
Le candidat Gouverneur Telexy Rubuye dénonce la pression contre les députés provinciaux, quelques minutes seulement avant le début du scrutin à l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu.
Ce candidat l’a dit au cours d’une rencontre avec la presse ce mercredi 10 avril 2019 dans la matinée.
Il parle d’une séquestration suivie de l’intimidation des députés provinciaux par des acteurs du Front Commun pour le Congo (FCC) venus soutenir leur candidat Gouverneur. Des actes de flagrance, dit-il.
Le candidat indépendant révèle que dans par cette action, ils demandent aux députés de mettre des signes qu’ils ont élu le candidat de cette plateforme.
« Les députés vont voter ce matin dans des conditions inadmissibles. Ce n’est pas normal qu’on demande aux députés d’aller élire ce matin à 10 heures pendant qu’on les a séquestrés jusque 2 heures du matin. Je pense que les intimidations que viennent de subir les députés sont très flagrantes. On a appelé les députés et on a dit aux députés que j’étais aux arrêts chez le procureur et que je venais de faire un aveu que j’ai donné 20 milles dollars à chaque députés en leur montrant une liste disant que ça vient du procureur mais parce qu’ils ne sont pas conflictuels, ils ont demandé une grâce au procureur pour que ces députés ne soient pas poursuivis et que celui qui ne va pas prendre la photo ou mettre le signe qu’ils ont donné sur le papier, va être arrêté » explique Telexy Rubuye.
Telexy Rubuye affirme qu’après leur « libération », ces responsables des partis ont remis à 5000 dollars à chaque députés présent comme frais de transport pour arriver à l’Assemblée Provinciale.
Il annonce par ailleurs qu’un groupe des députés provinciaux va dans quelques instants remettre cette somme de 5000 dollars soit à l’Assemblée Provinciale ou au procureur pour dénoncer « l’humiliation» qu’ils ont subi.
«D’ailleurs je viens d’apprendre tout à l’heure qu’il y a un groupe des députés qui décident d’aller remettre les 5000 dollars qu’on leur a remis hier, soit à l’Assemblée, soit au Procureur de la République pour dire qu’ils se sentent humiliés et c’est vraiment choquant ».
Il demande par ailleurs aux forces de sécurité et à toute la population de sécuriser les députés provinciaux en leur demandant d’élire librement.
« Leur dire qu’ils sont libres et qu’il n’y aura pas des menaces. Je dis aux gens du FCC-AFDC qu’ils ne peuvent pas prendre les députés en otage car ils ne sont pas leurs prisonniers. Ils doivent les laisser libres, sinon pourquoi on a fait les élections, parce que les députés sont très abattus et ils se sentent sans protection. Moi, Telexy je ne suis pas d’accord que les députés votent dans l’état où ils se trouvent maintenant», dit-il encore.
Certains députés contactés par LAprunellerdc.info ne confirment pas cette information. Beaucoup nient avoir été «séquestrés». D’autres par ailleurs reconnaissent avoir eu des réunions avec des responsables de leurs partis politiques ou regroupements. «Personnellement je n’ai eu aucune pression de ce genre ni une quelconque somme d’argent» nie un député PPRD.
Pour rappel, le processus qui va conduire à l’élection du Gouverneur du Sud-Kivu et son adjoint a débuté en ce moment dans la salle des plénières de l’Assemblée Provinciale. Il met en face 5 candidats en plus de Telexy Rubuye. Il s’agit de Gabriel Kalonda Mbulu, Justin Bitakwira, Shenila Mwanza, Jean-Claude Kibala( Lamuka) et Théo Ngwabidje Kasi (FCC-CACH).
Jean-Luc M.
Le Général Major Mundos donne des orientations à ses troupes
Ça ne se passe pas tous les jours en République Démocratique du Congo. Pourtant, c’est arrivé dans la ville de Bukavu.
Le commandant 33ième région militaire (Sud-Kivu, Maniema) a ordonné l’arrestation immédiate du commandant ville des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.
Colonel de son état, cet officier FARDC est venu à la rescousse d’une chef de Division suspendue par le Gouverneur de Province.
Tout commence par la grogne des agents de la Division de l’urbanisme qui ont refusé à la cheffe de division provinciale de l’urbanisme qui a dernièrement été suspendue d’accéder à son bureau situé sur avenue Nyawera en commune d’Ibanda, le matin de ce mercredi 25 septembre 2019.
Selon ces agents, c’est inconcevable qu’elle continue à poser des actes qui engagent leur division alors qu’elle a été suspendue.
Ce qui a poussé l’ancienne cheffe de division Béatrice Maroy Nsimire à faire appel au commandant ville de l’armée de Bukavu qui avec ses éléments ont tenté de bousculer ces agents qui étaient depuis tôt le matin regroupés devant le bureau de leur division.
Un acte fermement condamné par le commandant de la 33ème région militaire basée au Sud-Kivu et au Maniema, le général Akili Muhindo Mundos, qui est arrivé sur le lieu.
Celui-ci a interpellé le colonel commandant ville pour violation des consignes car, indique-t-il, en aucun cas on ne peut faire appel à l’armée pour régler des questions civiles.
