent correctement leurs missions.
Selon le député Saidi Balikwisha, élu de la circonscription électorale de Beni, ces vacances ont été plus bénéfiques du fait qu’elles ont permis de faire la restitution et la récolte des doléances auprès de la base afin d’y sortir des recommandations à soumettre au pouvoir exécutif pour leur exécution.
Pour lui, son rapport est plus dominé par les problèmes d’insécurité qui continuent à battre record dans cette partie de la province.
«En chefferie de Bashu la situation est toujours calamiteuse et dans tout Beni en général, C’est d’ailleurs ce qui nous a poussé à lancer l’opération de deux cents dollars contre une arme pour amener les jeunes qui s’adonnent aux groupes armés à déposer les armes et contribuer à la consolidation de la paix ou même ils peuvent se lancer dans les petites activités génératrices de revenus pour gagner leurs vies » indique Saidi Balikwisha.
Balikwisha lance un vibrant appel à toute la population de Beni de soutenir les forces loyalistes afin de mettre dehors les ADF et leurs alliés qui insécurisent du jour le jour la population locale.
«La population en a déjà marre. Nous demandons à toutes les autorités sur tous les plans de soutenir nos forces loyalistes en espérant qu’ils seront à la hauteur de mettre hors d’état de nuire les ADF et leurs alliés qui sèment la terreur dans la population » insiste-t-il.
Ce dernier a évoqué un bilan d’au moins 3 Personnes assassinées en l’espace d’une semaine, dont un cas à Kabasewa , un à Cisunga et l’autre à Karuruma. Il accuse les services de renseignement de cette contrée qui « n’arrivent pas à assumer correctement ses responsabilités » tout en promettant de mener une forte sensibilisation à l’endroit de ses différentes forces négatives se trouvant dans plusieurs coins afin qu’elles se retirent et de bâtir un » Beni fort et Prospère » pour un développement durable.
Signalons que les conditions de vies dans plusieurs maisons pénitentiaires ont conduit cet élu à soumettre une question orale avec débat au ministre provincial en charge de la Justice pour la réglementation de la situation qu’il juge de « calamiteuse » dans ce secteur.
Freddy Ruvunangiza, depuis Goma
Le bâtiment de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu dans la ville de Bukavu
Les députés provinciaux Sud-Kivu n’ont pas dérogé à la règle ce 30 septembre. Comme sur l’ensemble du territoire national, ils étaient présents à l’hémicycle provincial pour la cérémonie officielle d’ouverture de la session de septembre. Une session essentiellement budgétaire.
Le président du bureau de l’organe délibérant, Zacharie Lwamira qui a officiellement présidé l’ouverture de la session est passé en revue les matières qui seront traitées au courant de la dite session.
C’est entre autres, le vote du budget exercice 2020 du gouvernement provincial, l’audition des rapports de commissions parlementaires menées en province, la présentation et l’audition des rapports de vacances parlementaires des députés et plusieurs autres matières similaires à celles de la récente session parlementaire.
Au cours de la cérémonie d’ouverture, le président du bureau de l’Assemblée provinciale est revenu sur l’actualité de la province en évoquant le point sur les incendies à répétition observés ce dernier temps dans la ville de Bukavu.
Zacharie Lwamira est aussi revenu avec insistance sur la question de la gratuité de l’enseignement prônée par le président de la République en montrant que l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu soutient à 100% cette gratuité et a adressé un message aux enseignants en grève pour leur demander de rentrer à l’école et mettre fin à cette grève car dit-il » il est temps de se mettre au travail ».
Dans son discours d’ouverture, Lwamira a réaffirmé la détermination de l’organe délibérant de faire un contrôle parlementaire dans le détournement des fonds alloués à la campagne de distribution de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à la Division Provinciale de la Santé et a exhorté tout le monde à une franche collaboration avec son équipe dans la collecte des informations y afférentes.
Signalons que cette rentrée parlementaire de ce lundi a connu une présence non discrète de Mushi Bonane qui se réclame avoir été élu dans la Ville de Bukavu et dont l’arrêt du Conseil d’État a validé, selon ses dires une position contestée par plusieurs députés provinciaux en contentieux avec lui au Conseil d’Etat.






