
L’organisation de défense des droits de l’homme, « Association Contre le Mal et pour l’encadrement de la Jeunesse ( Acmej/Dh) s’insurge contre toute idée de scission de la province du Sud-Kivu évoquée par certains notables de la province.
Cette organisation basée dans la plaine de la Ruzizi souligne que ces nouvelles scissions ne sont pas pour l’intérêt des ruraux qui vivent dans le reste des territoires du Sud-Kivu et du Kivu entier.
Pour l’ONG, ces acteurs urbains veulent embrouiller et semer à nouveau des désordres et des conflits intercommunautaires dans la province du Sud-Kivu.
ACMEJ suspecte dans cette démarche une matérialisation du projet de balkanisation de l’ancien Kivu. « Aucun habitant Sud-kivutien de la campagne n’a jamais dit que nous manquons de paix et sécurité parce que la province n’est pas divisée en deux parties » note l’organisation.
« Non, non ! Ces urbains doivent comprendre et savoir que la province du Sud-Kivu, n’est pas seulement à eux : elle appartient à nous tous, à nous les ruraux et à vous les urbains. Si c’est de la décentralisation qu’ils ont besoin, nous avons déjà certaines entités décentralisées, telles que la commune et la ville. Par exemple, dans la plaine de la Ruzizi, KILIBA, SANGE et LUVUNGI sont des communes rurales, alors que KAVIMVIRA, MULONGWE et KALUNDU sont des communes urbaines, et UVIRA, de même que BARAKA/FIZI, sont des villes. Il revient au gouvernement central de matérialiser tout à fait la décentralisation prévue par la Constitution…Nous demandons instamment à ces initiateurs de la ville de Bukavu de cesser cette démarche qui n’amènera absolument rien dans la province du Sud-Kivu. Nous leur disons clairement que nous, les habitants civils ruraux de notre Province, en particulier ceux de la Plaine de la Ruzizi, nous refusons totalement cette initiative qui diviserait les communautés de la plaine de la Ruzizi, de la cité d’Uvira et du territoire de Fizi.» dit-elle, dans son alerte du 2 Août.
L’organisation recommande à tous ces acteurs politiques de la province qui proposent la scission de se présenter aux prochaines élections afin d’aider à améliorer la gouvernance dans le pays et non proposer la division de « notre petite province du Sud-Kivu ».
Une dynamique pour la scission de la province du Sud-Kivua été révélée au début de Juin dernier. Parmi les têtes d’affiche, figure un haut cadre du PPRD et ministre provincial honoraire de l’éducation, Ladislas Muganza Wakandwa.
Il fut également directeur de province au temps du Rassemblement Congolais pour la Démocratie RCD.
Leur formule : diviser la province en deux à savoir la province Elila avec comme chef-lieu Uvira et la province Kivu Central avec comme chef-lieu Bukavu.
La province Elila aurait comme territoires, Uvira, Fizi, Mwenga, Shabunda et celle du Kivu Central aurait Idjwi, Kalehe, Kabare et Walungu.
Esther Kanga

La forte pluie accompagnée d’un vent violent qui s’est abattue sur la majeure partie du territoire de Mwenga et la ville de Kamituga, ce mercredi 25 septembre a causé d’énormes dégâts matériels.
C’est le cas de l’Institut de Mwenga, une école secondaire conventionnée catholique dont sa toiture a été emportée par cette pluie.
Selon l’abbé Bellarmin, préfet de cette école,
nous avions enregistré même l’écroulement de certains murs chose qui va rendre difficile les études des enfants car les pupitres ont été endommagé par les murs qui se sont écroulé.
«les enfants auront du mal à étudier ce jeudi 26 Septembre c’est pourquoi nous lançons un SOS à toutes les personnes de bonne volonté de leur venir en aide afin de permettre à nos enfants d’étudier dans les bonnes conditions» indique-t-il
D’autres sources ajoutent que plusieurs champs de manioc, maïs,… ont été ravagés mais aussi les toitures des plusieurs maisons ont été emportés par cette pluie diluvienne qui s’est abattue sur le territoire et ses dans les environs.
