86 maisons attaquées ,37 personnes tuées et plusieurs cas de braquage des véhicules et de cambistes pour le seul mois de janvier 2018 au Sud-Kivu. Ce bilan émane de la synergie d’association des jeunes pour l’éducation civique, électorale et la promotion de droits de l’homme au Sud- Kivu ;SAJECEK forces vives dans son 48ième bulletin surprise rendu publique ce 31 janvier 2018.
Dans ce document ; le mouvement Sajecek forces vives indique que « depuis l’entrée en fonction du gouverneur Claude Nyamugabo, la population de la province du Sud –Kivu vit avec une peur au ventre suite a l’insécurité qui est devenue grandissante et qui s’observe dans le coins et recoins de la province sous l’œil endormant de l’actuel locataire du Nyamoma alors qu’il avait annoncé avec pompe qu’il ferait de la sécurité son cheval de bataille »
Dan ce bulletin, L’organisation est revenue sur certains cas d’insécurité enregistrés dans la province du Sud-Kivu sans que les malfaiteurs ne soient dénichés et répondre de leurs actes devant la justice.
« Dans la plaine de la Ruzizi, il est actuellement difficile pour un véhicule d’y passé sans se heurter aux coupeurs de Route. Le territoire de Fizi est frappé par des incursion des éléments des groupes armés » rappelle ce bulletin.
Il revient notamment sur le cas récent d’insécurité vécu à Bukavu en pleine journée ou entre 18h et 20h et le plus souvent non loin des postes des éléments de l’ordre
« A Bukavu, la situation sécuritaire devient inquiétante. en date 19 janvier 2018, aux environs de 19heures 30,la maison Exodus située dans la commune d’Ibanda avait été la cible d’ attaque. Plusieurs personnes blessées ; des bien et une somme importante d’argent emporté.5 boutiques sont attaquées aux environs de 19 heures a l’endroit communément appelé chez Kibonge dans la commune de Kadutu en date du 22 janvier 2018.Comme si cela ne suffisait pas ; les cambistes se trouvant en face du magasin Kotecha sont attaqués aux environs de 16 heures par des bandits armés qui ont jeté une grenade sur un groupe de cambistes avant de s’échapper. Plus de 17 personnes y sont blessées et 2 personnes mortes » Peut- on lire dans ce document.
Sajecek forces vives, pense que l’inaction du gouvernement face à cette insécurité persistante dans la ville de Bukavu et la plaine de la Ruzizi porte à croire que la priorité de gouvernants se trouve ailleurs que le quotidien de leurs administrés.
Pour Sajecek, « les petites actions de charme » du ministre provincial de l’intérieur qui consistent à distribuer des ordinateurs ne suffisent pas pour résoudre le problème de l’insécurité dans la ville.
Ce mouvement se pose la question de savoir si on peut oser dire que la province est gouvernée et se demande si les autorités savent réellement que le droit à la vie est le premier droit des droits de l’homme et le droit de l’homme par excellence ? Il se demande en fin que font le service des sécurités si les malfaiteurs peuvent opérer en toute quiétude en plein centre-ville.
Ces questions trouveront surement des réponses dans une table ronde sur la sécurité dans la province du Sud-Kivu, que ce mouvement exige afin de trouver des solutions aux problèmes sécuritaires avant que le pire n’arrive.






