Le mouvement de grève lancé par les infirmiers du Sud-Kivu est passé à une autre phase dès ce lundi 28 mai 2018 sur toute l’étendue de la province.
Le service minimum observé jusque-là depuis le début du mouvement ne sera plus assuré jusqu’à ce que l’Etat réponde à leurs différentes revendications.
C’est un donc u durcissement de ton des infirmiers lassé d’attendre en vain la réaction du gouvernement face à leurs revendications.
Des revendications aux quelles l’Etat ne semble pas accordé une importance à l’heure actuelle malgré les menaces de cette corporation.
Ceux-ci réclament l’amélioration de leurs conditions de travail, le paiement d’une prime de risque conséquente, l’absence des numéros matricules et autres.
Pour eux, le gouvernement néglige leur métier qui est pourtant le plus noble dans un pays.
« Je n’ai jamais entendu un député ou ministre mourir parce qu’il a
fait face à l’Ebola ou au Cholera, c’est toujours l’infirmier qui paye sa peau. La prime de risque d’un infirmier congolais est de dix milles francs congolais, moins que dix dollars USD pendant que le salaire du député est de six mille dollars et celui du médecin avec qui il travaille cinq cents dollars, pourquoi un tel écart ? La plupart des infirmiers ne sont pas mécanisés par l’Etat et c’est plutôt eux qui prennent beaucoup de risques pour leur vie, J’appelle l’infirmier à refuser cette injustice en mettant la pression aux autorités de l’Etat pour qu’ils assument leur responsabilités » disait à Laprunellerdc.info, Ghislain Barholere, l’un des responsables de la corporation.
Pour eux, le gouvernement peut encore, dans les sept jours qui suivent, trouver une solution à leurs problèmes car, dans le cas contraire, d’autres actions seront envisagées.
Ce mouvement de grève a été relayé depuis quelques jours dans plusieurs territoires de la province. Les revendications sont les mêmes.
Cette situation a commencé à avoir un impact négatif dans plusieurs hôpitaux de la ville de Bukavu et des territoires.
Eric Shukrani
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