RDC-Sanctions de l’UE : il fallait en faire plus, selon le professeur Arnold Nyaluma – La PrunelleRDC.info

Les sanctions de l’Union Européenne à l’égard de certains dignitaires du régime  de Kinshasa relève de l’universalité des droits humains et s’avère tout  à fait légitime. Telle est la perception du professeur Arnold Nyaluma, enseignant de droit à l’Université Catholique de Bukavu, par rapport au débat houleux qui a été déclenché par le bras de fer diplomatique entre le pouvoir de Kabila et l’Union Européenne.

Une série de controverse a investi le monde des professionnels du droit, consécutivement à la guerre diplomatique entre la RDC et l’Union Européenne. En fonction de leurs  écoles, certains juristes estiment que l’UE a enfreint les lois internationales, qui régissent les Organisations internationales, en infligeant des sanctions aux mandataires de l’Etat congolais. D’autres par contre, trouvent ces mesures légitimes, dès lors qu’elles interviennent en répression aux actes de violation des droits humains.

Le professeur Arnold Nyaluma est visiblement  partisan de la seconde thèse, celle de l’universalité des droits humains. Répondant aux questions de Laprunellerdc.info, ce vendredi 4 janvier 2019, Me Nyaluma a insinué que les sanctions ayant visé les hautes personnalités congolaises du régime ont leur raison d’être car réprimant des actes de violation des droits humains, reprochés à ces dirigeants.

« La coopération internationale doit passer par un certain nombre de valeurs, notamment le respect des droits humains. On ne peut pas collaborer avec un gouvernement qui viole les droits de son peuple. De la même manière que les Etats ne peuvent pas collaborer avec des mouvements avec des mouvements terroristes, des groupes armés qui ne respectent pas le droit international humanitaire.  C’est sur cette base qu’un certain nombre d’autorités congolaises ont été sanctionnées », nous a confié Me Nyaluma.

Compte tenu de la gravité des faits accusés à tous ces dignitaires du pouvoir, l’enseignant de droit va plus loin. Pour le professeur Arnold Nyaluma, l’Union Européenne aurait dû être encore plus ferme à l’égard des dirigeants congolais. Il se dit ne pas être satisfait du fait que certaines personnalités aient été épargnées de la rigueur de l’organisation métropolitaine.

« Les sanctions n’ont pas été dures parce qu’il y a des nombreuses autorités qui ont été épargnées. On doit élargir encore ces sanctions à bien d’autres », plaide le Professeur Nyaluma.

Le professeur Nyaluma par ailleurs reconnait qu’idéalement, c’est aux Nations Unies que reviendrait la charge de sceller le sort des dirigeants congolais, cités dans des affaires de violation des droits humains. Malheureusement, deux obstacles de taille s’imposent. Il s’agit du Veto de deux puissances mondiales protectrices des régimes autoritaires, et du surnombre des Etats dictatoriaux au sein de l’ONU.

«Vous avez au niveau des Nations Unies Etats qui sont pro démocratie, mais vous avez aussi des États qui protègent la RDC [les dignitaires du régime congolais actuel], notamment la Chine et la Russie qui se sont depuis un temps instaurés comme des protecteurs des tous les régimes autoritaires, et qui, par l’intermédiaire de leur droit de Veto, peuvent toujours empêcher les sanctions. Il faut aussi se rappeler que les Etats autoritaires sont majoritaires à l’ONU. Tous les Etats africains, tous ces Etats asiatiques […] ne peuvent pas accepter facilement qu’on prenne des sanctions », a expliqué le professeur, appuyant l’initiative de l’Europe.

Au-delà des sanctions imposées par l’Union Européenne, le professeur de Droit à l’UCB préconise également une série des sanctions par l’Union Africaine. Cette mesure,  à en croire Arnold Nyaluma Mulagano, consiste à la protection des citoyens congolais, et se répercute sur le sort d’autres citoyens africains.

