
Membres du Comité Laic de Coordination, le professeur Thierry Nlandu Mayamba et Léonie Kandolo sont sortis de leur silence le le 29 juillet dernier.
Pour ces deux membres du Comité Laic de Coordination, une seule voie de sortie de crise est envisageable actuellement en RDC.
« Pour nous, quoiqu’il en coutera, le combat reste le même : celui pour des élections sans Kabila ni la CENI dans sa composition actuelle ou encore, si l’on se met tous d’accord, le combat pour une transition citoyenne, car à 5 mois des élections de décembre 2018, personne ne peut nous convaincre de l’existence d’autres pistes de sortie. Une seule chose demeure vraie : la matérialisation de l’une ou l’autre piste dépendra de notre mobilisation à tous » écrivent les deux dans un message envoyé sur les réseaux sociaux.
Avec des exemples bibliques, ceux-ci appellent le peuple Congolais à jouer son rôle dans la lutte actuelle.
« Le Christ n’accomplit des miracles qu’avec les peuples qui réalisent leur part du travail. A ceux qui veulent du vin pour la fête, le Christ demande de remplir les cruches d’eau. A ceux qui ont faim, le Christ demande qu’ils amènent les quelques pains et poissons qu’ils ont pour que le miracle s’accomplisse » disent-ils.
Cette prise de position de Thierry Nlandu et Léonie Kandolo intervient alors que les autres membres du Comité Laïc de Coordination mettent la pression pour que les élections soient organisées en RDC. Ceux-ci n’évoquent pas cette exigence d’une transition sans le président actuel mais exigent qu’il ne se représente pas comme le prévoit la constitution du pays.
D’ailleurs, dans ce communiqué, les deux membres du CLC évoquent clairement leur silence « responsable et sans doute incompris », qui « intrigue et fait peur », disent les deux, qui reconnaissent qu’ils sont « marginalisés en interne au sein du Comité Laïc de Coordination ».
Adonis Lubambo
OC Muungano au stade de l’Unité de Goma (2018) Ph. Tiers
La troisième journée de Vodacom Ligue2 en RD Congo s’est poursuivie ce jeudi 26 septembre 2019 au stade de l’Unité d’ Uvira dans le Sud-Kivu. Une rencontre était au programme dans ce stade, et a vu les corbeaux du FC Vivi s’affronter aux Shalalilés de l’OC Muungano.
Pour ce choc de la journée, les corbeaux du FC Vivi ont cette fois été tenus en échec par les Shalalilés (0-0), après les deux succès de suite pour les champions du Sud-Kivu en titre (FC Vivi) depuis le début du championnat.
Dans cette rencontre, les visiteurs (OC Muungano) étaient toujours derrière une première victoire de la compétition pour se relancer, alors que les locaux eux (FC Vivi), cherchaient à conserver leur première place mise sous pression par les équipes du Nord-Kivu, et autres concurrents d’autres provinces dans ce championnat.
Dans cette rencontre Muungano a terminé le match à 10 contre 11 après l’exclusion à la 88e minute de son capitaine Mukamba Badido, après avoir accumulé deux cartons jaunes dans cette rencontre.
Ce match nul de la soirée donne plus d’avantage aux corbeaux d’ Uvira qui suite à ce Résultat devront se contenter de garder la première place avec 7 points pour trois matchs déjà livrés. A ce moment là, les Shalalilés restent loin derrière avec 2 points enregistrés en trois sorties.
Pour cette même compétition, il y a eu match ce jeudi à Goma :
A 13h30, le Daring Club Virunga s’est offert le FC Kasindi par le score de 2-0, dans un match en retard de la deuxième journée, et à 15h30, pour cette même occasion, les Verts et Noirs de l’ AS Kabasha ont prouvé leur suprématie en surclassant l’ AC Capaco de Beni (2-0).
Avec ces victoires, les deux Cadors de Goma (Virunga et Kabasha) totalisent à leur tour 6 points et s’approchent de la tête du classement. ces derniers semblent déjà rivaliser entre-eux à distance avec des résultats similaires : (victoire 2-1 pour chacun à la première journée, puis 2-0 pour les deux équipes lors de la seconde journée).
Notons que pour la quatrième journée, l’OC Muungano accueillera à Bukavu l’équipe de Cadev du Maniema, match prévu pour le 29 septembre 2019, alors que les corbeaux de Vivi devront attendre un peu pus tard pour voyager à Kisangani en date du 13 octobre prochain, pour affronter le CS Makiso.
Eric Shukrani
Le Gouverneur ad intérim du Sud-Kivu inaugurant l’ascenseur de l’hôtel Panorama de Bukavu.