Pour le numéro Un de l’armée au Sud-Kivu, aucun comportement d’indiscipline de la part des éléments FARDC ne doit être toléré. Il met également en garde des responsables politiques et administratifs qui tentent d’utiliser l’armée pour leurs intérêts égoïstes.
Ce n’est pas la première fois que le Général Akili Muhindo dit « Mundos» impose de l’ordre au sein de ses troupes. Plusieurs officiers de l’armée ont été déjà remis à la justice pour répondre de leurs actes après des infractions commises à différents niveaux.
Cet autre officier attend donc d’être fixé sur son sort et nombreux pensent qu’il servira certainement d’exemple à ceux qui voudraient fouler au sol les lois du pays en utilisant leur influence.
Jean-Luc M.

Le mouvement NON a été initié par le Professeur Gustave Mushagalusa Nachigera, recteur de l’Université Evangélique en Afrique et l’asbl COCORICO, une organisation qui a pour mission, l’éveil des consciences et la promotion des talents.
Selon les organisateurs, le mouvement NON a été lancé dans le but d’appeler à un engagement plus large et plus solide contre les non valeurs en renonçant à celles-ci et en les dénonçant.
Ce mouvement vise surtout à sensibiliser, à appeler les différentes couches de la population congolaise à un engagement contre les multiples antivaleurs qui ruinent la société.
«à travers le mouvement NON, les enseignants, les élèves, les artistes, les jeunes des différents horizons s’engagent à lutter contre les antivaleurs dans la ville de Bukavu et bientôt partout en RDC. Le changement souffle déjà. Bientôt les gens, dans tous les secteurs de la vie nationale, vont s’engager dans la lutte car, c’est le moment ou jamais» indiquent-ils
A en croire notre source, ce mouvement va toucher les chauffeurs, les motards, les policiers, les politiciens, les enseignants, les journalistes, les médecins, les élèves, les étudiants, les commerçants, les usagers de la route, bref, toute la communauté dans sa diversité.
«dire NON, c’est dire non aux antivaleurs, non au trafic d’influence, non la corruption, non au clanisme, au tribalisme, au régionalisme et à toutes les formes de discrimination, non à ces fléaux qui gangrènent notre pays et freinent son développement» poursuit-il
Le Mouvement NON est donc un mouvement de lutte contre les anti valeurs.
Un mouvement qui regroupe des hommes et des femmes du monde entier, unis par les idéaux du changement et qui rêvent d’un Congo, d’une Afrique et d’un monde meilleur et plus beau qu’avant.
Les organisateurs appellent donc toute la population à adhérer massivement à ce mouvement en se joignant à eux.
Jean-Luc M.
OC Muungano au stade de l’Unité de Goma (2018) Ph. Tiers
La troisième journée de Vodacom Ligue2 en RD Congo s’est poursuivie ce jeudi 26 septembre 2019 au stade de l’Unité d’ Uvira dans le Sud-Kivu. Une rencontre était au programme dans ce stade, et a vu les corbeaux du FC Vivi s’affronter aux Shalalilés de l’OC Muungano.
Pour ce choc de la journée, les corbeaux du FC Vivi ont cette fois été tenus en échec par les Shalalilés (0-0), après les deux succès de suite pour les champions du Sud-Kivu en titre (FC Vivi) depuis le début du championnat.
Dans cette rencontre, les visiteurs (OC Muungano) étaient toujours derrière une première victoire de la compétition pour se relancer, alors que les locaux eux (FC Vivi), cherchaient à conserver leur première place mise sous pression par les équipes du Nord-Kivu, et autres concurrents d’autres provinces dans ce championnat.
Dans cette rencontre Muungano a terminé le match à 10 contre 11 après l’exclusion à la 88e minute de son capitaine Mukamba Badido, après avoir accumulé deux cartons jaunes dans cette rencontre.
Ce match nul de la soirée donne plus d’avantage aux corbeaux d’ Uvira qui suite à ce Résultat devront se contenter de garder la première place avec 7 points pour trois matchs déjà livrés. A ce moment là, les Shalalilés restent loin derrière avec 2 points enregistrés en trois sorties.
Pour cette même compétition, il y a eu match ce jeudi à Goma :
A 13h30, le Daring Club Virunga s’est offert le FC Kasindi par le score de 2-0, dans un match en retard de la deuxième journée, et à 15h30, pour cette même occasion, les Verts et Noirs de l’ AS Kabasha ont prouvé leur suprématie en surclassant l’ AC Capaco de Beni (2-0).
Avec ces victoires, les deux Cadors de Goma (Virunga et Kabasha) totalisent à leur tour 6 points et s’approchent de la tête du classement. ces derniers semblent déjà rivaliser entre-eux à distance avec des résultats similaires : (victoire 2-1 pour chacun à la première journée, puis 2-0 pour les deux équipes lors de la seconde journée).
Notons que pour la quatrième journée, l’OC Muungano accueillera à Bukavu l’équipe de Cadev du Maniema, match prévu pour le 29 septembre 2019, alors que les corbeaux de Vivi devront attendre un peu pus tard pour voyager à Kisangani en date du 13 octobre prochain, pour affronter le CS Makiso.
Eric Shukrani






