
Une seule personne sur la nomination contrairement aux habitudes. Il laisse donc de facto tous les anciens animateurs qu’il n’a pas remplacé dont nombreux ont déjà formé l’aile Wazalendo qui refusent de diriger avec le secrétaire exécutif provincial nouvellement nommé pour protester contre sa politique dans la direction de la province.
En clair, seul Marcellin Cishambo est officiellement dans le comité fédéral ; les autres cadres de son obédience parlent au nom du parti mais sans véritable mandat. A l’aile Wazalendo, la suite du comité qui faisait route avec Alain Ntambuka ne démissionne pas mais observe de loin les actions de leurs camarades. Seul Bernard Zagabe proteste et écrit une lettre au secrétariat du PPRD pour dire qu’il n’est pas prêt à travailler avec Cishambo et démissionne par la même occasion à la tête de la ligue des jeunes en province. « Une démission dont a jamais pris acte » se défend Zagabe qui continue toujours désormais à se reconnaître comme le seul président de la ligue des jeunes du Pprd en province. Il se heurte toujours devant la résistance d’Eric Kabala ,le chargé des missions au Gouvernorat qui se dit aussi seul président de la ligue des jeunes de la majorité et du Pprd au Sud-Kivu .
Mais bien voilà ! Plusieurs mois après, le gouverneur du Sud-Kivu est rappelé à Kinshasa et les élections des gouverneurs sont prévues pour fin Août prochain. Le départ de Marcellin Cishambo crée alors une autre équation : Qui dirige le PPRD ?
Sur la liste de l’ancien secrétaire général, Evariste Boshab , c’est bien Madeleine Menge qui était l’adjointe de Alain Ntambuka puis suivait d’autres cadres qui sont dans les deux extrêmes : d’un côté les soutiens de Cishambo et de l’autre côté ses plus grands détracteurs. Mais dans cette guerre se cache aussi les intérêts des plus haut placés du PPRD qui ne supportent pas « l’orgueil » de Cishambo.
Maintenant que Cishambo est parti le problème revient car, sur le plan légal c’est bien Madeleine Menge qui est sur la nomination de Boshab et qui n’a pas été remplacée qui se dit responsable du parti au Sud-Kivu. Or, d’autres cadres réfutent cet argument et ils pensent que c’est quelqu’un d’autre de leur camp qui doit être aux commandes. Ceci pourrait expliquer d’ailleurs la résistance du camp Cishambo quand Madeleine Menge voulait se rendre au bureau du PPRD situé sur le bâtiment Idéal en commune d’Ibanda quelques jours après le départ de Marcellin Cishambo.
Pour l’instant, c’est soit Madeleine Menge qui signe au nom du PPRD soit c’est Pascal Katagondwa conseiller au ministère provincial de la justice et soutient du gouverneur sortant qui signe. Ces deux, quoiqu’étant dans deux extrêmes sont sur l’ancienne nomination de Boshab. Un autre qui est venu peut-être s’ajouter sur la liste c’est Damien Kwabene qui a été le mandataire du secrétaire général de la majorité pour présenter la candidature du gouvernorat du Sud-Kivu à la CENI.
Un cadre du Pprd proche du gouverneur regrette le fait que Marcellin ne soit pas parvenu à faire nommer quelqu’un d’autre de leur camp dans son comité fédéral.
« C’est comme s’il n’avait pas confiance en ses collaborateurs, ça, moi aussi je le lui reproche car on ne se serait pas retrouvés dans une difficulté ambiguïté ou même un vide juridique à ce point, ça je l’ai compris à son départ ».
Et de tempérer :
« Mais il pouvait être dans des difficultés aussi car beaucoup des cadres Pprd de la province et d’autres qui siègent au comité national du parti ne pouvaient pas le laisser faire.il avait des difficultés et ça on le sait ».
Au PPRD Sud-Kivu, on reste confiant et on attend un nouveau comité fédéral avant l’élection d’un nouveau gouverneur à la fin de ce mois d’Août conformément au calendrier de la commission électorale nationale indépendante, CENI. Un comité qui pourra on l’espère, mettre de l’ordre dans la case pour affronter les prochains enjeux surtout avec l’hypothèse de la non-tenue des élections à la fin de cette année.
En attendant la nomination d’un nouveau comité fédéral, le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie Pprd au Sud-Kivu est resté comme un bien sans maître. Ses cadres agissent chacun en son nom sans une qualité claire et précise.
Avant cela, il va falloir répondre aux exigences de tous les tireurs de ficelles dans ce dossier car chacun voudra placer son « homme » dans le prochain comité fédéral du parti du Raïs congolais.
Honneur-David Safari
Affiche du centre psychiatrique SOSAME. Ph tiers.
La nouvelle est contenue dans un communiqué signé par le Directeur Général de ce centre psychiatrique, le révérend frère Grégoire Mubale Rushobeza, qui prend en charge les malades mentaux depuis plusieurs années en province du sud-kivu
Selon le communiqué, il sera donc question de passer chaque mercredi de la semaine dans toutes les artères de la ville de Bukavu pour un ramassage systématique des malades mentaux en errance dans la ville pour une prise en charge gratuite
«SOSAME en collaboration avec la coopération suisse suisse ( DDC) porte à la connaissance de la population de Bukavu et ses environs, qu’il procédera au ramassage des malades mentaux en Errance chaque mercredi de la semaine à dater du 2 octobre pour une prise en charge clinique gratuite» peut-on lire dans ce communiqué
Le responsable du centre SOSAME indique que cette œuvre caritative s’inscrit dans le cadre de la commémoration du jubilé d’argent de son centre depuis sa création, mais aussi dans le souci de contribuer au bien être mental et au changement des mentalités sur les fausses croyances qui font croire aux gens que c’est une maladie incurable
« C’est ci dans le souci majeur de contribuer sensiblement pour le bien être mental de la population du sud-kivu et au changement des mentalités vis à vis des troubles mentaux longtemps négligés et cachés derrière les fausses croyances qui laissent croire que ces maladies sont incurables» précise -t-il
En cas de besoin, le numéro 0897440156 est mis à la disposition du public pour joindre l’équipe de ramassage des ces malades mentaux dans la ville de Bukavu.
