Sud-Kivu : Vincent Kayeye, président de l’ACCO, suspendu de ses fonctions jusqu’à nouvel ordre – La PrunelleRDC.info

Le président provincial de l’association des chauffeurs du Congo, au Sud-Kivu, Vincent Kayeye Muhimuzi a été suspendu de ses fonctions depuis le lundi 7 Mai 2018.

C’est ce qu’on peut lire dans une correspondance parvenue à Laprunellerdc.info ce mardi et signée par le président général et l’adjoint de cette association depuis Kinshasa.

Ce qui est reproché à Kayeye c’est la mauvaise gestion du dossier des chauffeurs en arrêt de travail le 5 avril dernier pour dénoncer la mesure du maire leur demandant de peindre les véhicules à leurs frais aux couleurs nationales.

“Vu que vous avez mal géré le dossier de nos membres et que votre rapport nous est parvenu en retard après notre demande, étant donné que notre rapport vienstconfirmer le fait sus-évoqué; preuve de votre incompétence, … le comité directeur de l’association des chauffeurs du Congo a le regret de vous notifier  par la présente la sanction de suspension de vos fonctions jusqu’à nouvel ordre” lit-on dans la correspondance  signée par Lubamba Luangu et Lemba Tawo et qui confie l’intérim à son adjoint en attendant les élections.

La société civile du Sud-Kivu s’est tout de suite réjouit  de cette suspension du président de l’ACCO parlant d’une “mesure juste”.

“Pour nous, c’est une mesure tout à fait juste. Il vous souviendra que Monsieur Kayeye a préféré sacrifier les intérêts des membres de L’ACCO au bénéfice de lui même et du maire de la ville. Ensuite il est dans l’incompatibilite du fait d’être cadre d’un parti politique et en même temps Président de L’ACCO.  La Société civile du Sud Kivu est très satisfaite de cette mesure et ne ménagera d’effort pour soutenir et traiter avec l’équipe désignée à diriger, quoi que de manière intérimaire L’ACCO” dit  à laprunellerdc.info, Patient Bashombe, président du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu et dont est membre l’ACCO.

Le président suspendu de l’ACCO avait ouvert un front médiatique  avec le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu qu’il accusait de ne pas connaître les préoccupations des chauffeurs après une journée sans taxis sur toute la ville de Bukavu pour dénoncer la mesure du maire visant à imposer la peinture et la numérotation des véhicules de transport en commun à plus ou moins 70 dollars américains.

Des chauffeurs avaient profité de cette situation pour desaouver leur président qu’ils accusaient alors d’être de mèche avec l’autorité urbaine. La société civile avait quant à elle suspendu la collaboration avec l’ACCO jusqu’au remplacement de Vincent Kayeye.

Honneur-David Safari

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