
Dans une correspondance adressée au ministre provincial de la justice et des droits humains , l’ONG dit constaté que l’arrêté interministériel du 4 mai 2010 portant fixation des droits, taxes et redevances à percevoir à l’initiative du ministère de la justice ne cesse d’être « torpillé et même foulé au pied par les animateurs de l’appareil judiciaire ».
L’organisation dit avoir enregistré les plaintes des citoyens, qui sont victimes de cette situation surtout à la phase pré-juridictionnelle.
« Bien plus, nous avons actuellement l’impression que le caractère de la gratuité de la justice est en train d’être mise en cause du jour au jour, lorsque les animateurs de la justice prennent le plaisir d’exiger les frais de dépôt de la plainte mais aussi exiger les frais pour rendre visite à un détenu, pour les frais de justice exigés, nous vous prions de bien vouloir instruire les animateurs de l’appareil judiciaire et les justiciables en ce qui concerne le trésor public et présenter la quittance pour le bien-être de la canalisation financière en province mais aussi la transparence entre la population et la justice car la justice devient une pilule amère au Sud-Kivu alors que la justice protège, dit-on » dit son coordonnateur régional Jackson Kalimba.
PADHEP sollicite par cette correspondance, l’implication personnelle du ministre provincial de la justice à qui elle demande l’instauration des sanctions disciplinaires pour tout cas de violation de l’arrêté évoqué ci-haut.
Honneur-David Safari
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