
Olivier Bahati Rusumba, le président de la Ligue des Jeunes du Mouvement Congolais pour la Renaissance au Sud-Kivu a annoncé sa démission de ce parti dirigé par le sénateur Pierre Lumbi.
Celui-ci quitte non seulement la présidence des jeunes au Sud-Kivu mais également ce parti du regroupement politique Mouvement Social (MS).
Dans son adresse à la presse à Bukavu, le Docteur Olivier Rusumba explique que cette démission survient après plusieurs tentatives d’interpellation de la conscience de plusieurs hauts responsables « pour trouver conscience au malaise interne » qui sévit au parti depuis quelques temps. Il parle également d’une démission pour des raisons de convenance personnelle.
«La politique ayant son dynamisme, j’espère que nos chemins avec mon ancien parti le MCR se croiseront un jour pour le bien de la RDC. A ce jour, je reste dans le combat que j’avais entrepris depuis pour un Congo meilleur, un Congo où la jeunesse retrouve sa place ; parce que depuis 2015 on a milité et on a gagné la première bataille, celle des élections organisées en 2018 et aujourd’hui je crois que c’est vraiment un succès. Et aujourd’hui, la bataille qui reste c’est que la jeunesse retrouve sa place dans la politique du Congo. Je suis et je reste dans ce combat» dit-il à Laprunellerdc.info.
C’est la démission en moins d’un mois au MCR de Lumbi. Il y a 3 semaines, le professeur Paulin Bapolisi avait également décidé de quitter le Mouvement Congolais pour la Renaissance (MCR).
Dans une lettre adressée au secrétaire fédéral de ce parti, Bapolisi indiquait qu’il se retirait pour de raison de « manque d’élégance » de la part de ses camarades.
Cet autre départ vient donc confirmer le profond malaise au sein du parti de Pierre Lumbi en province du Sud-Kivu.
Jean-Luc M.

Des agents de certaines zones de santé de la province du Sud-Kivu de la Division Provinciale et de l’Inspection de la Santé dénoncent le détournement orchestré par leur hiérarchie lors des activités de dénombrement de la population et de distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticides.
Ces agents pointent du doigts les médecins chef de zone et leur administrateur Gestionnaires, le Chef de Division et le Médecin Inspecteur Provincial.
C’est par exemple dans la zone de santé de Miti où des agents dénoncent le détournement dans les activités de dénombrement de la population de Miti-Murhesa en prévision de la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticides.
Pour ces agents, il n’est donc pas normal que le MCZ et son AG disent avoir engagé des dépenses pour certaines activités pourtant celles-ci n’ont jamais été organisées.
«après dénombrement, nous avons été surpris de voir que certaines activités non réalisées seront justifiées par le Médecin Chef de Zone et son Administrateur Gestionnaire prétendant avoir engagé des dépenses pour les réaliser or il n’en était pas le cas.» écrivent-ils
Une somme d’environ 13 000 dollars américains est prétendue avoir été des détournée par le MCZ de Miti Murhesa et son AG.
Cette somme devrait, selon la lettre des agents de la zone de santé de Miti être affecté pour la formation des enquêteurs, formation des mobilisateurs, leurs logements et leur restauration, les fournitures de bureau pour toutes ces activités… Lesquelles activités n’ont jamais eues lieu.
Pour pallier à tous ces problèmes dans la Zone, ces agents ont donc sollicité qu’un audit externe indépendant soit fait en toute urgence dans leur structure car selon eux, la gestion du MCZ de Miti-Murhesa et son AG est «calamiteuse»
Même cri d’alarme à la Division de la Santé où le médecin analyste chargé de suivi et évaluation a dénoncé les retenues faites illégalement que ça soit sur le budget des activités des zones de santé ou sur la prime des superviseurs provinciaux.
Selon le Dr Muhunjuka Bahambaka Dieudonné, tout semble être bien entretenu par les autorités de la Division et malgré toutes les démarches entreprises, il n’a reçu aucune lumière sur cette question d’où il sollicite aussi qu’une enquête sérieuse soit diligentée et même des poursuites judiciaires pour ceux le mériteront.
L’Inspection Provinciale de la Santé n’a pas été du reste, là aussi les agents se plaignent de la gestion des fonds alloués à l’activité de dénombrement de la population.
Notons que le bureau de coordination de la société civile a aussi écrit au ministre provincial de la santé pour dénoncer la la manière «cavalière et opaque » dont la campagne est conduite en Province.
