
Le forum sur la paix, la sécurité et le développement dans la province du Sud-Kivu se tient en fin du 17 au 20 Juin 2018 à Bukavu.
L’annonce a été faite ce vendredi 8 juin 2018 au cours d’un point de presse du président de la société civile entouré de certains notables et autres leaders des différentes communautés du Sud-Kivu.
Ce Forum qui poursuit l’objectif « de Contribuer à la lutte contre les causes profondes de l’insécurité et du sous-développement des communautés vivants au niveau local en Province du Sud-Kivu » rappelle Patient Bashombe, avec comme finalité, des nouvelles stratégies mises en place afin de trouver des solutions concrètes aux problèmes que connaissent les huit territoires et la Ville de Bukavu.
Il sera question de trouver des solutions aux problèmes identifiés lors du pré forum d’avril dernier. C’est entre autres des populations déplacées, celles réfugiées dans les pays voisins, les ex-combattants démobilisés mais exclus des circuits de réinsertion, les artisans miniers refoulés des sites attribués aux concessionnaires miniers, les paysans oisifs frappés par l’accaparement des terres par les riches porteurs des titres dormants, le non accès aux terres fertiles dans les campagnes où règnent les malfrats et les groupes armés, l’impuissance face aux maladies des plantes alimentaires tel le manioc, la banane, la patate douce, etc. la problématique de gouvernance de l’Etat, la vétusté et la précarité des infrastructures socio-économiques, le chômage des masses, la criminalité urbaine accrue, l’étiolement de l’industrie, de la fiscalité prohibitive, l’enclavement des milieux ruraux, de l’insécurité et l’instabilité en milieux ruraux, l’absence de banques d’investissements, les conflits identitaires etc.
Il sera aussi question de se pencher sur les questions de l’heure, notamment celle liée à la demande de scission de la province.
« Le processus de décentralisation qui a fait rêver est mis en mal. Les fruits qu’il aurait dû apporter ne sont pas au rendez-vous. Certains croient qu’il faille désormais procéder à l’atomisation de la province pour décoller ou pour mieux gérer l’Etat. Ici, on demande une provincette, là-bas un nouveau territoire ou une commune, ailleurs une chefferie pourquoi pas. Ces velléités émettent une odeur nauséabonde et troublent aussi bien la gouvernance économique, politique, administrative que sécuritaire de la Province. Le processus électoral en cours ne manque pas de grossir les déchirures sociales avec les hostilités qu’il charrie. La violence qui caractérise la compétition politique prolonge sa résonance négative dans les relations intercommunautaires. » dit Patient Bashombe.
Seront au rendez-vous de ces réflexions : toutes les notabilités et représentants des communautés du Sud-Kivu (Mutuelles), les Chefs coutumiers (BAMI), les experts de la société civiles du Sud-Kivu et d’autres provinces de la RDCongo, les experts des agences internationales et humanitaires, les experts (Provinciaux et Nationaux) du Gouvernement, les représentants de la Diaspora des Congolais vivant à l’étrangèr et autre personnalité.
Il sera organisé par le Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu (BCSC), l’Inter-Mutuelles et Associations du Sud Kivu (IMASKI), le Cadre de Concertation des Notabilités du Sud- Kivu (CCNSK) sous le patronage du gouverneur du Sud-Kivu.