Ça se passe dans la ville de Bukavu. Le Vice-Gouverneur et Gouverneur intérimaire du Sud-Kivu a inauguré l’ascenseur de l’hôtel Panorama de Bukavu.
La cérémonie a eu lieu ce mercredi 25 septembre 2019 en présence de plusieurs invités.
Selon La RTNK captée ce mercredi soir, Marc Malago Kashekere s’est réjoui de l’investissement fait par un fils de la province dans son milieu.
«Vulgariser à l’extérieur et dites à vos amis que Bukavu a quelque part où on peut les accueillir» a dit le Gouverneur après la coupure du ruban.
Tollé à Bukavu
Cette inauguration a suscité des vives réactions dans l’opinion publique au Sud-Kivu. Acteurs sociaux et/ou politiques se sont plaints de l’attitude du Gouverneur qui « qui laisse le bureau pour inaugurer des ascenseurs d’un hôtel qui existe depuis 2014».
«Il y a des choses qui sont parfois ridicules. Comment un Gouverneur peut quitter le bureau avec plusieurs dossiers de la province qui l’attendent et se permettre d’aller inaugurer l’ascenseur d’un hôtel ? Est-ce qu’il comprend le sens même de sa fonction? », se demande un acteur social sur le réseau social Whatsapp.
C’est en tout cas l’étonnement devant une action qui fait plutôt rire plusieurs citoyens.
«Inauguration de l’ascenseur…quelle est cette cérémonie? Les conseillers qui sont ici, svp, mais essayez quand même de conseiller vos chefs. Le jour où on les invitera à inaugurer une piscine ou un salon vous allez les laisser faire?» s’interroge une internaute.
«Nous venons d’inaugurer le tout premier ascenseur dans la ville de Bukavu. Venez vivre l’évolution de la modernité à l’hôtel Panorama!» s’exclame un autre internaute sous un ton railleur.
Visiblement, c’est un geste qui n’a pas reçu l’assentiment de plusieurs Bukaviens qui estiment qu’il y a plus à faire pour un Gouverneur que d’aller inaugurer un ascenseur d’un hôtel alors que la grogne s’observe dans plusieurs secteurs de la vie en province.
Jean-Luc M.

Des agents de la direction provinciale du Fonds Forestier National (FFN) Sud-Kivu sont depuis ce mercredi 25 septembre en sit-in devant leur représentation provinciale, pour revendiquer le respect strict des engagements pris avec la direction nationale dans la procédure de recrutement des agents et la paie de plus de 3 ans impayés au service de la direction provinciale.
Ces agents qui sont regroupés autour du comité de suivi de régulation des engagements des agents FFN/SK disent avoir passé une période de 3 ans sans être rémunérés ou promus par leur hiérarchie.
Le président de leur comité, monsieur Frédéric Mungembe Wabulasa, qui s’est confié à notre reporter renseigne que leurs revendications portent sur le retard dans la réalisation des engagements pris compte tenu de leur durée au service du FFN.
«Nous avons été recruté en septembre 2016, et l’article 12 du statut du FFN stipule que pour les cadres de maîtrise il y a une période de 3 mois d’essai et pour les cadres d’exécution, il y a une période de 30 jours d’essai. Après cette période l’agent doit être évalué, et avant 15 jours dès l’expiration de la période d’essai, on doit notifier le concerné. Si on n’est pas notifié d’office on est engagé. Nous sommes dans le service il y a 3 ans , et nous avons une correspondance du chargé de mission qui est aussi notre Directeur Général à Kinshasa, qui a prévue une prime mensuelle pour chacun qu’on n’a jamais touché » explique Frédéric Mungembe.
Notre source précise que la goutte qui a fait déborder le vase, c’est l’avènement la fois dernière des nouvelles personnes dans leur service, qui sont venues de Kinshasa avec des nouvelles fonctions sans passer par la période d’essai et qui perçoivent actuellement des primes au détriment des anciens agents légalement recrutés.
«Il y a des nouvelles personnes qui viennent, elles sont engagées avec des grades supérieurs. Elles sont payées, avec des arriérés sans avoir passé par la période d’essai, on ne sait pas sur quelle base statutaire» s’étonne notre source
Elle déplore que toutes les fois que ces agents ont écrit au DG de leur entreprise, ils n’ont jamais répondu à leurs préoccupations. C’est ce qui les a poussé à adresser un mémorandum au ministre de l’environnement qui doit interpeller le DG et instruire celui ci pour régulariser la situation de ces agents en sit-in.
Nous avons essayé d’entrer en contact avec le directeur provincial du FFN pour donner sa version des faits mais il s’est montré très réservé à commenter cette situation
Dans l’entre temps, ces agents disent maintenir leur sit-in devant la direction provinciale jusqu’à ce qu’ils trouvent des réponses à leurs préoccupations






