Initialement annoncée depuis le 28 Janvier dernier et reportée à plusieurs reprises, la cérémonie d’adhésion des nouveaux membres dans le parti du peuple pour la Reconstruction et la démocratie, PPRD à Walungu a finalement eu lieu ce dimanche 13 Mai 2018.
C’était au cours d’une cérémonie tenue à l’Hôtel Carolus de Walungu en présence des partisans et des sympathisants. Pour l’occasion, Damien Kwabene, secrétaire exécutif fédéral adjoint qui dirigeait la cérémonie au nom du numéro Un du Pprd Claude Nyamugabo, a accueilli ces nouveaux adhérant, se réclamant venus de l’opposition et de la société civile.
Pour nombreux cadres du PPRD au Sud-Kivu, cette sortie annonce la fin de l’hégémonie de Vital Kamerhe et son UNC dans cette partie du Sud-Kivu. « Il y a eu plusieurs milliers d’adhérant » rassure un cadre du PPRD venu de la cérémonie à Walungu. « Près de 5 milles », dit un autre.
Des messages de réjouissance et d’autosatisfaction ont abondé les réseaux sociaux ce dimanche, parlant d’une victoire du Raïs et de la fin d’un mythe.
Ce bastion de l’opposition est le territoire d’origine de Vital Kamerhe et son parti tient en tout cas à ce qu’il en reste ainsi. Cette reconquête ne sera donc pas facile en face des caciques de l’Union pour la Nation Congolaise, UNC.
Le parti de Vital Kamerhe, lui, est formel : On ne réunit pas grand monde dans une salle. Amato Bayubasire, mobilisateur du parti de Vital Kamerhe au Sud-Kivu dit ne pas avoir aucun souci avec « ce folklore du Pprd » et était d’ailleurs entouré des siens, cette fois à Mugogo en sa résidence dans le même territoire de Walungu.
Message : le Pprd ne parviendra jamais à détrôner son parti l’UNC, surtout pas dans ce territoire. Il annonce d’ailleurs « une correction » dans les jours qui suivent pour « prouver que cette erreur n’arrivera jamais ».
Walungu apparaît donc comme un symbole pour les deux partis politiques dans la province du Sud-Kivu. Pour le PPRD, même si tout le monde le reconnait que la tâche est difficile, il faut tenter de ramener le PPRD à Joseph Kabila comme en 2006, et pour l’UNC, on peut perdre tout sauf dans ce territoire d’origine de Vital Kamerhe. Les manœuvres sont donc en cours et les uns et les autres ne jurent que sur la victoire. Une victoire qui pourrait n’être pesée qu’à partir des prochaines échéances électorales.
Adonis Lubambo
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