« L’union africaine doit être  plus du côté du peuple que du côté de certains individus qui sont appelés à partir [car le président Kabila est au bout de son mandat] », recommande le Professeur Nyaluma.

Une bonne dizaine de hautes personnalités du régime congolais, parmi lesquelles l’actuel candidat du FCC à la Présidence, ont écopé des sanctions de l’UE, en représailles aux actes de violation de droits de l’Homme leur reprochés dans des rapports des organismes internationaux des Droits humains.

En réponse à cette mesure, signée UE, le gouvernement congolais a expulsé, en décembre 2018, le représentant de l’Union Européenne à Kinshasa, quelques mois après la fermeture de la Maison Schengen.

John Aciza

Le député provincial Saidi Balikwisha. Ph. Laprunellerdc.info

C’est officiellement ce Lundi 30 Septembre que s’est ouverte à Goma la session ordinaire à l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, cette session qui est essentiellement budgétaire devra aller du 30 septembre au 29 Décembre 2019.

Selon le président de cet organe délibérant, cette nouvelle session aura aussi comme grande priorité la sécurité, l’accès à l’eau et  à l’électricité mais aussi elle concernera aussi la récolte  des rapports des députés venus de leurs vacances parlementaires.

Au cours de son allocution devant ses collègues Robert Habishuti Seninga a insisté sur la question des travaux budgétaire qui seront bientôt menée par cette institution en vue de pouvoir répondre aux attentes de la population et invite ses collègues à une grande responsabilité afin de réaliser les tâches qui leurs sont imparties pour l’intérêt supérieur de la population. En bref, pour qu’ils remplissent correctement leurs missions.

Selon le député Saidi Balikwisha, élu de la circonscription électorale de Beni, ces vacances ont été plus bénéfiques du fait qu’elles ont permis de faire la restitution et la récolte des doléances auprès de la base  afin d’y sortir des recommandations à soumettre au pouvoir exécutif pour leur exécution.

Pour lui, son rapport est plus dominé par les problèmes d’insécurité qui continuent à battre record dans cette partie de la province.

«En chefferie de Bashu la situation est toujours calamiteuse et dans tout Beni en général, C’est d’ailleurs ce qui nous a poussé à lancer l’opération de deux cents dollars contre une arme pour amener les jeunes qui s’adonnent aux groupes armés à déposer les armes et contribuer à la consolidation de la paix ou même ils peuvent se lancer dans les petites activités génératrices de revenus pour gagner leurs vies » indique Saidi Balikwisha.

Balikwisha lance un vibrant appel à toute la population de Beni de soutenir les forces loyalistes afin de mettre dehors les ADF et leurs alliés qui insécurisent du jour le jour la population locale.

«La population en a déjà marre. Nous demandons à toutes les autorités sur tous les plans de soutenir nos forces loyalistes en espérant qu’ils seront à la hauteur de mettre hors d’état de nuire les ADF et leurs alliés qui sèment la terreur dans la population » insiste-t-il.

Ce dernier a évoqué un bilan d’au moins 3 Personnes assassinées en l’espace d’une semaine, dont un cas à Kabasewa , un à Cisunga et l’autre à Karuruma. Il accuse les services de renseignement de cette contrée qui « n’arrivent pas à assumer correctement ses responsabilités » tout en promettant de mener une forte sensibilisation à l’endroit de ses différentes forces négatives se trouvant dans plusieurs coins afin qu’elles se retirent et de bâtir un  » Beni fort et Prospère » pour un développement durable.

Signalons que les conditions  de vies dans plusieurs  maisons pénitentiaires ont conduit cet élu à soumettre une question orale avec débat au ministre provincial en charge de la Justice pour la réglementation de la situation qu’il juge de « calamiteuse » dans ce  secteur.

