Palais de Justice de Bukavu. Photo d’illustration

Les audiences en appel dans 5 affaires des crimes des masses au Sud-Kivu se sont ouvertes depuis le 12 juin dernier à Bukavu.
C’est la haute cour militaire qui s’est déplacée à Bukavu dans le dossier de Mutarule, l’affaire Musenyi dans le Kalehe, l’affaire du député Batumike Rugimbanya et coaccusés ou encore dans l’affaire Ntumwa, Maro, dit « Marocain ».
Des procès en appel qui seront suivis par plusieurs défenseurs des droits de l’homme et d’autres organisations internationales qui souhaitent que la justice aille dans le sens de la protection des centaines des victimes de ces atrocités.
Nombreux espèrent que les prochains arrêts de la haute militaire confirmeront les peines pour donner un signal fort sur la lutte contre l’impunité en RDC.
Pour rappel, dans le dossier Mutarule par exemple où le verdict de première instance a été rendu en février 2017, des membres des forces de sécurité avaient été condamnés pour des infractions de meurtre, détention illégale d’armes ou encore pour violation des consignes. Des crimes qui ne sont pas des crimes contre l’humanité portés contre eux à l’avance dans le cadre du meurtre des dizaines des personnes en 2013 et 2014.
Dans l’affaire Musenyi un village du territoire de Kalehe, une opération des militaires FARDC contre un groupe armé avait fait des victimes parmi les civils entre le 20 et 22 septembre 2015 faisant près de 150 civils.
Deux semaines de procès et le colonel Becker qui commandait l’unité des FARDC condamné à 10 ans de prison pour des crimes de guerre avec paiement des amendes aux victimes des viols et des pillages.
Dans le procès dit de Kavumu, le député Fréderic Batumike et 11 miliciens de « Jeshi la Yesu » avaient été condamnés à perpétuité pour des violences sexuelles contre 37 jeunes filles mais aussi pour participation à un mouvement insurrectionnel et meurtre d’individus.
Dans l’autre affaire de Kalehe, la justice a prononcé 20 ans de prison contre le chef milicien « Marocain » pour crimes de guerre par esclavage sexuel, pillage et attaques contre la population civile et crimes contre l’humanité par viol.
Florence Ashuza







