Raoul Kitungano, rapporteur de la Société Civile du Sud-Kivu.
Le bureau de coordination de la société civile continue à émettre des doutes sur l’utilisation de la machine à voter par la commission électorale nationale indépendante, CENI. Dans une interview accordée à laprunellerdc.info,( Lprdc)son rapporteur ne comprend pas pourquoi c’est seulement que la CENI choisi d’apporter cette innovation alors qu’elle a évoqué des problèmes des moyens financiers.
Raoul Kitungano (RK) révèle que la société civile du Sud-Kivu attend s’exprimer dans les jours à venir mais estime qu’en ce moment la machine à voter n’est pas opportune. Il va ainsi à contre courant de la vice-présidente de la société civile qui a, elle, exprimé son soutien à cet outil qui sera utilisé pour les prochains scrutins. (Interview)
Lprdc :Quelle est votre analyse, celle du bureau de coordination de la société civile par rapport à la machine à voter et aux positions des uns et des autres ?
RK : Là il ya plusieurs questionnements. Premièrement, pourquoi c’est aujourd’hui qu’il faut seulement utiliser la machine à voter ? Deuxième questionnement : la CENI nous disait qu’il n’y avait pas des fonds pour organiser les élections. Et aujourd’hui quel est l’origine des ces fonds pour acheter les machines à voter ? Troisièmement, nous devons analyser le niveau d’instruction de nos compatriotes congolais. Est-ce que c’est le moment d’utiliser les machines à voter ?
Nous tous nous savons le niveau d’instruction de nos compatriotes congolais, c’est vraiment très faible. A ce contexte nous trouvons que la machine à voter n’a pas de place. Deuxième élément nous sommes dans un contexte de suspicion. Personne n’a confiance en l’autre. La CENI devrait recueillir le consentement de toutes parties prenantes concernant cette machine à voter. Le bureau de coordination de la société civile du Sud Kivu a amorcé une consultation avec des experts informatiques pour analyser tous les risques liés à cette machine à voter.
Lprdc : Comment justifiez-vous cette inquiétude de votre part ?
RK : Je veux donner deux exemples. J’étais aux Etats Unis en Décembre 2016 où ils y avaient des élections de Trump et madame Hillary Clinton. Vraiment le vote était étonnant mais à la fin lors qu’on a publié le résultat il y avait des contestations de la part d’un cas. Deuxième exemple j’étais dans un campus des étudiants à New York où il fallait élire un porte-parole. Nous on a votés en ligne, mais lors qu’on publié le résultat, on a mis en cause ce résultat, et là on est revenu au comptage manuel. Ce qui veut dire qu’il peut y avoir des trucages. Dans le système informatique, il y a des logicielles que l’on peut utiliser pour essayer de mouiller le résultat. L’autre élément que nous voulons dire est qu’il y a un moment donné que l’on a suspendu le système de Western union en Afrique du Sud. Pourquoi on l’avait suspendu? Il y avait déjà un Nigérian qui avait triqué ce système. On pouvait envoyer de l’argent à monsieur X, et monsieur Y devrait retirer des fonds.
Lprdc : Pourtant la vice-présidente a, au cours d’une interview à laprunelllerdc.info soutenu la machine à voter…
RK : Le système informatique est très bizarre. Nous disons à ce niveau, nous comme bureau de coordination, nous sommes dans une phase de consultation. Nous allons nous prononcer dans les jours à venir. La position qu’a prise notre collègue madame Marie n’est qu’une position personnelle et ca n’engage nullement le bureau de coordination. En tant que rapporteur, je suis le porte-parole. La position qu’a prise notre collègue ca n’engage qu’elle. Nous voulons dire que nous allons poursuivre avec des consultations et à un moment donné nous allons-nous prononcer.
Lprdc : Donc, carrément, on considère que la société civile du Sud-Kivu ne se reconnait pas dans la machine à voter ?
RK : Il y a lieu de signaler que même au niveau de la majorité présidentielle il y a des fissures. Tous le monde n’est pas d’accord avec cette machine à voler. Deuxième élément lorsque lui parle de la sensibilisation, Comment vous allez mener une sensibilisation alors que vous n’avez pas formé les gens sur l’utilisation de cet outil informatique? Nous devons faire deux choses. D’abord la première opération c’est l’utilisation de la machine à voter. Lui parle du temps, aujourd’hui nous sommes au mois de février. Pour quoi la majorité n’a pas organisé les élections en 2016? Pourquoi on’ a pas utilisé la machine à voter en 2006 ou en 2011. Il faut un consensus de toutes les parties prenantes autour de la machine à voter. Nous comme société civile, nous venons de créer un cadre de concertation de toutes les organisations de la société civile, et nous allons produire un communiqué conjoint qui va démontrer la position de la société civile du Sud Kivu. Et ca va se faire au courant de ce mois juste après consultation des tous les acteurs de la société civile.