Le centre SOSAME sollicite ainsi donc le concours des autorités en Province pour accompagner cette action humanitaire et sécuritaire pour un aboutissement meilleur
Bertin Bulonza
Le FC Régi-Sport qui affrontait Ciriri Sport au stade de la Concorde pour le début du championnat de l’ EUFBUK (2019-2020) Ph. Tiers
Le championnat de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu (EUFBUK) a bel et bien commencé ce mardi 1 octobre 2019 au stade de la Concorde de Kadutu, et c’est le FC Texas qui a bien entamé sa campagne 2019-2020 en s’imposant sur l’AC Mozende (1-0) dans une ville de Bukavu menacée par la pluie.
Pour cette rencontre jugée gagnée d’avance par l’ AS Mozende vu son statut (champions en titre, et favoris sur le papier), les Jaunes et Noirs de Bukavu se sont fait surprendre par les jeunes ambitieux de Texas.
Dans un après-midi pas favorable à un match de football, la pelouse synthétique du stade de la Concorde de Kadutu n’a pas été porte-bonheurs pour les champions de la ville de Bukavu dans cette première rencontre de l’ EUFBUK, joué dans le nouveau stade de la Concorde.
C’est donc la première surprise de la saison signée FC Texas, pour une première fois que ce championnat se joue sur la pelouse synthétique, mais surtout la première rencontre de la saison en EUFBUK remportée grâce à ce premier but de la saison.
Pour la deuxième rencontre de la journée, l’équipe du FC Régi-Sport et celle de Ciriri Sport se sont séparée par un score de parité (1-1) dans une rencontre où les garçons de la Regideso menés score, ont pu égaliser pour arracher un point du match nul.
Ce championnat de l’Entente commence donc sous un climat mal sein; et pour cause, certaines équipes réclament toujours les élections au sein du comité de l’Entente, car le comité en place est fin mandat ; néanmoins, le coup d’envoi a été donné, et c’est le plus important pensent les passionnés de l’ EUFBUK.
Le mercredi 2 octobre étant une journée de la Ligue 2 au stade de la Concorde, la rencontre qui y était prévue entre OC Tonfa et AS Aigles Vert a été repoussé à une date ultérieure. Le jeudi 3 octobre 2019 fera le retour du championnat local avec des rencontres AS Ruzizi vs AC Rangers à 13 heures, mais surtout la grande explication qui opposera la JSBU (Ex Ajax), à l’ US Bilombe à partir de 15h30.
Eric Shukrani
Raphael Kanyunyi Lukwebo en pleine bagarre dans la salle de réunion de la dissidence de l’AFDC dirigée par Néné Nkulu, le dimanche 29 septembre à Kavumu. Capture d’écran Vidéo
Les réactions se multiplient après la publication d’une vidéo montrant le Conseiller économique, des Investissements, Education et Jeunesse du Gouverneur Ngwabidje et cadre de l’AFDC (Lukwebo) en train de s’en prendre à un dissident de l’aile Néné Nkulu à Kavumu.
Pour Safanto Bulongo, Coordonnateur de l’organisation « Max Impact » et acteur de la Société Civile, le Gouverneur du Sud-Kivu doit prendre des mesures exemplaires en son endroit.
«Il circule sur les Réseaux sociaux une vidéo montrant un de vos collaborateurs se livrant à une bagarre. Ceci est une atteinte grave à la moralité et à l’image de la province. J’attends de vous des mesures exemplaires en son endroit. J’ose croire que vous saurez vous assumer» interpelle Safanto Bulongo.
Pour rappel, la scène a eu lieu dans une salle de l’hôtel Kavumu Center au Nord de Bukavu au cours d’une conférence débat organisée par l’AFDC-A pro Nene Nkulu représentée sur place par monsieur Alain Shukuru.
Dans une vidéo qui a fait le buzz sur le réseau social Whatsapp, on montre Raphael Kanyunyi Lukwebo, Conseiller économique, des Investissements, Education et Jeunesse du Gouverneur de la province et membre de l’AFDC au Sud-Kivu qui arrache violemment le drapeau de l’ADFC-A étalé sur la table, et menace la délégation de l’AFDC-A de Nene Nkulu conduite par Me Alain Shukuru.
L’altercation va se transformer en une chasse à l’homme dans la salle où l’on voit ces membres de la délégation de l’AFDC-A conduite par Shukuru prendre la poudre d’escampette.
Un acte que ces jeunes de l’AFDC-A de Lukwebo qui se disent avoir été provoqués considèrent comme normal car selon eux, l’AFDC-A de Lukwebo avait déjà interdit l’utilisation de ses insignes et avait demandé aux dissidents de créer leur propre parti politique.
Depuis, Alain Shukuru a décidé de porter plainte.






