Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo annoncent désormais avoir capturé le chef milicien Masudi Alimasi Frédéric dit Koko di Koko le mardi 2 avril 2019 à Kimbili, territoire de Shabunda dans le Sud-Kivu.
Des sources de Laprunellerdc.info faisaient état d’une probable mort de ce milicien le jeudi 28 mars 2019 à Shabunda, lors d’une attaque menée par l’armée régulière de la RDC.
Mais selon le capitaine Dieudonné Kasereka, Porte-Parole du secteur Opérationnel Sukola 2 Sud Sud-Kivu, ce seigneur de guerre avait été blessé par balle le 23 mars pendant la patrouille de combat des éléments du secteur opérationnel Sukola2 Nord Sud-Kivu. Son adjoint chargé de l’administration et logistique Monsieur Samitamba Mikese avait été capturé dans cette opération. Trois de ses hommes ont été neutralisés, trois armes AKA47 récupérées par les FARDC.
Ancien sergent de l’armée régulière, le chef milicien Koko di Koko et son adjoint sont en route vers Bukavu. « Ils seront remis à la justice militaire pour qu’ils répondent de leurs actes » annonce le capitaine Dieudonné Kasereka.
« Le commandant secteur Nord Sud-Kivu, le général de brigade Mukalay Ngoy François en mission de sensibilisation de tous les groupes armés dans le territoire de Shabunda demande à tous ceux qui hésitent à déposer les armes de le faire le plus tôt possible et ils seront bien accueillis » dit le communiqué des FARDC.
Freddy Koko di Koko est un chef milicien Raiya Mutomboki dont le groupe est actif dans les territoires de Mwenga et Shabunda.
En date du 8 février 2018, les troupes de ce seigneur de guerre ont attaqué le village de Kabikokole, en territoire de Mwenga, où elles ont commis des graves crimes. En une seule nuit, plus d’une centaine de femmes a été violée, tous les biens du village ont été pillés [ou incendiés] y compris le centre de santé de Kabikokole.
A partir du mois d’Avril 2018, les hommes de Koko di Koko, associés à ceux d’autres filières Raiya Mutomboki, ont commis une panoplie d’exactions à Kamungini, Keba, Wameli, Bimpanga et Parking, où des femmes ont été massivement violées et des villages entiers ont été dévalisés.
La fondation Panzi, du Docteur Denis Mukwege, a plus d’une fois dénoncé les crimes qu’a commis ce milicien et, sur base des preuves médico-légales fiables, a encouragé la justice militaire congolaise à se saisir de ses abus afin que ces actes ne restent pas impunis.