Freddy Ruvunangiza, depuis Goma

Le bâtiment de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu dans la ville de Bukavu

Les députés provinciaux Sud-Kivu n’ont pas dérogé à la règle ce 30 septembre. Comme sur l’ensemble du territoire national, ils étaient présents à l’hémicycle provincial pour la cérémonie officielle d’ouverture de la session de septembre. Une session essentiellement budgétaire.

Le président du bureau de l’organe délibérant, Zacharie Lwamira qui a officiellement présidé l’ouverture de la session est passé en revue les matières qui seront traitées au courant de la dite session.

C’est entre autres, le vote du budget exercice 2020 du gouvernement provincial, l’audition des rapports de commissions parlementaires menées en province, la présentation et l’audition des rapports de vacances parlementaires des députés et plusieurs autres matières similaires à celles de la récente session parlementaire.

Au cours de la cérémonie d’ouverture, le président du bureau de l’Assemblée provinciale est revenu sur l’actualité de la province en évoquant le point sur les incendies à répétition observés ce dernier temps dans la ville de Bukavu.

Zacharie Lwamira est aussi revenu avec insistance sur la question de la gratuité de l’enseignement prônée par le président de la République en montrant que l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu soutient à 100% cette gratuité et a adressé un message aux enseignants en grève pour leur demander de rentrer à l’école et mettre fin à cette grève car dit-il  »  il est temps de se mettre au travail ».

Dans son discours d’ouverture, Lwamira a réaffirmé la détermination de l’organe délibérant de faire un contrôle parlementaire dans le détournement des fonds alloués à la campagne de distribution de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à la Division Provinciale de la Santé et a exhorté tout le monde à une franche collaboration avec son équipe dans la collecte des informations y afférentes.

Signalons que cette rentrée parlementaire de ce lundi a connu une présence non discrète de Mushi Bonane qui se réclame avoir été élu dans la Ville de Bukavu et dont l’arrêt du Conseil d’État a validé, selon ses dires une position contestée par plusieurs députés provinciaux en contentieux avec lui au Conseil d’Etat.

Bertin Bulonza

Le stade de la Concorde lors d’une séance d’entrainement de l’Académie Schaux Sport. Ph.Laprunellerdc.info

Le championnat de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu ouvre ses portes ce mardi 1 octobre 2019 pour son édition 2019-2020, après le premier report de son coup d’envoi qui devrait avoir lieu depuis le 25 septembre 2019. Au programme, deux rencontres sont prévues ce mardi : l’ AS Mozende (tenant du titre) accorde son hospitalité au FC Texas, pour l’ouverture.

La rencontre de 15 h30 entre l’équipe du FC Ciriri Sport et celle du FC Régi Sport va clôturer cette première soirée de la fête du football Bukavien.

Pour la suite des hostilités, la rencontre de ce mercredi entre OC Tonfa et AS Aigle-Vert risque d’ être reportée, car ce même mercredi 2 octobre une rencontre de Vodacom Ligue2, entre Etoile du Kivu et AC Capaco de Beni est au rendez-vous au stade de la Concorde.

Le jeudi 3 octobre prochain, AS Ruzizi affrontera l’Académie Rangers à partir de 13h30, suivies de l’explication de 15h30 entre la JSBU (Ex Ajax) et US Bilombe.

Pour le vendredi 4 octobre, le FC Dynamic jouera le FC Etoile de l’Est à 13h30, et à 15h30  le FC Puma affrontera JS Muhumba.

Les choses sérieuses commencent donc dans la ville de Bukavu, pour ce qui est du championnat local, une hypothèse jusque-là loin d’être concrète, vue le climat qui règne entre les clubs et l’Entente de Bukavu.

Notons que jusque-là certaines équipes contestent le début de l’exercice prochain. Ces derniers réclament des élections au sein de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu, des élections qui divisent l’opinion sportive dans la ville de Bukavu. Espérons que les équipes ne vont pas boycotter ce coup d’envoi. 

Eric Shukrani

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