«Je sens que le changement est en train de s’opérer dans le pays ». C’est par cette phrase qu’un conducteur du tricycle « Bajaj » a manifeste son soulagement suite au réaménagement opéré au sein de la Police de Circulation Routière par le commissaire provincial de la police, le Général Louis Second Karawa.
« Il y avait des intouchables dans cette police. Ils faisaient ce qu’ils voulaient et personne n’osait s’opposer à eux. Ils nous arrêtaient pour des infractions qui n’existent pas juste pour nous rançonner », nous dit Jacques, motocycliste de la ville.
Marcel, chauffeur de taxi-bus s’étonne de voir qu’il peut travailler toute la journée sans se voir exiger le « massage » par les éléments PCR. « Personne n’ose nous demander de l’argent. C’est du jamais vu », déclare-t-il.
Disons que le commissaire provincial de la police avait décidé le 10 août dernier de retirer certains éléments de la police qui seraient à la base des tracasseries routières dans cette unité de la Police Nationale congolaise.
Cette démarche du numéro 1 de la police en province faisait suite à la marche du mouvement citoyen Réveil des Indignés, accompagné d’autres mouvements citoyens et membres de la société civile, organisé à Bukavu où un mémorandum qui dénonçait les tracasseries de la PCR était adressait au général Karawa et dont une copie était déposée au Gouverneur du Sud-Kivu.
Même si cette mesure soulage les usagers de la route à Bukavu, les doutes demeurent sur sa durée. « Pourvu que ça ne soit pas de la poudre aux yeux », dit un chauffeur, qui rappelle que des mesures salvatrices pour la population « ne durent pas ».
En attendant, Réveil des Indignés continue à exiger le « parrainage » de plusieurs véhicules par des officiers de services de sécurité et des officiels puisse être stoppé pour permettre à l’Etat d’avoir des moyens de sa politique.
Thomas Uzima






