Report des élections: la NDSCI dénonce un énième « coup d’État Constitutionnel » et exige la démission de l’équipe de la CENI – La PrunelleRDC.info

La nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC (NDSCI) appelle l’ensemble du peuple à appliquer l’article 64 de la constitution afin de s’opposer avec force et abnégation patriotique ce qu’elle qualifie de énième « coup d’Etat constitutionnel du président hors mandat Joseph Kabila et sa famille politique ».

Dans un communiqué de presse rendu public ce 20Decembre 2018, après l’annonce du report des élections au 30 Decembre prochain, la Ndsci exige la démission toutes affaires cessantes de l’ensemble de l’équipe de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) avec à sa tête Corneille Nangaa. Un report des élections qu’elle qualifie de haute « trahison ». Elle exige ensuite la démission du « président hors mandat » Joseph Kabila ; qui selon elle, vient de confirmer à la face du monde son refus de quitter le pouvoir.

Cette structure citoyenne invite la population à des actions de grande envergure dès ce dimanche 23 Décembre, jour initialement prévu pour le  vote. La Ndsci en appelle à une mobilisation  « sans pareille et continue en prenant d’assaut les services publics pour un changement radical des institutions via le vote public et populaire » lit-on dans ce communiqué.

Cette faîtière de la société civile se dit être consternée par ce report des élections qui devraient avoir lieu le 23 décembre prochain.

Pour rappel, le Bureau de Coordination de la Société Civile s’est pour sa part « catégoriquement » opposé à un quelconque report des élections, dans un communiqué publié le mercredi dans la nuit.

Pour rappel, la commission Électorale Nationale Indépendante (CEN) a reporté pour le 30 décembre prochain les législatives nationales, provinciales et la présidentielle pour des raisons techniques liées notamment à la logistique.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué de la NDSCI:

COMMUNIQUE DE PRESSE NDSCI/DN/59/2018 RELATIF AU REPORT DES ÉLECTIONS EN RDC.

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC, NDSCI-CHUNVI YA CONGO, vient d’apprendre avec consternation et totale désolation, le report des élections générales initialement prévues pour ce 23 décembre 2018 à une date sine die.

La NDSCI considère ce report comme un énième coup d’Etat constitutionnel perpétré par le Président hors mandat (depuis 2016), M. Joseph KABILA avec le soutien coupable et complice de la Commission Électorale Nationale indépendante (CENI) par son président Corneille NAANGA.

Dans son dernier communiqué de presse du 14 décembre 2018 à la suite de l’incendie de l’entrepôt de la CENI monté de toutes pièces et ayant pour titre : « Le peuple veut les élections : épargnez-nous de vos théâtres et autres manœuvres dilatoires », la NDSCI avait encore une fois alerté et attiré l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le risque d’entrave à l’ensemble du processus électoral à des fins de satisfaction d’un homme, Joseph Kabila et son clan politique, chose inacceptable.

Fidèle à son communiqué de presse susmentionné et à toutes ses précédentes prises de position autour du processus électoral dans lesquels elle a eu à exprimer des craintes sur l’issue heureuse dudit processus et à prévenir la non tenue des élections dans l’échéance prévue, la NDSCI refuse de cautionner cet énième putsch constitutionnel.

 A cet effet, la NDSCI :

– Exige la démission, toutes affaires cessantes de l’ensemble de l’équipe de la CENI, avec à sa tête, M. Corneille NAANGA, dont l’orgueil et l’arrogance viennent d’être démenties par cette évolution des choses. Ceci constitue « une haute trahison » et doit être traité comme tel.

 – La démission du Président hors mandat Joseph KABILA qui, encore une fois, vient de confirmer à  la face du monde ce qu’a toujours soutenu la NDSCI, à savoir son refus de quitter le pouvoir.

– Appelle l’ensemble de la population congolaise à se mettre débout comme un seul homme et conformément à l’article 64 de notre constitution afin de s’opposer avec force et abnégation patriotique à cet autre coup de force du Président hors mandat Joseph Kabila et sa famille politique.

– Invite la population congolaise à des actions citoyennes de grande envergure dès ce dimanche 23 décembre 2018, jour du vote. A ce jour, la NDSCI en appelle à une mobilisation sans pareille et continue en prenant d’assaut tous les services publics pour un changement radical de toutes les institutions via un vote public et populaire.

Pour la NDSCI,

Jean Chrysostome KIJANA,

 Président National

des acteurs de la société civile environnementale lors de leur manifestation dans la ville de Bukavu. Photo d’illustration, Laprunellerdc.info

Josué  Aruna, Président provincial de la Société Civile Environnementale et Agro-Rurale, est sous menace depuis le début de ce mois de septembre.

A en croire Ladislas Witanene, secrétaire administratif de la Société civile environnementale, son président est sous menace sécuritaire depuis le 9 septembre quand les bandits armés étaient venus le visiter dans sa maison mais par grâce les aurait échappé.

