
« Cet exercice purement démocratique vise à contribuer à l’amélioration de la gouvernance provinciale et la participation communautaire en vue de son développement socio-économique. Par le choix éclairé, il est possible que le débat, nourri des besoins exprimés par les forces vives de la province, conduise à l’élection des candidats dont les programmes d’action prennent en compte les attentes de la population et les réalités locales du Sud-Kivu », indiquaient les organisateurs.
Pendant plusieurs heures, les six candidats sauf un de l’opposition qui était encore devant les députés, sont passés devant la population pour exposer les grandes idées de leur programme dans plusieurs domaines de la vie sociale. Aussi, ces prétendants au remplacement de Marcellin Cishambo ont donné en quelques mots des mesures phares de leur début de mandat s’ils sont élus gouverneur.
Cet exercice qui est une première au Sud-Kivu a confirmé la force de la société civile et celles des forces vives en général d’autant plus que ces candidats se sont ,en tout humilité prêté à cet exercice démocratique alors qu’ils n’ étaient vraiment pas obligés ;car faut-il le rappeler, l’élection du gouverneur se fait au second degré ,donc par les députés provinciaux.
Ces candidats qui n’avaient aucune voix à gagner chez cette couche populaire rassemblée dans une des salles du centre régional de paix sont venus répondre à l’invitation de la prestigieuse société civile du Sud-Kivu qui, même si elle traverse des dissensions profondes à l’interne, a quand même un mot à dire sur la gouvernance de la province. Tous les candidats semblent l’avoir compris en se déplaçant vers Nguba où se tenait la tribune d’expression populaire. Des séances comme celles-là ont aussi permis au peuple quoiqu’il votera à travers ses représentants, de se faire une idée précise des programmes des uns et des autres. On les a vu le faire avec courage et zèle comme si c’était vraiment devant leurs électeurs naturels.
Le président de la nouvelle dynamique de la société civile en RDC qui a participé à cet échange a salué cet exercice démocratique et il s’est dit « très satisfait par la prestation de tous les candidats ». « Cela prouve un certaine dose d’humilité », a dit Jean Chrysostome Kijana.
De l’humilité, oui on en a vu chez tous ces candidats, qui, il faut le souligner ont eu le même traitement par rapport au temps de parole. En répondant à toutes les séries de question posées par le public et l’organisation, ils ont effectivement démontré qu’ils tenaient compte des avis de la population qui a élu les députés provinciaux.
Au-delà de tout cela, c’est une victoire de la société civile du Sud-Kivu qui a pensé à ce grand forum qui reste désormais dans les annales de la province et qui servira de modèles pour les autres scrutins à venir, inspirera les autres provinces et les autres générations.
Cet exercice rappelle aussi que dans des vieilles démocraties et dans certains pays africains, les candidats à différents niveaux se retrouvent sur des plateaux des radios ou des télévisions pour exposer leurs idées et apporter une critique aux idées des challengers. A quand cet exploit en République démocratique du Congo ? Bon, voyons d’abord s’il y aura élections générales avant de penser aux débats.
Honneur-David Safari






