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    Des Bashi réunis au sein de plusieurs structures et mutualités, attirent l’attention des autorités coutumières et politico-administratives sur les meurtres dont sont victimes leurs membres, qui exercent des activités dans plusieurs coins de la province du Sud-Kivu.

    Ils l’ont fait savoir au cours d’une messe de requiem tenue ce lundi 6 septembre 2021, en mémoire des Bashi  tués  spécialement en territoire de Shabunda suite au phénomène «Kimbilikiti». Elle a été organisée à la cathédrale notre dame de la paix de Bukavu, par l’Union des Jeunes pour le Développement du Bushi-Buhavu (UJDBU), en collaboration avec le Comité des Mutualités des Bashi vivants à Shabunda (COMUSHOI), et le Centre Culturel Ndaro.

    A cette occasion, ces derniers ont exprimé leur consternation en rapport avec les actes de barbarie dont sont victimes  leurs frères vivants et exerçants des activités commerciales dans ces coins de la province.

    « Tenant compte des difficultés et des problèmes que les peuples Bashi sont confrontés dans le cadre de leurs activités quotidiennes, nous dénonçons avec toute dernière énergie ces actes génocidaires commis par certaines autorités coutumières à l’encontre de nos frères Bashi. Notre problème est de demander aux autorités coutumières, nationales et provinciales de s’impliquer dans ce problème car il risque de produire au Bushi  comme ça s’est fait à Beni. Ici nous voulons sensibiliser tout le monde. Etant congolais on a droit de vivre partout où on veut. Selon la constitution, un congolais doit entrer, sortir et vivre partout où il veut sur le sol congolais » a interpellé Paulin Bakenga, président de la mutualité des Bashi vivants à Shabunda.

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    En termes de bilan, celui-ci a fait savoir que dans le territoire des Shabunda, 43 personnes ont été tuées dans le phénomène Kimbiligiti. En seulement une semaine, soit du 21 août au 28 août 2021, 5 membres de la communauté Shi ont été assassinés dans cette partie de la province, a confirmé Pailin Bakenga. Il  a soutenu que depuis le début de ces actes de barbarie, plusieurs biens ont également été volés, ravis et pillés, estimés aujourd’hui à un million des dollars.

    Bertin Bulonza

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