
L’ancien Vice-Gouverneur du Sud-Kivu, aujourd’hui candidat député provincial dans la ville de Bukavu a dénoncé le week-end dernier au cours d’une conférence de presse la mauvaise gestion qui, laisse-t-il entendre gangrène la province.
Pour illustrer la situation, Kibala Nkold prend l’exemple de l’argent perçu sur chaque litre du carburant en province du Sud-Kivu. De l’argent qui n’avait qu’un seul but : la reconstruction des routes de la province.
«Quand vous avez une province qui a des recettes, par exemple des recettes qui viennent des taxes que j’ai fixées ici avant de partir. La taxe sur le carburant. J’ai commencé à 25Francs. Et là, on arrivait à environs 300 000 dollars par mois. C’est ça qui nous a permis (Muderhwa et moi) de commencer le kilomètre témoin et d’aller à Bagira et à Kadutu. L’éclairage public quand je faisais l’intérim ici je l’ai payé. J’arrivais à dégager un montant de 150 000 dollars par mois que je payais aux opérateurs économiques ici. Le personnel de la province était payé le 20 dans le compte. Mais j’ai appris quand j’étais ministre qu’il y a des arrières ici des 12 mois. Il y’a ici de routes trouées, qu’on n’arrive même pas à réparer. Cet argent fait quoi pendant qu’au nord Kivu, le gouverneur est en train de construire avec la même taxe. Et le gouverneur du Nord Kivu, (vous pouvez le lui demander), est venu prendre mon arrêté qu’il a amené à la FEC du Nord-Kivu pour dire : regardez comment les autres sont en train de s’organiser en partenariat public-privé pour construire leur province. Cet argent qui nous permis de faire le kilomètre témoin, ce n’était pas de l’argent de Kinshasa. C’est des taxes des populations. C’est vos taxes à vous. Chacun de vous ici a pris un moyen de transport pour venir. Il paye cette taxe. Parce que quand vous utilisez ces voitures, c’est le carburant qui est dedans. Et chaque litre paye. Maintenant j’ai appris qu’on a quitté 30fc et on est à 50 Fcs et plus. Si moi je percevais 300.000 dollars pour 20fc, combien perçoivent-ils pour 50fc? Faites le calcul. Qu’est-ce que le Gouverneur fait avec cet argent. Qu’il vous le dise » dit Jean Claude Kibala.
Il témoigne que lors de ses séjours à l’étranger, il a rencontré ses collègues ministres des pays voisins qui souhaitent devenir ministres Congolais. Parce qu’au Congo, dit-il, ce sont les ministres qui détiennent les moyens plus que les commerçants alors que chez eux ce sont les commerçants qui sont millionnaires et les politiciens sont au service du peuple. Une manière pour lui de dénoncer les inégalités de plus en plus criantes dans notre société.
« Mais ici au Congo, à Bukavu, qui peut me dire qu’il y a un commerçant qui dépasse l’argent de politicien ? Qui? Quel est le commerçant qui a plus d’argent que certains politiciens ici que vous connaissez? Et nous regardons tous et nous nous disons que nous allons acclamer, ils vont nous jeter des t-shirt pendant que ceux qui travaillent pour gagner de l’argent avec leur sueur ont moins d’argent que ceux qui doivent servir le peuple et qui doivent vivre de leur salaire, point fini. On est ministre, on est serviteur ; On est Gouverneur, on est serviteur mais c’est eux qui ont des maisons dans Muhumba, à Nguba, à Kinshasa et en Europe. C’est eux qui ont des enfants en Europe pendant que l’éducation ici est délaissée aux parents. Nous devons changer cela » estime le Coordonnateur de « Lamuka » au Sud-Kivu.
Adonis Lubambo
Le Général Major Mundos donne des orientations à ses troupes
Ça ne se passe pas tous les jours en République Démocratique du Congo. Pourtant, c’est arrivé dans la ville de Bukavu.
Le commandant 33ième région militaire (Sud-Kivu, Maniema) a ordonné l’arrestation immédiate du commandant ville des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.
Colonel de son état, cet officier FARDC est venu à la rescousse d’une chef de Division suspendue par le Gouverneur de Province.
Tout commence par la grogne des agents de la Division de l’urbanisme qui ont refusé à la cheffe de division provinciale de l’urbanisme qui a dernièrement été suspendue d’accéder à son bureau situé sur avenue Nyawera en commune d’Ibanda, le matin de ce mercredi 25 septembre 2019.
Selon ces agents, c’est inconcevable qu’elle continue à poser des actes qui engagent leur division alors qu’elle a été suspendue.
Ce qui a poussé l’ancienne cheffe de division Béatrice Maroy Nsimire à faire appel au commandant ville de l’armée de Bukavu qui avec ses éléments ont tenté de bousculer ces agents qui étaient depuis tôt le matin regroupés devant le bureau de leur division.
Un acte fermement condamné par le commandant de la 33ème région militaire basée au Sud-Kivu et au Maniema, le général Akili Muhindo Mundos, qui est arrivé sur le lieu.
Celui-ci a interpellé le colonel commandant ville pour violation des consignes car, indique-t-il, en aucun cas on ne peut faire appel à l’armée pour régler des questions civiles.
