Sud-Kivu: Les minorités sexuelles plaident pour plus de protection de la part de l’Etat – La PrunelleRDC.info

Des minorités sexuelles dénoncent la discrimination dont elles sont victimes dans la société et appellent la société civile, les médias  et les organisations de défense des droits de l’homme à plaider   pour leur cause. Des membres de cette catégorie des personnes l’ont dit au cours d’une journée de plaidoyer sur le respect et la tolérance des  droits  des personnes  LGBTI ( lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels, intersexuels) ce  jeudi  17 mai 2018 à Bukavu dans la province du Sud-Kivu.

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie  et la transphobie, cette catégorie de personne  demande à la communauté de la considérer comme d’autres personnes car ayant tous les droits entant que personne humaine.

« Lorsque dans la famille on se rend compte  qu’un enfant est dans cette catégorie, tout le monde se moque de lui .Quand on l’inscrit à l’école ses camarades ne  permettent pas qu’il évolue comme d’autres enfants  en le maltraitant. Il abandonne ses études à cause de la discrimination » se plaint Bahati Safari Chançard, chargée de programme à Rainbow  Sunrise Mapambazuko, l’organisation organisatrice de la journée de plaidoyer.

Pour lui, la minorité sexuelle doit être protégée comme on protège les femmes, les enfants, et toutes les personnes Humaines. Il explique que la communauté pense que ces orientations sexuelles ont été importées de l’occident « alors que depuis la nuit de temps ces personnes naissent partout dans le monde ».

« Nos parents pensent que la minorité sexuelle a été importée de l’occident, c’est pour cette raison qu’ils la rejettent dans la communauté. Mais tout le monde doit savoir qu’il y a des enfants qui naissent hommes mais en grandissant, ils se sentent plus femmes qu’hommes et vice versa .Il y en a d’autres qui se sentent plus attiré(e)s des personnes de même sexe  que lui, d’autres encore se sentent attiré(e)s par les deux sexes. Ces personnes doivent se sentir libres de faire un choix  et d’être protégées par la communauté » plaide Chançard Bahati.

Dans son exposé, Murhabazi Namegabe, directeur du Bureau pour le Volontariat au Service de l’Enfance( BVES) a expliqué que dans son centre de récupération des enfants il y a plusieurs enfants qui sont rejetés par leurs famille à cause de leur état sexuel. Il affirme que parmi ces enfants, il en a ceux qui portent de jupes « mais sur le plan comportemental,  morphologique c’est vraiment un homme et un petit garçon mais qui est vraiment une femme en tout » et appelle surtout les femmes qui donnent vie au enfant de plaider en leur faveur.

La Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, a lieu chaque année le 17 mai. C’est un événement rassembleur et un moment de convergence des actions de lutte menées contre l’homophobie et la transphobie.

Le thème retenu pour cette année est « Solidarité et l’alliance ». Au plan mondial c’est « le droit des personnes LGBT dans le monde ».

Adonis Lubambo

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