Alors que les importations des produits dans le cadre du Régime du Commerce Simplifié (Recos) ont atteint 208135$ collectées en Juillet 2018 à travers la frontière Ruzizi 1er, les exportations par contre n’ont eu que 1370 dollars américains.
Des chiffres révélés au cours d’une conférence de presse organisée par le Projet de Facilitation du Commerce dans la Région des Grands-Lacs (PFCGL) pour parler de l’évolution de l’exécution de ce projet dans le Sud-Kivu et spécialement avec la frontière Ruzizi 1er.
Il s’agit des données collectées sur le commerce informel /à petite échelle.
Données collectées pendant une semaine. Ces données démontrent clairement que les échanges sont quasi unilatéraux. Les petits commerçants congolais emmènent tout du Rwanda, mais n’offrent presque rien. Pourtant, pour que ces échanges soient profitables au Congo (dans le cadre du RECOS, notamment) nous devons aussi participer aux échanges en produisant et en offrant aux autres.
Le Coordonnateur provincial du PFCGL au Sud-Kivu s’étonne que du côté congolais, le RECOS soit souvent vu sous un seul angle. Il explique que les commerçants transfrontaliers semblent se justifier qu’on n’accepte pas que leurs marchandises entrent dans le pays voisin, le Rwanda spécialement.
Il représente que le petit commerçant et même le commerçant congolais n’aient jamais intériorisé les avantages que présente le Régime Commercial Simplifié avec notamment la dispense du droit des douanes pour ces produits.
Il appelle surtout les congolais à produire pour exporter dans les pays voisins.
«Le RECOS ne profite pas seulement aux pays voisins, il doit aussi nous profiter dans le sens où nous avons des productions qui sont recherchées dans les pays voisins mais que nos commerçants congolais ne rendent pas disponibles sur le marché. En conséquence, on trouve des gens qui sont réticents, ils se demandent ce qu’ils peuvent offrir, ils ignorent qu’avant d’offrir il faut produire. Nous invitons donc les congolais à produire pour qu’ils rendent aussi disponibles des produits qui sont recherchés dans les pays voisins. Vous verrez que l’intégration au travers le RECOS va être réalisable et profitable pour tous nos pays et le commerce transfrontalier ; la facilitation du commerce va être porteur ou moteur de paix »
Attention au marchandage et à la confusion
Célestin Buchekuderhwa rappelle tout de même qu’il existe des produits RECOS déjà définis et que les uns et les autres doivent se conformer à la loi, surtout en République Démocratique du Congo.
Si des produits ne sont pas ceux convenus dans le cadre du RECOS, ils doivent payer le droit de douane comme d’autres produits.
Le droit de douane qui n’est pas à marchander car déjà fixé à l’avance. C’est d’ailleurs là qu’il dénonce l’attitude des commerçants et des services œuvrant aux frontières qui à cause de ce marchandage manquent des pièces pour justifier la somme reçue, «car en conflit avec la tarification normale ».
« Le problème se trouve à deux niveaux. Au niveau des commerçants eux-mêmes et au niveau des services aux frontières. Les commerçants qui refusent de payer selon la tarification congolaise et les services qui acceptent le marchandage et qui manquent des pièces pour justifier la somme reçue, car en conflit avec la tarification normale. Nous avons donc proposé et conseillé aux deux bénéficiaires du projet, d’être sincère et de n’appliquer que la loi congolaise. C’est ce que j’avais dit aux commerçants des poissons et autres que ces poisons-là (Tilapia, et ceux communément appelés « Ma noiré) ne sont pas éligibles au RECOS. Les seuls poissons éligibles au RECOS sont les poissons produits au Rwanda » note le Coordonnateur du PFCGL dans le Sud-Kivu.
Jean-Luc M.