Elle a décrié et alerté le ministre sur ce qu’elle qualifie de «monétisation» de la santé en ce temps où la Province fait face à l’épidémie de la MVE.
Jean-Luc M.
Photo après la déclaration des présidents venus de tous les territoires du Kongo Central
Visiblement, les acteurs de la Société Civile du Kongo-Central ne sont pas sur la même longueur d’ondes que les autorités de Kinshasa dans l’affaire du scandale sexuel impliquant le Vice-Gouverneur et l’assistante du Gouverneur. C’est ce que l’on peut déduire de la déclaration lue devant la presse à Matadi ce dimanche 22 septembre 2019 après la rencontre du samedi 21 septembre. Une rencontre qui regroupait tous les 10 présidents territoriaux et ceux de deux villes de la Province.
Les organisations signataires de cette déclaration demandent aux députés provinciaux de s’assumer et de refuser toute immixtion de Kinshasa tendant à déstabiliser leur province. Ces acteurs demandent à l’Assemblée « d’être à la hauteur » et de prendre une décision qui va renforcer l’unité provinciale.
«Soucieux de préserver la cohésion et l’unité de notre chère province, demandons à l’Assemblée provinciale d’assumer ses responsabilités en gardant son indépendance, de rejeter toute immixtion de Kinshasa tendant à déstabiliser politiquement, socialement et culturellement notre province. De privilégier d’abord les intérêts de la population de Ne Kongo et la paix sociale, gage du développement notre province.» écrivent-ils.
Pour rappel, le ministre sortant de l’intérieur Basile Olongo avait pris la décision de suspension les deux autorités provinciales après ce scandale.
Une équipe d’intérim avait été mise en place dans ladite province, en attendant que les enquêtes soient menées.
À cet effet, Atou Matoubuana et son adjoint Justin Luemba avaient été convoqués à Kinshasa pour être auditionnés.
Quelques jours plus tard, ils étaient autorisés de retourner dans leur province pour que la procédure parlementaire suive son cours après la demande de la justice.
En effet, aux fins d’obtenir les poursuites judiciaires contre le Gouverneur de la province du Kongo Central, le procureur près la Cour de Cassation a adressé un réquisitoire à l’Assemblée provinciale de ladite province conformément à la Constitution.
Dans sa note, Flory Kabange Numbi a établi que « le sieur Atou Matubuana, Gouverneur de province, est le commanditaire de cette infamie, exécutée par des agents de l’ANR avec la complicité de l’Assistante Muyuta ».
De ce fait, « qu’il plaise à votre Assemblée Provinciale d’autoriser les poursuites à charge du Gouverneur de province cité ci-dessus pour outrage public aux bonnes mœurs et lui permettre ainsi de présenter ses moyens de défense », a ajouté le Procureur près la Cour de Cassation.
Jean-Luc M.
Le 8 août 2018 la vaccination des agents de santé de première ligne a commencé, suivie de celle des contacts communautaires et de leurs contacts, à Mangina, au Nord-Kivu, épicentre de la 10ème épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Ph. UN
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) accuse la Tanzanie d’avoir refusé de fournir des informations sur des cas suspects d’Ebola.
Cette attitude compromet les efforts visant à éradiquer cette maladie, selon l’OMS.
L’agence des Nations unies chargée de la santé déclare avoir reçu des informations indiquant qu’une personne est décédée dans ce pays d’Afrique de l’Est à la suite de symptômes ressemblant à celle d’Ebola.
L’OMS affirme, sur la base des informations reçues, que des voisins de la personne décédée avaient été mis en quarantaine.
Elle déclare que des informations non officielles que le patient décédé a fait l’objet d’un diagnostic selon lequel il avait été infecté par le virus Ebola.
L’OMS soutient aussi avait reçu des informations concernant deux autres cas suspects.
« Malgré plusieurs demandes, l’OMS n’a reçu des autorités tanzaniennes aucun détail sur ces cas », déplore l’agence des Nations unies.
La Tanzanie a déclaré la semaine dernière qu’elle n’avait aucun cas confirmé ou suspect d’Ebola.
Elle est voisine de la République démocratique du Congo, où la fièvre hémorragique a fait quelque 2 000 morts depuis août 2018.
L’économie tanzanienne dépend fortement du tourisme, un secteur qui pourrait connaître des difficultés si des cas d’Ebola sont confirmés dans le pays
Avec la BBC via mediacongo.net






