RDC: Nangaa et son obstination suspecte à utiliser la machine à voter – La PrunelleRDC.info

Aucune solution miracle ne semble plaider pour des élections crédibles en RDC. Si actuellement, tout le monde ou presque fixe le cap sur la fatidique date du 23 décembre, une minuscule épine semble enfreindre l’occurrence d’une issue  heureuse en ce jour. Il s’agit de la machine à voter.

Cette nouvelle donne, initiée par l’intelligence de l’équipe de Corneille Nangaa et pour laquelle la majorité présidentielle bat étonnamment la trompète, ne semble pas convaincre plus que ses initiateurs, et bien sûr leurs copains de la M.P.

Après avoir été remise en doute par les Etats Unis d’Amérique, dont l’influence sur le choix des politiques à usité en Afrique ne subit l’ombre d’aucun doute, la machine à voter « Made in South-Korea » a été désavouée par plusieurs pays du vieux continent avant de l’être enfin par le pays fabricateur.

Finalement, personne d’autre n’y croit, à part le groupe de Nangaa et Katintima! Pas même son créateur.

Si ce débat brûlant a fini par franchir les portes de l’ambassade Sud-Coréenne qui n’a pas caché son inquiétude sur la qualité de résultat « indésirable » que produiraient ces produits de la firme Mura Systems, le ton ferme du président de la CENI ne semble pas avoir fléchi ! Lui, ne jure que sur ses machines ou, pire, le report des élections encore des mois plus tard.

Alors que plusieurs questions planent sur la capacité des habitants du Congo profond à pouvoir manipuler l’outil d’assistance que la CENI a généreusement mis à leur disposition, une question revient sur les lèvres des détracteurs de la machine à voter, ces dernières heures. Qui de mieux que le gouvernement Sud-Coréen pourrait apprécier l’usage national d’un produit Sud-Coréen ? Si en tout cas cette énigme tarde à trouver son sésame,  il s’observe une volonté accrue de la CENI, et du gouvernement congolais, de ne pas changer le fusil d’épaule.

Que cache cette obstination de la bande à Nangaa? Pourquoi pareil optimiste dans un environnement de méfiance de cet outil par la grande partie d’acteur politiques? Comment analyser cette attitude des dirigeants de la CENI qui sont restés visiblement les seuls à comprendre son importance ?

Le décor étant planté, et Nangaa ayant triomphalement placé son piège, nous allons peut-être tout droit vers un nouveau prolongement du bail de Joseph Kabila au palais de la nation, d’autant plus que l’arrêt de la cour constitutionnelle lui avait donné carte blanche, rappelons-le, d’y séjourner jusqu’au jour où sa conscience aura complètement étanché sa soif de régner sur l’héritage de Lumumba.

Les élections en RDC sont devenues, depuis un certain moment, un sujet dont on ne peut parler qu’à futur lointain, ou mieux un futur impossible. De la tentative d’organiser le scrutin au suffrage universel indirect à l’usage de la machine à voter, en passant par la possibilité de conditionner l’organisation de dites échéances par la tenue d’un recensement général, on observe tant de manœuvres dilatoires n’ayant pour seul but que tirer en longueur, chose qui ne fait que profiter aux ténors du pouvoir actuel.

Pour l’instant, le gouvernement Coréen à décliné toute responsabilité. Nangaa et Katintima seront les seuls à ce stade à porter la responsabilité des dégâts que leur entêtement pourrait engendrer dans ce grand pays au centre de l’Afrique.

La Rédaction

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