Uvira, Fizi et Itombwe: le RLPC dénombre au moins 11 assassinats depuis juillet 2019 – La PrunelleRDC.info

La situation des droits humains et de  la protection des civils restent jusqu’ici très préoccupante surtout dans les hauts et moyens plateaux de la région, de Fizi, d’Uvira et de Mwenga au Sud-Kivu en RD Congo  où plusieurs cas des violations et abus  des droits humains ( assassinats ciblés, les kidnapping ou enlèvements, vols des bétails,  vols à mains armées, coupeurs de routes,  viols et violences sexuelles, les Tortures, les affrontements entre les groupes armés locaux, les déplacements forcés de la population civile, les tracasseries policières et militaires, les érections des barrières illégales et payantes) dont les forces de sécurité et les groupes armés locaux et étrangers  seraient jusqu’ici  pointés du doigt.

Les groupes armés locaux et étrangers d’un côté les Maïmaï et leurs alliés et de l’autre côté le Gumino et les Twiraneho  et leurs alliés sont devenus  plus actifs dans cette région des  moyens et hauts plateaux.

Pour ce troisième trimestre de l’ année 2019, le Réseau Local de Protection de Civils (RLPC) qui a ses points focaux dans ces trois entités respectives de Fizi, de Mwenga et d’Uvira au Sud-Kivu à l’Est de la RDCongo ont rendu public un rapport de monitoring sur les violations et abus des droits humains dont les civils restent jusqu’ici les victimes et les présumés auteurs seraient toujours les groupes locaux et étrangers et certains services de sécurité de l’Etat qui sèment la désolation à l’endroit de la population civile de cette région. 

Dans la région d’Uvira (Ville et territoire), le RLPC a répertorié au moins 6 personnes lâchement assassinées pendant les trois mois

C’est entre autre dans la commune de Kalundu, quartier Songo, à Rupango, village environnant la localité de Katogota en groupement d’Itara dans la collectivité  chefferie de Bafuliru territoire, sur l’avenue Likasi en quartier Kakombe ville d’Uvira, au quartier Rombe 1 en commune de Mulongwe en ville d’Uvira, dans le quartier Musenyi à Sange dans la plaine de la Ruzizi en territoire d’Uvira, à Rubarika en collectivité chefferie de Bafuliru territoire d’Uvira ou encore le dernier assassinat du Docteur Manenga Dieudonné à son domicile dans le quartier Kilibula en commune de Kalundu en ville d’Uvira.

Dans la région de Fizi, le Réseau Local de Protection des Civils (RLPC) a répertorié 4 assassinats dans la région de Fizi  et Baraka.

Des assassinats survenus à Karamba (dans la localité de Kwalumona, groupement Babwari collectivité secteur de Mutambala en territoire de Fizi au Sud-Kivu à l’Est de la RD Congo), au niveau de la rivière Lwelela quand la victime quittait Madegu vers son village Kirumba, à Lusenda en groupement Balala Nord collectivité secteur Tanganyika territoire de Fizi,  ou encore à Kichula en collectivité secteur Mutambala territoire de Fizi.

Dans le secteur d’Itombwe dans le territoire de Mwenga, le RLPC rapporte qu’ en date du 28 Aout 2019 vers la matinée, trois hommes de village Bukunji quittaient Kipupu vers Mikenge et seraient tombés dans une embuscade tendue par des hommes armés qui auraient tiré à bout portant sur eux. L’un parmi eux a succombé sur place et deux autres auraient été grièvement blessés.

Des recommandations

L’organisation demande au gouvernement de la RDC et ses partenaires de la MONUSCO d’assumer leurs responsabilités et de garantir  la sécurité, la tranquillité et paix durable dans les  régions sous leurs contrôles.

A l’Etat, l’association recommande de restaurer l’autorité de l’Etat pour mettre un terme à ces hostilités  et mettre  fin au phénomène groupes armés locaux et étrangers actifs dans cette région, de poursuivre  en justice les coupables qui complotent avec ces groupes armés locaux et étrangers en vue de déstabiliser la région, de désarmer tous les groupes armés locaux et de rapatrier par force les groupes armés étrangers sans condition.

Aux politiciens congolais, de se désolidariser des groupes armés locaux et étrangers qui sèment la désolation auprès de la population civile pour que la paix règne dans cette région 

A La Monusco et autres partenaires, de jouer pleinement son rôle de la protection des civils et leurs biens au regard de la résolution 2463 en cour, d’accompagner les organisations membres de la société civile pour assoir leurs actions sur le terrain ;

Aux organisations de la société civile, de multiplier les sensibilisations sur la protection des civiles, les droits humains, la lutter contre l’impunité  et la cohésion sociale entre les communautés.

Aux  groupes armés, d’enterrer la hache de guerre et cesser les hostilités afin de privilégier la paix durable, la cohésion sociale entre les communautés et l’attente intercommunautaire, de respecter les instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs au droit international humanitaire et aux droits de l’homme.

Jean-Luc M.

des acteurs de la société civile environnementale lors de leur manifestation dans la ville de Bukavu. Photo d’illustration, Laprunellerdc.info

Josué  Aruna, Président provincial de la Société Civile Environnementale et Agro-Rurale, est sous menace depuis le début de ce mois de septembre.

