« Si un militaire commet une erreur, nous devons éviter la généralisation » (Cardinal Ambongo à la population de Beni)

« Si un militaire commet une erreur, nous devons éviter la généralisation » (Cardinal Ambongo à la population de Beni)

Le Cardinal Fridolin Ambongo appelle les populations des zones en insécurité dans la province du Nord-Kivu à faire confiance à l’armée, à la police, et à la Monusco, afin de contribuer à l’éradication des groupes armés qui sèment terreur et désolation dans cette contrée.

Ce prélat catholique l’a dit ce samedi 28 Novembre 2019, lors d’une messe dite à la paroisse de Beni cité, en mémoire des victimes « innocents » des massacres perpétrés dans cette région.

Dans son homélie d’environ trois quarts d’heure, Fridolin Ambongo estime que même si certains soldats pourraient avoir des manquements, la population doit faire confiance aux militaires et aux policiers, qui se sont sacrifiés en abandonnant leurs familles, pour aller chercher la paix à Beni.

Si une erreur a été commise par un militaire, nous devons résister à la tentation de la généralisation. Parmi nos militaires il y a beaucoup qui se sacrifient dans le froid dehors, de fois ils ne mangent pas assez, mais ils sont là. Ils sont venus ici en laissant leurs familles, non pas pour faire l’aventure, mais pour vous. La même chose pour les éléments de la police, ils sont là pour vous. Ils ne sont pas des ennemis. On peut avoir des erreurs et des manquements, mais évitons la généralisation” affirme-t-il.

Celui-ci explique également que la Mission Onusienne a eu des failles dans l’exercice de sa mission en RDC, mais demander son départ c’est « chasser » la communauté internationale, qui ne peut, selon lui, être sans conséquences.

Nous avons la présence de la Monusco ici. Qui dit la Monusco dit la communauté internationale. Qu’il y ait eu des bavures ou des manquements dans l’exercice de leur mission, je n’en disconvient pas. Et je suis le premier avec vous à leur faire des reproches. Il n’est pas acceptable qu’à côté d’une station de la Monusco, on vienne égorger des êtres humains. La monusco doit faire son examen de conscience, elle doit se remettre en question et améliorer sa performance. Mais évitons la l’amalgame. Nous n’avons pas le droit de conclure que la Monusco n’a plus une raison d’être à Beni-Butembo. Il y a des conséquences que nous ne mesurons peut-être pas” affirme ce Cardinal congolais.

Ambongo indique que l’ennemi ce n’est pas l’armée, ni la police, ni la Monusco, ni même une partie de la population de Beni. Pour lui, l’ennemi se trouve ailleurs, et il « prend plaisir » à voir la population et les forces de sécurités divisées.

Museza Cikuru

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