
« Le rôle des femmes et des hommes et des jeunes en vue de promouvoir les valeurs inclusives dans le secteur Café-Cacao » c’est l’un des thèmes développé au 3ième jour de la 4ième édition « Saveur du Kivu » organisée à Bukavu depuis le 11 juin.
Plusieurs femmes actrices et présentes dans la filière café ont insisté sur le rôle important que joue la femme dans la production.
« Aujourd’hui, elles sont très actives dans la production, c’est-à-dire la récolte, le transport, le traitement et le triage. Bref, elles tiennent le ménage », a expliqué madame Julie Kamungele représentante des femmes regroupées sous IFCCA qui regroupe 22 coopératives des femmes.
Des témoignages Positifs des femmes et jeunes qui ont réussi
« Nous avons produit un container provenant des femmes en 2016, 1 container et 300 sacs en 2017, 1 container et 60 sacs en 2018.
Nous ne pensions pas que les femmes pouvaient produire du café. En produisant ces containers, nous avons eu beaucoup des profits. Des profits que nous avons utilisés dans l’achat des chèvres. Les femmes se sont regroupées à 2 ou 3 par groupes et ces chèvres sont comme leur investissement. Ces femmes disent qu’elles aimeraient avoir plus d’investissement pour qu’elles fassent plus de profit qu’avant », témoigne madame Fikiri Mwakagenyi, de la coopérative Muungano.
D’autres femmes se disent fières de leurs productions.
Par exemple pour la Coopérative Kawa Kabuye(une coopérative mixte), les femmes disent avoir produit 7 containers de café en 2016, 14 containers en 2017, Coopade-Femmes a réussi à produire 2 containers de café pour la seule saison passée pour de la première année de son existence.
Ce qui fait dire à ces femmes que c’est possible de continuer à hausser la production avec l’appui de l’Etat des organisations nationales et internationales.
Martin Ngendo, venant de la République Rwandaise, a pour sa part partagé les expériences dans l’encadrement des femmes de son pays et qui évoluent dans le secteur Café.
« Les femmes Rwandaises ne s’intéressaient pas trop à la filière café alors qu’elles constituent 52 % de la population Rwandaise. Elle prenait la filière comme celle réservée aux hommes alors que maintenant elles sont actives et aident énormément dans la vie du foyer. Cela grâce notamment à l’éducation sur la culture du café et le suivi strict des recommandations de l’État ».
Estimé à 1% de consommateurs du café au début, le nombre s’accroit tous les jours, fait-il remarquer.
Il relève que dans son pays le Rwanda, l’État fait la promotion de la production locale, des formations sur la gestion des coopératives, de la bonne gouvernance et d’autres coopératives disposant des stations de lavage sont connectées aux bailleurs des fonds et autres banques.
La chef de division provinciale du genre, femme, enfant et famille Mamy Masimane révèle de son côté que sa division accompagne les structures des femmes
« Plusieurs défis sont en train d’être relevés dans le secteur du café notamment. Elles sont aujourd’hui actives dans le repiquage des plantules d’arbres pour lutter contre le réchauffement climatique » dit-elle, mettant en exergue le plan du secteur genre qui est en train d’être finalisé et qui intègre des aspects pour la promotion de la femme, notamment celle œuvrant dans le secteur agricole.
Il faut noter tout de même que les femmes œuvrant dans le secteur du café se butent à un plus grand problème repris par la majorité des intervenants : les femmes ne sont pas propriétaires des terres « car elles ont désormais le même droit d’accès à la terre et le droit à l’héritage de leurs familles »
Florence Ashuza
Le stade de la Concorde lors d’une séance d’entrainement de l’Académie Schaux Sport. Ph.Laprunellerdc.info
Le championnat de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu ouvre ses portes ce mardi 1 octobre 2019 pour son édition 2019-2020, après le premier report de son coup d’envoi qui devrait avoir lieu depuis le 25 septembre 2019. Au programme, deux rencontres sont prévues ce mardi : l’ AS Mozende (tenant du titre) accorde son hospitalité au FC Texas, pour l’ouverture.
La rencontre de 15 h30 entre l’équipe du FC Ciriri Sport et celle du FC Régi Sport va clôturer cette première soirée de la fête du football Bukavien.
Pour la suite des hostilités, la rencontre de ce mercredi entre OC Tonfa et AS Aigle-Vert risque d’ être reportée, car ce même mercredi 2 octobre une rencontre de Vodacom Ligue2, entre Etoile du Kivu et AC Capaco de Beni est au rendez-vous au stade de la Concorde.
Le jeudi 3 octobre prochain, AS Ruzizi affrontera l’Académie Rangers à partir de 13h30, suivies de l’explication de 15h30 entre la JSBU (Ex Ajax) et US Bilombe.
Pour le vendredi 4 octobre, le FC Dynamic jouera le FC Etoile de l’Est à 13h30, et à 15h30 le FC Puma affrontera JS Muhumba.
