Nouvelle reddition de quatre éléments miliciens Maïmaï du chef Gihebe Babunga ce samedi 2 mars 2019 dans le village de Lemera en territoire d’Uvira.
C’était en présence du Mwami Kalingishi Simba 3 de la collectivité chefferie des Bafuliru et du commandant des Fardc sur place, avec une arme à feu Ak-47.
Confirmation d’un acteur de la Société Civile sur place qui loue le geste de ces miliciens qui va dans le sens des efforts pour la paix dans la plaine de la Ruzizi et le territoire d’Uvira en général. « Cela constitue un espoir de retour de la paix et la sécurité dans la zone».
«Ce mouvement nous arrange très bien puisque ça montre très bien que les groupes maïmaï sont en train de perdre leur force et un signe de la paix dans le milieu parce qu’ils dérangent beaucoup la population. Nous leur exhortons d’encourager les autres de se rendre»
Cette reddition ramène à 16 les combattants maïmaï qui se sont déjà rendus aux forces loyalistes depuis une semaine.
Le chef maïmaï Kihebe Ngabunga qui œuvrait dans les collines de Mulenge en groupement de Kigoma chefferie de Bafuliru territoire d’Uvira s’est rendu aux Forces Armées de la République Démocratiques (FARDC) le 21 février avec ses sept éléments et deux armes ak47.
Selon l’association Contre le Mal et pour l’Encadrement de la Jeunesse, (ACMEJ), il ne s’agissait que d’une reddition partielle.
«Nous ne manquerons pas de vous signaler que son chargé de sécurité S2, connu sous le nom de ZABENE, est resté dans le maquis avec quelques enfants associés à ce groupe armé. D’autres enfants qu’ils avaient enrôlés vivent en clandestinité, craignant les représailles de militaires de la FARDC. Nous demandons à la MONUSCO et à l’organisation TPO/RDC de reprendre le processus visant à faire sortir les enfants du groupe armé de Kihebe Gabunga, comme lui-même vient de se rendre. En effet, si ces enfants continuent à rester dans la brousse, ils pourraient servir d’autres groupes armés. Nous pensons que nous serons écoutés, pour que ces enfants réintègrent la vie civile » alertait ACMEJ dans un document du 22 février, quelques jours seulement après la reddition de Kihebe.
Les régions d’Uvira et Fizi (Sud) dans la province du Sud-Kivu sont instables avec la présence de plusieurs groupes armés nationaux et étrangers, selon des sources de la société civile et militaires. Plusieurs cas de d’attaques des véhicules, meurtres, assassinats, vol des bétails,… sont enregistrés du jour au lendemain. L’armée, elle, appelle les jeunes de cette entité à se désolidariser des groupes armés et à construire l’avenir dans sécurité et la cohabitation pacifique. Un appel suivi à une vitesse pas trop satisfaisante jusque-là selon des sources sécuritaires.






