Sud-Kivu: l’UNC ne mérite plus de demeurer à des postes d’adjoints (Communicateurs)

C’est une déclaration choc ce mardi 5 novembre 2019 à Bukavu. Des communicateurs de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) de Vital Kamerhe rappellent qu’ils ont désormais 10 députés provinciaux après la validation de monsieur Augustin Bulimuntu et que leur parti constitue la deuxième force politique de la province après le PPRD et sa mosaïque

Devant la presse, ces cadres de l’UNC rappellent également que l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC-A) jadis concurrente de leur parti, a préféré, par la bouche du sénateur Lukwebo, recouvrer son autonomie du FCC, du CACH et de la Société Civile.

« Par conséquent, la logique politique ayant ainsi évolué, l’urgence impose que les forces politiques actuellement concernées se retrouvent pour refaire la répartition équitable et équilibrée des dividendes en province du Sud-Kivu et ceci au prorata du poids réel de chaque formation politique » dit la déclaration lue par Euphrem Ngoy.

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Mais dans cette déclaration, ces communicateurs de Vital Kamerhe pensent que la grandeur de leur parti ne s’arrête pas au poids numérique au Parlement. D’où ne plus se contenter des postes d’adjoints. 

« Les communicateurs de l’UNC profitent de l’occasion pour rappeler à l’opinion et à sa hiérarchie que la grandeur de l’UNC ne doit plus s’arrêter au poids numérique au parlement mais doit pratiquement être rentabilisé dans l’exécutif et que ce fait, l’UNC ne mérite plus de demeurer à des postes d’adjoints même là où elle mérite comme par nature d’être titulaire » insistent ces communicateurs.

Ces communicateurs de l’UNC disent donc considérer que ne pas reconnaître cette nouvelle configuration en faveur de leur parti et en tirer « vite » les conséquences constitue une erreur « stratégique volontaire relevant de la mauvaise foi  » de la part de ceux qui doivent en décider , « et comme le péché par omission, ceci ne restera pas sans conséquences ». 

C’est la deuxième déclaration du genre de plusieurs cadres de l’UNC au Sud-Kivu. Dans une lettre adressée à leur président national et dont copie est parvenue en exclusivité à Laprunellerdc.info le 19 juillet dernier, des jeunes et autres structures de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) avaient dit ne pas se sentir concernés par la gestion actuelle de la province dans la configuration actuelle.

Lire aussi: https://www.laprunellerdc.info/2019/07/19/sud-kivu-la-jeunesse-de-lunc-et-dautres-structures-non-concernees-dans-la-gestion-de-la-province-avec-la-configuration-actuelle/

Ils s’étaient engagés à œuvrer jusqu’à ce que l’UNC recouvre « son image, son prestige et sa stature réelle ». Ils annonçaient d’ailleurs des actions populaires pour rétablir l’équilibre et l’équité « bafouées » par cette gestion si aucune solution « de bonne foi » n’est trouvée.

Dans cette longue correspondance, ces jeunes de l’UNC, dénonçait une mauvaise gestion des ambitions à l’interne dans leur parti politique, d’avoir été mal servis dans les différentes nominations et beaucoup d’autres plaintes.

Ils disaient ne pas comprendre que leurs alliés de circonstance se tapent 124 sur les 135 postes en Province contre 11 postes seulement à l’UNC « pourtant détentrice de la plus grande et réelle capacité de pénétration au Sud-Kivu et surtout à Bukavu) » une situation qui considérée comme « une auto-reddition inadmissible et indigestible par les cadres du Parti ».

Jean-Luc M.

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