Les choses sérieuses commencent donc dans la ville de Bukavu, pour ce qui est du championnat local, une hypothèse jusque-là loin d’être concrète, vue le climat qui règne entre les clubs et l’Entente de Bukavu.
Notons que jusque-là certaines équipes contestent le début de l’exercice prochain. Ces derniers réclament des élections au sein de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu, des élections qui divisent l’opinion sportive dans la ville de Bukavu. Espérons que les équipes ne vont pas boycotter ce coup d’envoi.
Eric Shukrani
Justin Mastaki, élu (UNC) de Bukavu lors de sa conférence-débat dans la salle Materdei de Bukavu.
Au cours d’une conférence-débat tenue ce samedi 28 septembre 2019 dans la grande salle de la paroisse Mater Dei de Muhungu en commune d’Ibanda, le député Justin Mastaki Namegabe a affirmé que la procédure légale requiert un délai de préavis avant de déclencher une grève.
Ce qu’il regrette que les enseignants n’ont pas fait, et ont préféré se plonger dans la précipitation.
«Cette grève a été brutale et inopportune, parce qu’il n’y a eu aucun préavis qui a été donné par les enseignants. Ils auraient dû établir un cahier de charges et le transmettre au gouvernement avec un délai précis. Une grève sans préavis est une grève sauvage.
Il y a des démarches au niveau du gouvernement, et nous sommes en session parlementaire budgétaire.
Ils devraient attendre voir l’enveloppe qui sera allouée au secteur de l’enseignement pour pouvoir conclure que leurs revendications ne seront pas satisfaites » a-t-il précisé.
Au cours de cette conférence, cet élu de Bukavu a indiqué que la population congolaise a tant souffert pendant les régimes précédents, c’est pourquoi selon lui, le gouvernement actuel est entrain de tout mettre en oeuvre pour matérialiser la gratuité de l’éducation de base, que rappelle-t-il, est une obligation constitutionnelle.
Justin Mastaki appelle les uns et les autres à barrer la route à toute personne qui veut mettre en échec cette gratuité, et rappelle que le gouvernement est prêt à budgétiser d’autres enseignants qui sont les NU et les NP afin qu’eux aussi puissent commencer à toucher leur salaire.
Il appelle le gouvernement à construire d’autres écoles pour éviter une grande popularité dans les classes, et que tous les enfants aient accès à la gratuité.
Claude Musengero
Roger Matabaro, le secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo/ Syeco au Sud-Kivu
Au cours d’une interview exclusive accordée à Laprunellerdc.info, le secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo/ Syeco au Sud-Kivu, Roger Matabaro a fortement condamné l’attitude de ses collègues du secteur conventionné qui sont en grève depuis la semaine dernière
Pour lui, le fait que ses collègues enseignants catholiques et protestants aient opté pour une grève sèche, porte de doute étant donné que depuis l’avènement de la prime au Congo, les enseignants du secteur conventionné n’ont jamais accepté d’aller en grève mais pour cette dernière fois ils ont opté pour celle ci.
« C’est la première fois qu’ils font la grève, durant tout ce temps nous leurs demandions de faire la grève ils n’avaient jamais voulu ça. Je crains que cette lutte ne soit pour ramener les parents à payer la prime. Ils ont droit, si cette grève ne cache rien derrière elle » s’inquiète Roger Matabaro.
Ce syndicaliste regrette que cette prime qui a divisé le secteur de l’enseignement, puisse avoir encore aujourd’hui des adeptes alors que celle-ci devrait normalement disparaître dans son intégralité.
» La prime n’a pas fait avancer notre pays, notre système éducatif a été détruit à cause de la prime. Celui qui doit rêver encore celle-ci, c’est un ennemi de la République » a-t-il prévenu.
Le secrétaire provincial du Syeco pense que les enseignants qui, aujourd’hui disent qu’ils n’ont pas trouvé gain de cause, mentent à la population car dit il, plusieurs compromis ont été trouvés et sont en exécution aujourd’hui malgré certaines faiblesses qui du reste seront tant soit peu réglées.
» Mettre fin à la prime, est déjà bénéfique pour nous, car en tant qu’enseignants, nous payons pour nos enfants. Et quand nos enfants vont étudier gratuitement c’est sera un gain. » se contente Roger Matabaro.
Il se dit aussi non content sur le fait que les enseignants des territoires n’ont pas été pris en compte dans la paie des frais de logement et de transport alors que eux aussi ont les mêmes difficultés, mais il concède cette erreur aux négociateurs de cette réalité qui n’ont pas voulu associer les syndicats dans cette démarche.
« Nous ne sommes pas content qu’on ait donné le transport aux enseignants de la ville seulement, car même dans les territoires il t’a des enseignants qui sont obligés de loger et payer les frais de transport » regrette il.
Mais il reste très optimiste sur cette question car selon lui, c’est une erreur qui peut encore être corrigée dans l’avenir surtout avec la volonté de l’actuel chef de l’état congolais.






