

Deux journalistes de Bukavu ont été arrêtés puis séquestrés pendant plus ou moins deux heures par un officier des forces armées de la RDC non loin de l’hôtel La Roche, sur avenue Nyofu ce samedi 7 juillet 2018.
Il s’agit de Ronely Ntibonera de la Radio Svein et Ghyslain Watongoka de la Radio Télévision Ngoma Ya Kivu, des stations émettant de Bukavu.
Ils ont été relâchés après avoir été conduits à l’auditorat militaire de Bukavu.
Selon les deux journalistes, le capitaine Innocent commis à la protection de la concession Mobutu par l’auditeur militaire n’a pas apprécié leur contact avec une famille menacée de déguerpissement dans le dossier foncier opposant quelques familles à la famille de l’ancien président.
C’est alors qu’ils voulaient quitter la concession à problème que Ronely Ntibonera et Ghislain Watongoka ont été interceptés par trois personnes en tenue civile accompagnées du capitaine Innocent.
Ceux-ci ont alors intimidé leur intimant l’ordre de déposer tout ce qu’ils avaient comme matériel et autres effets.
Conduits à la résidence de l’officier, ils y ont passé deux heures d’interrogatoire violents, des menaces suivis des tortures.
” Il nous a dit que nous n’avions pas le droit de dire quoi que ce soit dans ce dossier de la concession du président Mobutu après nous avoir administrer quelques coups” racontent les deux journalistes.
Conduits à l’auditorat militaire de Bukavu, ces deux confrères ont été relâchés après avoir été entendus par un autre officier des FARDC.
L’auditeur militaire du Sud-Kivu, le Colonel Roger Wavara que Laprunellerdc.info a contacté dit n’avoir pas encore reçu le rapport sur l’incident contre ces professionnels des médias.
En attendant, la Direction de la Radio Svein Bukavu condamne cet acte “qui nuit gravement à la liberté de la presse”. Exigeant des explications claires sur le pourquoi de l’arrestation de son journaliste. Elle rapelle que Ronely Ntibonera n’est pas allé comme faisant partie d’un quelconque contentieux “mais pour son travail d’informer et ne devrait pas être traité comme un bandit”
Adonis Lubambo







