Après le désaveu de la Nouvelle dynamique de la Société civile à l’endroit du colonel Roger Wavara, auditeur supérieur près la cour militaire du Sud-Kivu pour son implication dans des dossiers fonciers dans la province du Sud-Kivu, les langues se délient.
Ce mercredi tard dans la soirée, le président du Cadre de concertation de la Société civile au Sud-Kivu qui a estimé qu’il était temps que le colonel Wavara soit arrêté pour être traduit devant les instances judiciaires pour son implication exagérée dans des dossiers civils.
« Nous pensons qu’il est temps de dire que l’Auditeur Supérieur de Bukavu a exagéré. Cette même année, il a comploté dans plusieurs dossiers purement civils pour se taper des immeubles des paisibles citoyens. Ce Monsieur fait terreur dans la ville allant jusqu’à déguerpir et déposséder qui il veut y compris les notables de la ville. Ce qui est inacceptable. Selon nos sources, il aurait une couverture de l’Auditeur Général à Kinshasa, et d’autres responsables toujours à Kinshasa ce qui sape l’image davantage l’image du Chef de l’État dans le Sud-Kivu » dit Patient Bashombe, président du cadre de concertation de la société civile.
Outre ce dossier décrit dans la correspondance du ministre de la Justice, Bashombe cite à titre illustration d’autres cas qu’il qualifie de non exhaustifs.
« Il a envoyé une dizaine des militaires à KALEHE pour envahir une concession d’un notable où le MWAMI est aussi victime, et beaucoup d’autres compatriotes, a déguerpi les habitants de l’avenue en dessus de HOTEL METROPOLE au cours du mois de Mars 2018, le dossier du Préfet de l’Institut TUMAINI, le dossier avec l’immeuble de l’église protestante CBCE à MUHUMBA, le dossier de l’immeuble du défenseur De droits de l’homme Bienvenu KARHAKUBWA, le dossier déguerpissent des habitants du CROIX ROUGE Athénée d’Ibanda ».
Il demande à toutes les victimes « des agissements » du colonel Wavara de contacter cette structure de la société civile aux 0997756503 afin qu’un rapport détaillé soit prêt d’ici quelques heures et exiger que justice soit faite.
Pour sa part, le colonel Roger Wavara a vigoureusement rejeté toutes accusations portées contre lui par les différentes structures de la société civile, estimant qu’il était victime d’un complot des spoliateurs qu’il traque dans la ville.
« Moi je sais que ce sont les spoliateurs qui envoient les acteurs de la société civile à dire n’importe quelle chose alors que depuis que je suis dans cette province et vu le travail que je fais, je gêne certaines spersonnes. C’est parce que je suis toujours en contact avec le travail que je fais n’arrange pas certaines personnes qui sont entrain de vouloir me créer des problèmes. Les militaires qui se trouvent dans la parcelle du fond social, je les ai placés là sous ordre du ministre Kokonyangi lors de son passage ici à Bukavu qui était lui-même sur place et qui a vu comment le fond social a été morcelé et il m’a instruit d’arrêter les travaux et d’y placer des militaires jusqu’à nouvel ordre et je vous informe qu’il y a deux jours que le ministre Kokonyangi a envoyé une délégation qui est encore à Bukavu pour régler ce litige et donc cette délégation va recevoir les acquéreurs pour trouver un terrain d’attente . Le colonel Wavara n’a jamais vendu une parcelle à Bukavu. Quant à la parcelle de Nyofu dont ils font allusion, je ne sais pas s’ils seront en mesure de prouver car NYOFU et AMANI LEO appartiennent à la concession du feu Mobutu mais il y a des gens qui ont spolié une partie de cette concession et le dossier est en instruction au niveau du parquet général mais parmi tous ces gens qui ont écrit, personne ne saura le prouver ou démontrer qu’il y a une parcelle que Wavara a vendu » disait Wavara, répondant aux accusations portant sur certains cas.
Le ministre de la Justice et garde des sceaux de la RDC, Alexis Thambwe Mwamba,a aussi demandé à l’auditeur général des FARDC à Kinshasa de remettre à l’ordre l’auditeur supérieur près la cour militaire du Sud-Kivu « afin qu’il cesse toute interférence et toute intimidation en laissant les cours et tribunaux compétents connaître des litiges civils dont ils sont saisis » sous peine de le déférer devant le conseil supérieur de la Magistrature.
Ceci est contenu dans une correspondance adressée à ce haut magistrat militaire et dans laquelle le ministre de la justice condamne les agissements du concerné.
Eric Shukrani
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