Rutshuru : l’armée appelée à prendre au sérieux les attaques récurrentes contre ses positions

Bukombo-Tongo - Mulimbi attaques-
Dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu

Le retour si fréquent des attaques d’hommes armés contre des positions militaires FARDC et un poste de patrouille des gardes du Parc national des Virunga en groupements de Gisigari et Rugari, au cours de ce mois de novembre 2021, inquiète plus d’un habitant en territoire de Rutshuru au Nord-Kivu.

Selon le député provincial Emmanuel Ngaruye Muhozi, élu de Rutshuru, les habitants de cette partie de la République ne sont pas à leur première expérience malheureuse avec ces genres d’événements.

Par le passé, soutient-il, le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), ou encore le Mouvement du 23 Mars (M23), ont commencé leurs conquêtes par de petits villages, [comme ce qui se passe actuellement dans les groupements de Jomba, Kisigari ou encore Rugari], avant d’occuper des vastes étendues du territoire national, entrainant de nombreux dégâts y compris des morts de civils/

Ainsi, cet élu provincial appelle l’armée à prendre la menace au sérieux.

«Aujourd’hui la population de Rutshuru vit la peur au ventre parce que c’est une population qui a déjà vécu plusieurs atrocités comme celles-là. Et nous, particulièrement, sommes inquiets parce que nous sommes dans une période d’état de siège où ne devrions pas vivre des tels scenarios. Malheureusement, ca se répète à des rythmes inquiétants. Et nos FARDC lancent des messages de nature à dire qu’ils ont repoussé l’ennemi. Mais le repousser vers quelle entité si ce n’est que dans le Rutshuru. Et cela nous inquiète énormément. Nous devrions être un Etat qui fait peur, un Etat qui se fait respecter dans la région des Grands-Lacs » affirme Ngaruye Muhozi Emmanuel.

Et d’ajouter: «Nous appelons, à cet effet, le Gouvernement et les dirigeants de la République et du monde à considérer cette menace au sérieux et à prendre des mesures pour que la population soit sécurisée. Et entre autres mesures, il faut sanctionner et non pas gratifier les criminels et aussi mieux les militaires FARDC et doter des moyens logistiques conséquents pour qu’ils soient à même de faire face à ces menaces qui viennent de l’extérieur », propose-t-il.

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Rappelons que des inconnus armés, présentés par les responsables militaires comme étant des ex-combattants du M23, ont attaqué les postions militaires des FARDC à Chanzu et Runyoni le 7 novembre et à Ngugo le 21 novembre courant. La veille, ces présumés combattants ex-M23 avaient attaqué un poste de patrouille de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature à Bukima, à la lisière du Parc National des Virunga.

Faustin Tawite, depuis Rutshuru

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