

C’est par un communiqué lu à la télévision publique par le ministre de la défense, le Général Awad Mohamed Auf, ce jeudi 11 avril que la nouvelle a été rendu publique.
Selon le Général l’armée supervisera un gouvernement de deux ans qui sera suivi par les élections, entre temps la constitution a été suspendue.
« Le pays observera un mois de couvre-feu et toutes les frontières seront fermées jusqu’à nouvel ordre et le bureau du premier ministre et le parlement ont été dissous. » a-t-il annoncé.
Ceci arrive après plus de trois mois de contestation de la population soudanaise qui avait s’était insurgé contre la décision du gouvernement d’augmenter le prix du pain le 19 décembre dans un pays en plein marasme économique. Elle avait alors demandée la démission du président de la République.
Refusant de démissionner, ce militaire de carrière -qui était l’un des plus anciens dirigeants d’Afrique avec 30 ans de règne- avait décrété l’état d’urgence le 22 février sur l’ensemble du territoire après avoir tenté de réprimer le mouvement par la force.
L’ampleur de la contestation avait alors fortement baissé avant un net regain de mobilisation samedi 6 avril, lorsqu’une foule de manifestants s’est rassemblée devant le QG de l’armée à Khartoum pour demander aux militaires de la soutenir.
Les milliers de manifestants ont campé jour et nuit pendant six jours devant ce siège de l’armée, qui vient finalement de destitué Omar el-Béchir.
Selon un bilan officiel, au moins 49 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement. L’ONG Human Rights Watch avait fait état d’au moins 51 morts, dont des enfants.
Thomas Uzima







