
Le nombre des déplacés internes liés aux différents conflits intercommunautaires continue à grimper dans le territoire de d’Uvira et Fizi dans le Sud-Sud de la province du Sud-Kivu.
La société civile Congolaise qui alerte sur la persistance de cette situation sollicite l’ouverture d’un couloir humanitaire afin de sauver des vies des personnes encore bloquées dans des zones à risque à Bijombo.
Selon les déplacés cités par la société civile Congolaise, un nombre important de la population en direction d’Uvira reste bloquée à Mabuga par manque de passage.
« Nous sollicitons l’intervention des autorités et de la Monusco afin de créer un couloir humanitaire pour sauver des vies humaines en détresse » alerte Claude Misare, président de la société civile Congolaise en territoire d’Uvira.
Elle lance un appel à l’autorité tant nationale que provinciale afin de s’impliquer dans la recherche des solutions capables d’amener la paix et la sécurité à Bijombo par et à travers la restauration de l’autorité de l’État dans cette entité « ingouvernable aujourd’hui ».
D’autres déplacés vivent difficilement
Selon nos confrères de la Radio Tuungane de Minembwe, d’autres déplacés internes fuyant l’insécurité dans le groupement de Bijombo sont arrivés ce mercredi 13 juin dans la cité de Kigongo en territoire d’Uvira. Selon nos confrères, ils passent la nuit dans les églises et aucune assistance ne leur est parvenue jusque-là.
Ce mardi 12 juin, des vivres constitués de la farine, sel et haricots aux déplacés de Bijombo qui sont arrivés à Katongo dans le groupement de Bijombo.
Le coordinateur de la nouvelle Société civile congolaise qui a assisté à cette distribution parle de seulement 23 ménages qui ont bénéficié de cette assistance ; un don des ressortissants des moyens et hauts plateaux d’Uvira vivant à Uvira.
Le poste d’encadrement administratif de Minembwe dans le territoire de Fizi enregistre en ce jour 641 déplacés soit 109 ménages qui avaient foui des tensions armées intercommunautaires dans le groupement de Bijombo en territoire d’Uvira.
Ces déplacés qui sont pour la plus part des démunis vivent dans des familles d’accueil à Nakatete, Kasiru, Ilundu, Kalingi, Runundu, Kiziba, madegu centre, Kisombe, Mishashu, kishigo, Kabara et Mikenge. Ils craignent de retourner dans leurs milieux où la paix est loin d’être rétablie.