Nous y reviendrons…
Abdallah Mapenzi
des acteurs de la société civile environnementale lors de leur manifestation dans la ville de Bukavu. Photo d’illustration, Laprunellerdc.info
Josué Aruna, Président provincial de la Société Civile Environnementale et Agro-Rurale, est sous menace depuis le début de ce mois de septembre.
A en croire Ladislas Witanene, secrétaire administratif de la Société civile environnementale, son président est sous menace sécuritaire depuis le 9 septembre quand les bandits armés étaient venus le visiter dans sa maison mais par grâce les aurait échappé.
Il affirme que les menaces de mort que reçoivent Josué Aruna et sa famille sont liées à son activisme pour la protection de l’environnement.
Suite à l’ampleur du dossier, à la psychose dans laquelle vivent Josué et sa famille, à la suite des paroles proférées par ces malfrats, Ladislas Witanene appelle donc aux autorités à plus de responsabilité afin que la protection et la sécurité de Josué et sa famille soient rassurées et que justice et réparation soient aussi faites.
Josué Aruna est un fervent défenseur de la nature et des valeurs environnementales en RDC il est aussi grand défenseur du patrimoine mondial le PNKB. Sa famille a été visitée en date du 9 septembre par des inconnus armés et qui n’ont cessé depuis lors de lui proférer des menaces de mort. Une plainte contre inconnue avait été déposée par lui mais jusque là aucune suite.
Jean-Luc M.
Vue du Lycée Wima, une école Conventionnée Catholique de Bukavu. Photo d’illustration
Des réactions, on en enregistre toujours depuis quelques heures après le déclenchement de la grève par les enseignants des Ecoles Catholiques et Protestantes dans la ville de Bukavu.
C’est le cas de l’acteur politique et enseignant Fidèle Mugisho qui dénonce le comportement de la Coordination des Ecoles Conventionnées Catholiques mais aussi des enseignants de ce secteur.
«Le chef de l’État vient de décréter l’effectivité de la gratuité conformément à l’article 43 de la constitution, curieusement, les amoureux de la prime cherchent à saboter cette mesure combien salutaire. Je pense que nous tous connaissons bien le comportement des écoles catholiques quant à la prime, celles-ci ont toujours dit que c’est l’intérêt de l’enfant qui passe d’abord avant celui de l’enseignant, voici ce qui se passe ce matin ,il n’y a pas cours dans toutes les écoles catholiques ce mercredi, au motif qu’il y a Assemblée Générale des enseignants, ceci constitue une erreur grave car à part l’État congolais, personne autre ne peut interdire aux élèves d’étudier alors qu’il n’y a même pas grève» se désole Fidèle Mugisho.
Rappelant la résistance des écoles catholiques pour le combat de la suppression de la prime, Fidèle Mugisho suspecte ces gestionnaires d’écoles à vouloir «saboter tout simplement la bonne volonté du chef de l’État et son Directeur de cabinet Vital Kamerhe ».
«En définitif, sachons que la prime est un poison qui a déjà affecté les organes des certains acteurs, pour le faire sortir, il faut une forte dose, cette dose c’est la résistance contre le retour de la prime. Elle ne reviendra plus. Que les amoureux de celle-ci sachent bien que le pouvoir a changé, selon les informations à notre procession on cherche à persuader les parents en leur demandant de faire une contribution pour seulement le fonctionnement. Nous connaissons tous comment sont venus les comités des parents» insiste-t-il.
Avec la gratuité l’enseignement, estime Fidèle Mugisho, le ministère de l’agriculture, pêche et élevage peut déjà lancer deux campagnes(et cela obligatoirement): « Aucun ménage sans élevage et aucun champs non cultivé », car désormais chaque parent qui a plus de trois enfants scolarisés aura la possibilité d’acheter, soit une chèvre, mouton, porc, poule, dindon, engrais par mois.
Rappelons que les enseignants des écoles conventionnées catholiques réunies ce mercredi à l’EP Matendo ont déclenché un mouvement de grève à partir de ce jour. Ces enseignants revendiquent la majoration de leurs salaires et la prise en compte de plusieurs autres revendications.
Jean-Luc M.






