Des élèves dans la cour intérieure de l’EP Songa Tangila à Kamituga

C’est à travers une correspondance adressée à Madame la ministre provincial de l’EPST que les enseignants du territoire de Mwenga et ceux de la ville de Kamituga à travers le Syeco ont annoncé le début de la grève sur toute l’étendue du territoire de Mwenga à partir de ce vendredi 25 octobre suivie des différentes actions syndicales.
Cette décision a été prise lors de l’assemblée générale, tenue à Kamituga le 12 octobre et celle du 20 octobre en présence des enseignants de Mwenga et de la ville de Kamituga.
Tout en soutenant la gratuité de l’enseignement prônée par le chef de l’Etat, ces derniers revendiquent auprès du gouvernement congolais la suppression des zones salariales, la budgétisation des écoles déjà mécanisées, le paiement de toutes les nouvelles unités du primaire et du secondaire, la bancarisation des enseignants de Mwenga et Kamituga à partir de la Cadeco qui est déjà installée à Kamituga.
« Que la caritas Uvira paie les 15 mois d’arriérés des frais de fonctionnement aux écoles primaires et bureaux des gestionnaires évalués à plus de 190 millions de francs congolais y compris les frais de fonctionnement de mois d’août 2019 de 70 écoles primaires de l’antenne Secope de Mwenga-Sud» disent les enseignants.
Pour exprimer leurs mécontentements, ces enseignants organisent leurs premières actions citoyennes à partir du 25 au 28 octobre devant les bureaux du Proved et Secope du Sud-Kivu 3, à tous les de paie de la caritas diocèse d’Uvira dans tout Mwenga et enfin à la mairie de Kamituga.
Ces enseignants promettent de continuer leur mouvement de grève jusqu’à ce que le gouvernement congolais prenne en compte leurs réclamations.
Déjà ce vendredi matin, les élèves du primaire comme du secondaire ont été contraints de faute d’enseignants.
A Bukavu, quelques écoles écoles Catholiques et protestantes sont aussi en grève depuis maintenant trois jours.
Ils disent solidariser avec leurs collègues Nouvelles Unités et Non Payés qui jusque-là ne reçoivent rien de l’État. Comme ceux de Mwenga, les enseignants de la ville réclament la suppression des zones salariales et l’amélioration des conditions de travail.
Abdallah Mapenzi







