
Enfin, le gouvernement provincial va s’impliquer dans la crise oubliée de Bijombo, en territoire d’Uvira dans le Sud du Sud-Kivu.
Le Gouverneur du Sud-Kivu a sollicité le concours de la population de Bijombo pour permettre le retour de la paix dans cette partie du territoire d’Uvira.
Claude Nyamugabo l’a dit ce mardi 14 Août 2018 au sortir d’une rencontre avec une délégation de la société civile d’Uvira en son cabinet de travail à Nyamoma, en présence de Karna Soro, chef de la Monusco au Sud-Kivu et au Maniema.
Pour le numéro Un du Sud-Kivu, il faut sensibiliser toutes les parties au conflit afin qu’elles déposent les armes et soutiennent les Forces armées Loyalistes parce que pour lui, « rien ne sera fait sans la paix » à Bijombo.
« Aujourd’hui nous avons invité les membres de la société civile pour qu’ils nous disent de vive voix comment les choses évoluent sur terrain et nous invitons les uns et les autres au calme en leur disant que le gouvernement de la République va prendre des mesures nécessaires pour sécuriser les biens et les personnes à Bijombo mais cela c’est avec le concours de la population de Bijombo parce que rien ne sera fait à Bijombo si les gens de Bijombo ne veulent pas de la paix. C’est pour cela que je les invite à s’impliquer et à être complices de nos Forces armées qui vont être déployées très rapidement en nombre suffisant et en personnes expérimentées pour que la paix revienne très rapidement dans cette partie de la province » dit Claude Nyamugabo, dans des propos recueillis par sa cellule de communication.
Celui-ci note que la question des milliers des déplacés internes de ce groupement a déjà été abordée avec le gouvernement central et que tout sera fait pour trouver une solution.
« Nous avons déjà pris des contacts pour savoir combien des personnes ont été déplacées et nous avons langue avec le gouvernement central pour que très rapidement nous venions en aide à ces personnes déplacées en territoire d’Uvira » promet Claude Nyamugabo.
Des déplacements des populations sont signalés dans la grande partie du groupement de Bijombo dans les Hauts plateaux d’Uvira après des combats entre des groupes armés locaux et ethniques.
Selon une organisation des jeunes Méthodistes, des conflits interethniques opposent les jeunes des communautés vivant dans Uvira et Fizi, en l’occurrence les jeunes de la communauté Bembe, Fuliru et Nyindu regroupés au sein d’un groupe armé Mai-Mai qui ne dit pas encore son nom et les jeunes de la communauté Banyamulenge regroupés au sein d’un groupe armé appelé Ngumino.
Les organisations de défense des droits de l’homme font état de plusieurs personnes tuées depuis le début du conflit et d’autres exactions commises à l’encontre de la population.
Pour ces organisations, les autorités de la province et du pays, ne fournissent pas assez d’efforts pour mettre fin à cette situation qui risque d’embraser toutes les régions de Fizi, Uvira et alentours.
Dans un communiqué publié le dimanche 17 juin 2018, le réseau Local de Protection des Civils (RLPC ) en collaboration avec CEADHO (centre pour l’Éducation, Animation et défense des Droits de l’Homme) et ses partenaires sollicitent l’implication effective des autorités tant locales, provinciales que nationales pour mettre un terme à l’insécurité qui a élu domicile dans les territoires d’Uvira et Fizi au Sud-Sud de la province. Une insécurité due notamment aux conflits armés dans ces entités.






