des femmes dans une structure médicale. Ph. Tiers

L’état sanitaire de la femme doit être considéré comme une priorité dans les conditions minimum de suivi interne par rapport aux consultations de certaines pathologies. Néanmoins, le gouvernement congolais devrait mettre un accent particulier sur la catégorie des malades indigentes tout en octroyant des subventions aux structures pour une meilleure prise en charge.
C’est la demande pathétique d’une accoucheuse du Centre de Santé « Espérance » à l’occasion de la journée internationale d’action pour la santé de la femme ce 28 mai 2019.
La prise en charge médicale de la femme est d’une importance capitale et nécessite un suivi régulier estime Aurélie Chibalonza, infirmière de son état au Centre de Santé « Espérance » en commune de Bagira, ville de Bukavu, Province du Sud-Kivu.
Elle déplore la manière dont les femmes rencontrent des difficultés pour se faire soigner.
« La plupart d’entre-elles sont pauvres». « Elles sont nombreuses celles qui présentent plusieurs maladies, plus particulièrement des infections sexuellement transmissibles. Le médecin directeur est capable de temps à autre d’offrir une consultation gratuite mais c’est la suite qui pose problème par rapport aux bilans ou aux examens paracliniques qu’il faudra effectuer en association, aux amortissements des machines, au payement du personnel soignant qui du reste est maigre ainsi qu’à l’achat des médicaments».
L’accoucheuse insiste sur l’état de pauvreté qui bat son record dans cette partie de la commune.
«La plupart des femmes qui viennent dans notre Centre de santé sont des démunies, elles vivent difficilement et n’ont même rien à mettre sous la dent, elles ressemblent même à des mendiantes. Leurs conditions de vie sont extrêmement misérables. Trouver ne fût-ce qu’un centime pour les soins est un véritable casse-tête», se désole-t-elle.
L’infirmière lance un cri d’alarme au nouveau Gouvernement de faire des soins des femmes une priorité surtout celles sombrant dans la misère en République Démocratique du Congo.
Pour rappel, le 28 mai de chaque année est considéré comme la Journée d’Action pour la Santé des femmes. Elle a été créée au Costa Rica lors de la cinquième rencontre internationale sur la santé des femmes en 1987. Après huit ans de campagne pour combattre la mortalité et la morbidité maternelles, les femmes ont estimé qu’il fallait recentrer la campagne autour du phénomène de privatisation dans un contexte néolibéral. C’est pour cette raison que la Journée internationale d’action de 1997 a eu pour cible les problèmes d’accès à des services de santé de qualité, accès considéré comme un droit des femmes.
Anne Mushigo







