Le 13 juin de chaque année, le monde célèbre la journée internationale de l’albinisme ou des personnes vivant avec albinisme.
A l’occasion de cette journée, l’Association pour la Promotion Intégrale des Albinos (APIA) plaide pour la protection des personnes vivant avec albinisme auprès des autorités politico-militaires du pays.
Pour Juvenal Lushule, le président National de cette association, il est donc important que la sécurité des personnes albinos attire l’attention des actuels dirigeants.
«Nous demandons aux autorités politiques et administratives de notre pays en général et de la province en particulier, protection des groupes marginalisés que nous sommes, l’inclusion dans les instances de prise des décisions, et à toute la population de nous accompagner dans notre lutte.»
A l’occasion de ce cinquième anniversaire, les albinos font un bilan sombre de plus de 25 personnes vivant avec albinisme tuées dans la province du Sud-Kivu sur une période de quatre ans et dans des conditions non encore élucidées.
«Depuis 2015, nous avons déjà perdu plus des 25 compatriotes albinos qui ont été tués par les gens et on nous dit que les enquêtes sont toujours en cours. Plusieurs tombes des albinos profanées et aucune mesure n’est prise jusque là. C’est pourquoi nous réclamons la protection car même nos enfants ne vont plus au cours de peur d’être pris en cours de route. Et même les femmes albinos ne peuvent plus faire le champ.» se désole-t-il.
Il s’est observé dans la province du Sud-Kivu un phénomène de chasse à l’albinos depuis quelques années. Cela met cette catégorie des personnes dans une situation d’insécurité totale. Ils sont pourchassés pour des raisons inconnues jusqu’où quand ils sont tués, ils sont souvent mutilés et parfois leurs tombes profanées.






