
Le mouvement des survivants et des survivantes demande urgemment la mise en place d’un mécanisme de secours à l’égard des victimes des violences sexuelles récemment perpétrées dans le village de Wameli, dans la chefferie de Bamuzimu Sud en territoire de Shabunda. Tel est le message porté par le mémorandum que ce collectif a adressé au président de la République et dont le dépôt à la résidence du gouverneur du Sud-Kivu devait être précédé d’une marche pacifique ce jeudi 26 avril 2018.
Suite à l’interdiction de la mairie de Bukavu, la marche du mouvement des survivants et des survivantes n’a pas eu lieu selon l’itinéraire initialement convenu. Cette manifestation, consistant à un acte de solidarité envers les populations du village de Kabikokole et celles du village de Wameli. Ne pouvant pas mener leur action selon l’esprit de leur initiative, les survivantes des affres de guerres se sont réunies en plusieurs centaines au sein de l’enclos de la Fondation Panzi où elles ont manifesté leur indignation face à cette vague de barbaries que subissent les femmes dans les milieux ruraux.
Le mouvement des survivants et des survivantes est une structure mondiale regroupant des survivantes des violences sexuelles à travers le monde entier. Ce collectif sert de portevoix aux victimes de violences sexuelles dans tous les pays en conflits dans tous les continents du monde. Il s’emploie à conduire un plaidoyer en faveur des femmes et des filles dont les corps sont transformés en champs de batailles par les hommes armés tant en Afrique, en Amérique latine qu’en Asie.

Déjà fortes de l’ampleur qu’a pris leur mouvement, les femmes membres du mouvement des survivants et des survivantes ne comptent pas baisser leur ton face au degré de cruauté qui entache les violences que les hommes armés continuent à imposer aux femmes dans les territoires de Mwenga et Shabunda. Citant les derniers cas frappants de Kabikokole, dans la nuit du 8 au 9 février 2018, et celui de Wameli, dans la nuit du 15 au 16 février 2018, le mouvement des survivants et des survivantes exige que l’Etat s’investisse afin d’assurer une prise en charge adéquate à toutes ses populations, jusqu’ici délaissées à la merci des assaillants.

A en croire leur message, les membres de la représentation régionale du Sud-Kivu réclament l’implication de la présidence dans trois axes prioritaires à savoir la sécurisation de la population, la lutte contre l’impunité des violences sexuelles et la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit. Ce mouvement, dont le but est la promotion de la participation effective et efficace des survivantes en faveur de la lutte contre les viols et les violences sexuelles, est d’autant courroucé qu’il soit jusqu’aujourd’hui impossible que la population de Wameli reçoive une quelconque assistance tant de la part des institutions étatiques que des organisations humanitaires, faute des mesures sécuritaires rassurantes.
Eric Shukrani
Le stade de la Concorde lors d’une séance d’entrainement de l’Académie Schaux Sport. Ph.Laprunellerdc.info
Le championnat de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu ouvre ses portes ce mardi 1 octobre 2019 pour son édition 2019-2020, après le premier report de son coup d’envoi qui devrait avoir lieu depuis le 25 septembre 2019. Au programme, deux rencontres sont prévues ce mardi : l’ AS Mozende (tenant du titre) accorde son hospitalité au FC Texas, pour l’ouverture.
La rencontre de 15 h30 entre l’équipe du FC Ciriri Sport et celle du FC Régi Sport va clôturer cette première soirée de la fête du football Bukavien.
Pour la suite des hostilités, la rencontre de ce mercredi entre OC Tonfa et AS Aigle-Vert risque d’ être reportée, car ce même mercredi 2 octobre une rencontre de Vodacom Ligue2, entre Etoile du Kivu et AC Capaco de Beni est au rendez-vous au stade de la Concorde.
Le jeudi 3 octobre prochain, AS Ruzizi affrontera l’Académie Rangers à partir de 13h30, suivies de l’explication de 15h30 entre la JSBU (Ex Ajax) et US Bilombe.
Pour le vendredi 4 octobre, le FC Dynamic jouera le FC Etoile de l’Est à 13h30, et à 15h30 le FC Puma affrontera JS Muhumba.
Les choses sérieuses commencent donc dans la ville de Bukavu, pour ce qui est du championnat local, une hypothèse jusque-là loin d’être concrète, vue le climat qui règne entre les clubs et l’Entente de Bukavu.
Notons que jusque-là certaines équipes contestent le début de l’exercice prochain. Ces derniers réclament des élections au sein de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu, des élections qui divisent l’opinion sportive dans la ville de Bukavu. Espérons que les équipes ne vont pas boycotter ce coup d’envoi.
Eric Shukrani