Il affirme que les menaces de mort que reçoivent  Josué Aruna et sa famille sont liées à son activisme pour la protection de l’environnement.

Suite à l’ampleur du dossier, à la psychose dans laquelle vivent Josué et sa famille, à la suite des paroles proférées par ces malfrats, Ladislas  Witanene appelle donc aux autorités à plus de responsabilité afin que la protection et la sécurité de Josué et sa famille soient rassurées et que justice et réparation soient aussi faites.

Josué Aruna est un fervent défenseur de la nature et des valeurs environnementales en RDC il est aussi grand défenseur du patrimoine mondial le PNKB.  Sa famille a été visitée en date du 9 septembre par des inconnus armés et qui n’ont cessé depuis lors de lui proférer des menaces de mort. Une plainte contre inconnue avait été déposée par lui mais jusque là aucune suite.

Jean-Luc M.

Vue du Lycée Wima, une école Conventionnée Catholique de Bukavu. Photo d’illustration

Des réactions, on en enregistre toujours depuis quelques heures après le déclenchement de la grève par les enseignants des Ecoles Catholiques et Protestantes dans la ville de Bukavu.

C’est le cas de l’acteur politique et enseignant Fidèle Mugisho qui dénonce le comportement de la Coordination des Ecoles Conventionnées Catholiques mais aussi des enseignants de ce secteur.

«Le chef de l’État vient de décréter l’effectivité de la gratuité conformément à l’article 43 de la constitution, curieusement, les amoureux de la prime cherchent à saboter cette mesure combien salutaire. Je pense que nous tous connaissons bien le comportement des écoles catholiques quant à la prime, celles-ci ont toujours dit que c’est l’intérêt de l’enfant qui passe d’abord avant celui de l’enseignant, voici ce qui se passe ce matin ,il n’y a pas cours dans toutes les écoles catholiques ce mercredi, au motif qu’il y a Assemblée Générale des enseignants, ceci constitue une erreur grave car à part l’État congolais, personne autre ne peut interdire aux élèves d’étudier alors qu’il n’y a même pas grève»  se désole Fidèle Mugisho.

Rappelant la résistance des écoles catholiques pour le combat de la suppression de la prime, Fidèle Mugisho suspecte ces gestionnaires d’écoles à vouloir «saboter tout simplement la bonne volonté du chef de l’État et son Directeur de cabinet Vital Kamerhe ».

«En définitif, sachons que la prime est un poison qui a déjà affecté les organes des certains acteurs, pour le faire sortir, il faut une forte dose, cette dose c’est la résistance contre le retour de la prime. Elle ne reviendra plus. Que les amoureux de celle-ci sachent bien que le pouvoir a changé, selon les informations à notre procession on cherche à persuader les parents en leur demandant de  faire une contribution pour seulement le fonctionnement. Nous connaissons tous comment sont venus les comités des parents» insiste-t-il.

Avec la gratuité l’enseignement, estime Fidèle Mugisho, le ministère de l’agriculture, pêche et élevage peut déjà lancer deux campagnes(et cela obligatoirement): « Aucun ménage sans élevage et aucun champs non cultivé », car désormais chaque parent qui a plus de trois enfants scolarisés aura la possibilité d’acheter, soit une chèvre, mouton, porc, poule, dindon, engrais par mois.

Rappelons que les enseignants des écoles conventionnées catholiques réunies ce mercredi à l’EP Matendo ont déclenché un mouvement de grève à partir de ce jour. Ces enseignants revendiquent la majoration de leurs salaires et la prise en compte de plusieurs autres revendications.

Jean-Luc M.

Réunis ce mercredi 25 septembre 2019 au Bureau de Coordination de la Société Civile, les acteurs de cette faîtière se sont exprimés sur certaines situations dans la ville.

La situation sécuritaire de leur collègue Julien Namegabe, président du sous noyau de Nkafu, et qui est poursuivi en justice  pour avoir dénoncé les spoliations, l’insalubrité dans les abattoirs ont donc attiré leur attention.

Pour ces acteurs, ils disent être prêt à en découdre avec toute autorité qui pense procéder par des menaces et intimidations pour les faire taire. Ils promettent ne ménager aucune énergie pour ça.

«nous saisissons de l’occasion pour mettre ceci au clair, les acteurs de la société civile ne ménageront aucune énergie en cas de menace contre l’un de leurs pour envisager des actions qui s’imposent pour mettre hors d’état de nuire toute autorité qui se retrouverait dans cette situation »

Pour rappel, Julien Namegabe, Président de la société civile sous noyau de Nkanfu est sous menace d’arrestation.

Pour avoir initié la campagne de désobéissance fiscale dans le marché Beach Muhanzi suite à l’insalubrité qui y est observée, cet acteur a été amené en Justice. 

Jean-Luc M.

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