A en croire Ladislas Witanene, secrétaire administratif de la Société civile environnementale, son président est sous menace sécuritaire depuis le 9 septembre quand les bandits armés étaient venus le visiter dans sa maison mais par grâce les aurait échappé.

Il affirme que les menaces de mort que reçoivent  Josué Aruna et sa famille sont liées à son activisme pour la protection de l’environnement.

Suite à l’ampleur du dossier, à la psychose dans laquelle vivent Josué et sa famille, à la suite des paroles proférées par ces malfrats, Ladislas  Witanene appelle donc aux autorités à plus de responsabilité afin que la protection et la sécurité de Josué et sa famille soient rassurées et que justice et réparation soient aussi faites.

Josué Aruna est un fervent défenseur de la nature et des valeurs environnementales en RDC il est aussi grand défenseur du patrimoine mondial le PNKB.  Sa famille a été visitée en date du 9 septembre par des inconnus armés et qui n’ont cessé depuis lors de lui proférer des menaces de mort. Une plainte contre inconnue avait été déposée par lui mais jusque là aucune suite.

Jean-Luc M.

Vue du Lycée Wima, une école Conventionnée Catholique de Bukavu. Photo d’illustration

Des réactions, on en enregistre toujours depuis quelques heures après le déclenchement de la grève par les enseignants des Ecoles Catholiques et Protestantes dans la ville de Bukavu.

C’est le cas de l’acteur politique et enseignant Fidèle Mugisho qui dénonce le comportement de la Coordination des Ecoles Conventionnées Catholiques mais aussi des enseignants de ce secteur.

«Le chef de l’État vient de décréter l’effectivité de la gratuité conformément à l’article 43 de la constitution, curieusement, les amoureux de la prime cherchent à saboter cette mesure combien salutaire. Je pense que nous tous connaissons bien le comportement des écoles catholiques quant à la prime, celles-ci ont toujours dit que c’est l’intérêt de l’enfant qui passe d’abord avant celui de l’enseignant, voici ce qui se passe ce matin ,il n’y a pas cours dans toutes les écoles catholiques ce mercredi, au motif qu’il y a Assemblée Générale des enseignants, ceci constitue une erreur grave car à part l’État congolais, personne autre ne peut interdire aux élèves d’étudier alors qu’il n’y a même pas grève»  se désole Fidèle Mugisho.

Rappelant la résistance des écoles catholiques pour le combat de la suppression de la prime, Fidèle Mugisho suspecte ces gestionnaires d’écoles à vouloir «saboter tout simplement la bonne volonté du chef de l’État et son Directeur de cabinet Vital Kamerhe ».

«En définitif, sachons que la prime est un poison qui a déjà affecté les organes des certains acteurs, pour le faire sortir, il faut une forte dose, cette dose c’est la résistance contre le retour de la prime. Elle ne reviendra plus. Que les amoureux de celle-ci sachent bien que le pouvoir a changé, selon les informations à notre procession on cherche à persuader les parents en leur demandant de  faire une contribution pour seulement le fonctionnement. Nous connaissons tous comment sont venus les comités des parents» insiste-t-il.

Avec la gratuité l’enseignement, estime Fidèle Mugisho, le ministère de l’agriculture, pêche et élevage peut déjà lancer deux campagnes(et cela obligatoirement): « Aucun ménage sans élevage et aucun champs non cultivé », car désormais chaque parent qui a plus de trois enfants scolarisés aura la possibilité d’acheter, soit une chèvre, mouton, porc, poule, dindon, engrais par mois.

Rappelons que les enseignants des écoles conventionnées catholiques réunies ce mercredi à l’EP Matendo ont déclenché un mouvement de grève à partir de ce jour. Ces enseignants revendiquent la majoration de leurs salaires et la prise en compte de plusieurs autres revendications.

Jean-Luc M.

Réunis ce mercredi 25 septembre 2019 au Bureau de Coordination de la Société Civile, les acteurs de cette faîtière se sont exprimés sur certaines situations dans la ville.

La situation sécuritaire de leur collègue Julien Namegabe, président du sous noyau de Nkafu, et qui est poursuivi en justice  pour avoir dénoncé les spoliations, l’insalubrité dans les abattoirs ont donc attiré leur attention.

Pour ces acteurs, ils disent être prêt à en découdre avec toute autorité qui pense procéder par des menaces et intimidations pour les faire taire. Ils promettent ne ménager aucune énergie pour ça.

«nous saisissons de l’occasion pour mettre ceci au clair, les acteurs de la société civile ne ménageront aucune énergie en cas de menace contre l’un de leurs pour envisager des actions qui s’imposent pour mettre hors d’état de nuire toute autorité qui se retrouverait dans cette situation »

Pour rappel, Julien Namegabe, Président de la société civile sous noyau de Nkanfu est sous menace d’arrestation.

Pour avoir initié la campagne de désobéissance fiscale dans le marché Beach Muhanzi suite à l’insalubrité qui y est observée, cet acteur a été amené en Justice. 

Jean-Luc M.

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