Le docteur Denis Mukwege dénonce la recrudescence durant ces dernières année de cas de violations des droits dans le pays qui se manifestent par le retour de la triste réalité de violences sexuelles à l’égard même des enfants.
« C’est triste puisque je crois qu’en 2015 on avait déjà des espoirs que les choses allaient en s’améliorant, malheureusement depuis 2017 même fin 2016, on a observé une recrudescence et là effectivement c’est triste puisque nous venons de recevoir même les victimes qui ont été violées il y a juste deux semaines. Tout un village de presque 5 mille personnes complètement dévasté dans le Mwenga. Et donc je crois que la situation est entrain de plutôt s’empirer » a dit l’homme qui répare les femmes faisant allusion aux 68 femmes violées dès la fin de février 2018 à Kabikokole à plusieurs Kilomètres de Kitutu dans le territoire de Mwenga.
Des viols rapportés par Laprunellerdc.info le 14 mars dernier.
Pour le professeur Mukwege, ces actes continuent à être commis par des groupes armés qui en ont fait une arme efficace et redoutable contre les populations civiles. Mais il averti que cette violence atteint aujourd’hui les zones sans conflits.
« Je crois que le groupes armés ont compris l’efficacité de cette arme à tel point que les témoignages que nous recevons des femmes sont de témoignages qui nous déchirent tout simplement puisque on peut se poser la question pourquoi poser des actes comme ça sur des êtres humains et des semblables. Aujourd’hui cette violence a franchi la barrière des zones de conflits et, cette violence se trouve malheureusement dans les zones qui n’ont pas des conflits et dans les villages se sont des groupes armés qui surprennent les villageois en plein sommeil et au marché .Et ces actes violents se posent malheureusement sur la population » regrette t-il ce samedi 25 mars 2018 après une question d’un confrère de l’AFP.
Le docteur Denis Mukwege est le directeur de l’hôpital de Panzi. Un hôpital connu mondialement dans la prise en charge des femmes victimes de violences sexuelles et celles basées sur le genre.






