
Tous les élèves finalistes, encadrés par la Fondation Panzi au sein des Centres de Rattrapage Scolaire (CRS) à Luhwinja et à Kamituga, ont réussi au Test National de Fin d’Étude primaire pour l’exercice 2017-2018. Cette performance légendaire a été réalisée par des enfants sortis des mines par cette institution chère au Docteur Denis Mukwege, grâce à l’appui financier de l’Union Européenne.
« Voilà ce dont peuvent être capables nos enfants lorsqu’ils sont aimés et soutenus. Notre expérience à la Fondation Panzi nous montre tous les jours que ces enfants qui, hier étaient perdus dans les fonds obscurs des mines d’or, de cassitérite ou de coltan, peuvent, demain, devenir une véritable mine d’or pour le développement de notre pays. Bien formée, la jeunesse congolaise est notre poule aux œufs d’or. Nous devons être assez pragmatiques et responsables pour l’encadrer et ne pas la laisser dépérir dans l’ignorance, le chômage et la délinquance », s’est félicité le Docteur Denis Mukwege, dans un message publi
é ce lundi 16 juillet 2018, sur le site de la Fondation Panzi.
Il s’agit de 122 candidats répartis en deux sites, dont 36 à Luhwinja et 86 à Kamituga. Longtemps exploités dans des gîtes à exploitation minière, où ils étaient éloignés du croisé de l’avenir de leur rêve, ces jeunes âmes semblent aujourd’hui constituer un sujet de liesse pour la Fondation Panzi. Cette organisation caritative, habituée à engranger des statistiques tragiques découlant des affres des conflits armés, a pu exprimer sa satisfaction, suite à cette prouesse réalisée par ses jeunes bénéficiaires.
« Ce n’est pas tous les jours qu’une si bonne nouvelle nous vient du terrain. Dans la tourmente politique, sociale et économique de la RD Congo, où la population jouit très difficilement de ses droits les plus élémentaires, comme l’accès aux soins de santé ou à l’éducation », a-t-on lu dans le message pathétique posté sur la toile de cette organisation prônant la prise en charge holistique.
Tout particulièrement ces résultats, rendus publics le 13 juillet, mettent évidence trois acteurs dont les scores individuels ressortent remarquablement du lot ; il s’agit de Nabintu Barhame de Luhwindja, ayant reçu 86%, ainsi que Christine Ngongo exæquo avec Olivier Ombeni, tous les deux Kamituga, qui ont eu 74% chacun.
Ce résultats, combien encourageants, font une preuve, au vu de philanthropes, qu’une fois mis dans des conditions normales, les enfants perdus da l’errance peuvent toujours constituer le fer de lance de l’avenir de ce pays. Autrement, ils risqueront, dans l’avenir, dans l’avenir des coriaces lanceurs des fers, susceptible d’embraser la nation toute entière.






