Au moins 8 femmes ont été assassinées à moins de deux semaines dans la province du Sud-Kivu. Le cas le plus récent est celui d’une femme assassinée dans la nuit de ce lundi 4 janvier 2021 par des bandits armés à Katana.
Ce cas qui n’est pas isolé vient rappeler celui survenu à Mboko dans le territoire de Fizi, où une femme a été tuée à la machette chez elle par des inconnues le samedi 2 janvier 2021. Une autre femme a été retrouvée morte à Irambo (Bukavu) la semaine passée et selon des témoins elle serait violée avant d’être tuée.
A Bijombo dans le territoire d’Uvira, environs 5 femmes ont été tuées le mercredi 30 décembre. Elles vivaient dans le camp des forces de la Monusco et se rendaient dans les champs pour chercher à manger. Des sources sur place attribuent ces massacres à la coalition Gumino-Twirwaneho.
La province du Sud-Kivu connaît depuis un certain temps une recrudescence de l’insécurité, mais des attaques contre les femmes posent des questions. Il faut dire que dans la région, les femmes étaient victimes des violes de la part des groupes armés, mais elles ne faisaient pas l’objet d’attaque ciblée.
Le cas de ces 8 femmes assassinées dans moins de deux semaines vient posé sérieusement la question de cette nouvelle menace qui pèse sur cette catégorie de la population.
Thomas Uzima