Pour le numéro Un de l’armée au Sud-Kivu, aucun comportement d’indiscipline de la part des éléments FARDC ne doit être toléré. Il met également en garde des responsables politiques et administratifs qui tentent d’utiliser l’armée pour leurs intérêts égoïstes.
Ce n’est pas la première fois que le Général Akili Muhindo dit « Mundos» impose de l’ordre au sein de ses troupes. Plusieurs officiers de l’armée ont été déjà remis à la justice pour répondre de leurs actes après des infractions commises à différents niveaux.
Cet autre officier attend donc d’être fixé sur son sort et nombreux pensent qu’il servira certainement d’exemple à ceux qui voudraient fouler au sol les lois du pays en utilisant leur influence.
Jean-Luc M.

Le mouvement NON a été initié par le Professeur Gustave Mushagalusa Nachigera, recteur de l’Université Evangélique en Afrique et l’asbl COCORICO, une organisation qui a pour mission, l’éveil des consciences et la promotion des talents.
Selon les organisateurs, le mouvement NON a été lancé dans le but d’appeler à un engagement plus large et plus solide contre les non valeurs en renonçant à celles-ci et en les dénonçant.
Ce mouvement vise surtout à sensibiliser, à appeler les différentes couches de la population congolaise à un engagement contre les multiples antivaleurs qui ruinent la société.
«à travers le mouvement NON, les enseignants, les élèves, les artistes, les jeunes des différents horizons s’engagent à lutter contre les antivaleurs dans la ville de Bukavu et bientôt partout en RDC. Le changement souffle déjà. Bientôt les gens, dans tous les secteurs de la vie nationale, vont s’engager dans la lutte car, c’est le moment ou jamais» indiquent-ils
A en croire notre source, ce mouvement va toucher les chauffeurs, les motards, les policiers, les politiciens, les enseignants, les journalistes, les médecins, les élèves, les étudiants, les commerçants, les usagers de la route, bref, toute la communauté dans sa diversité.
«dire NON, c’est dire non aux antivaleurs, non au trafic d’influence, non la corruption, non au clanisme, au tribalisme, au régionalisme et à toutes les formes de discrimination, non à ces fléaux qui gangrènent notre pays et freinent son développement» poursuit-il
Le Mouvement NON est donc un mouvement de lutte contre les anti valeurs.
Un mouvement qui regroupe des hommes et des femmes du monde entier, unis par les idéaux du changement et qui rêvent d’un Congo, d’une Afrique et d’un monde meilleur et plus beau qu’avant.
Les organisateurs appellent donc toute la population à adhérer massivement à ce mouvement en se joignant à eux.
Jean-Luc M.
OC Muungano au stade de l’Unité de Goma (2018) Ph. Tiers
La troisième journée de Vodacom Ligue2 en RD Congo s’est poursuivie ce jeudi 26 septembre 2019 au stade de l’Unité d’ Uvira dans le Sud-Kivu. Une rencontre était au programme dans ce stade, et a vu les corbeaux du FC Vivi s’affronter aux Shalalilés de l’OC Muungano.
Pour ce choc de la journée, les corbeaux du FC Vivi ont cette fois été tenus en échec par les Shalalilés (0-0), après les deux succès de suite pour les champions du Sud-Kivu en titre (FC Vivi) depuis le début du championnat.
Dans cette rencontre, les visiteurs (OC Muungano) étaient toujours derrière une première victoire de la compétition pour se relancer, alors que les locaux eux (FC Vivi), cherchaient à conserver leur première place mise sous pression par les équipes du Nord-Kivu, et autres concurrents d’autres provinces dans ce championnat.
Dans cette rencontre Muungano a terminé le match à 10 contre 11 après l’exclusion à la 88e minute de son capitaine Mukamba Badido, après avoir accumulé deux cartons jaunes dans cette rencontre.
Ce match nul de la soirée donne plus d’avantage aux corbeaux d’ Uvira qui suite à ce Résultat devront se contenter de garder la première place avec 7 points pour trois matchs déjà livrés. A ce moment là, les Shalalilés restent loin derrière avec 2 points enregistrés en trois sorties.
Pour cette même compétition, il y a eu match ce jeudi à Goma :
A 13h30, le Daring Club Virunga s’est offert le FC Kasindi par le score de 2-0, dans un match en retard de la deuxième journée, et à 15h30, pour cette même occasion, les Verts et Noirs de l’ AS Kabasha ont prouvé leur suprématie en surclassant l’ AC Capaco de Beni (2-0).
Avec ces victoires, les deux Cadors de Goma (Virunga et Kabasha) totalisent à leur tour 6 points et s’approchent de la tête du classement. ces derniers semblent déjà rivaliser entre-eux à distance avec des résultats similaires : (victoire 2-1 pour chacun à la première journée, puis 2-0 pour les deux équipes lors de la seconde journée).
Notons que pour la quatrième journée, l’OC Muungano accueillera à Bukavu l’équipe de Cadev du Maniema, match prévu pour le 29 septembre 2019, alors que les corbeaux de Vivi devront attendre un peu pus tard pour voyager à Kisangani en date du 13 octobre prochain, pour affronter le CS Makiso.
Eric Shukrani