Au cours d’une conférence-débat tenue ce samedi 28 septembre 2019 dans la grande salle de la paroisse Mater Dei de Muhungu en commune d’Ibanda, le député Justin Mastaki Namegabe a affirmé que la procédure légale requiert un délai de préavis avant de déclencher une grève.
Ce qu’il regrette que les enseignants n’ont pas fait, et ont préferé se plonger dans la précipitation.
«Cette grève a été brutale et inopportune, parce qu’il n’y a eu aucun préavis qui a été donné par les enseignants. Ils auraient dû établir un cahier de charges et le transmettre au gouvernement avec un délai précis. Une grève sans préavis est une grève sauvage.
Il y a des démarches au niveau du gouvernement, et nous sommes en session parlementaire budgétaire.
Ils devraient attendre voir l’enveloppe qui sera allouée au secteur de l’enseignement pour pouvoir conclure que leurs revendications ne seront pas satisfaites » a-t-il précisé.
Au cours de cette conférence, cet élu de Bukavu a indiqué que la population congolaise a tant souffert pendant les régimes précédents, c’est pourquoi selon lui, le gouvernement actuel est entrain de tout mettre en oeuvre pour matérialiser la gratuité de l’éducation de base, que rappelle-t-il, est une obligation constitutionnelle.
Justin Mastaki appelle les uns et les autres à barrer la route à toute personne qui veut mettre en échec cette gratuité, et rappelle que le gouvernement est prêt à budgétiser d’autres enseignants qui sont les NU et les NP afin qu’eux aussi puissent commencer à toucher leur salaire.
Il appelle le gouvernement à construire d’autres écoles pour éviter une grande popularité dans les classes, et que tous les enfants aient accès à la gratuité.
Claude Musengero
Roger Matabaro, le secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo/ Syeco au Sud-Kivu
Au cours d’une interview exclusive accordée à Laprunellerdc.info, le secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo/ Syeco au Sud-Kivu, Roger Matabaro a fortement condamné l’attitude de ses collègues du secteur conventionné qui sont en grève depuis la semaine dernière
Pour lui, le fait que ses collègues enseignants catholiques et protestants aient opté pour une grève sèche, porte de doute étant donné que depuis l’avènement de la prime au Congo, les enseignants du secteur conventionné n’ont jamais accepté d’aller en grève mais pour cette dernière fois ils ont opté pour celle ci.
« C’est la première fois qu’ils font la grève, durant tout ce temps nous leurs demandions de faire la grève ils n’avaient jamais voulu ça. Je crains que cette lutte ne soit pour ramener les parents à payer la prime. Ils ont droit, si cette grève ne cache rien derrière elle » s’inquiète Roger Matabaro.
Ce syndicaliste regrette que cette prime qui a divisé le secteur de l’enseignement, puisse avoir encore aujourd’hui des adeptes alors que celle-ci devrait normalement disparaître dans son intégralité.
» La prime n’a pas fait avancer notre pays, notre système éducatif a été détruit à cause de la prime. Celui qui doit rêver encore celle-ci, c’est un ennemi de la République » a-t-il prévenu.
Le secrétaire provincial du Syeco pense que les enseignants qui, aujourd’hui disent qu’ils n’ont pas trouvé gain de cause, mentent à la population car dit il, plusieurs compromis ont été trouvés et sont en exécution aujourd’hui malgré certaines faiblesses qui du reste seront tant soit peu réglées.
» Mettre fin à la prime, est déjà bénéfique pour nous, car en tant qu’enseignants, nous payons pour nos enfants. Et quand nos enfants vont étudier gratuitement c’est sera un gain. » se contente Roger Matabaro.
Il se dit aussi non content sur le fait que les enseignants des territoires n’ont pas été pris en compte dans la paie des frais de logement et de transport alors que eux aussi ont les mêmes difficultés, mais il concède cette erreur aux négociateurs de cette réalité qui n’ont pas voulu associer les syndicats dans cette démarche.
« Nous ne sommes pas content qu’on ait donné le transport aux enseignants de la ville seulement, car même dans les territoires il t’a des enseignants qui sont obligés de loger et payer les frais de transport » regrette il.
Mais il reste très optimiste sur cette question car selon lui, c’est une erreur qui peut encore être corrigée dans l’avenir surtout avec la volonté de l’actuel chef de l’état congolais.






