
Ce rejet vient après une profonde lecture technique et politique au sein de leurs Etats-majors politiques respectifs du projet de loi électorale en cours de discussion au parlement indique le communiqué.
Pour ces deux partis politiques de l’opposition, la réforme électorale envisagée à quelques mois des élections comporte des nombreux pièges.
Sur le plan technique, le premier piège reste l’imposition du seuil légal de représentation du parti politique de 3% de suffrages exprimés au niveau national, de 5% au niveau provincial et de 10% au niveau municipal et local.
« La question qui taraude les esprits est de savoir qui contrôle ce seuil et comment se fait le calcul ? En plus, l’enregistrement des candidatures pour les provinciales étant déjà fait sous l’empire de la Loi électorale n°06/006 du 9 mars 2006 telle que révisée par la Loi 15/001 du 12 février 2015, la réforme en cours est inopportune ».
Aussi, Vital KAMERHE et Eve BAZAIBA estiment que politiquement, cette réforme met en cause certains acquis de l’Accord de Sun-City qui avait, pour des raisons de cohésion nationale et de paix opté pour la représentation proportionnelle des listes ouvertes avec application du fort reste.
« Parmi les motivations du rejet de cette loi il sied de relever : Les instruments juridiques internationaux interdisent les réformes des lois électorales pendant que les activités électorales sont en cours ; La planification de la tricherie découlant des enregistrements sonores de la dernière réunion du PPRD avec le Président de la CENI dévoilé par Jeune Afrique. Par ailleurs, le recours à la machine à voter va poser plusieurs problèmes notamment : sa maîtrise d’utilisation par les électeurs et même les agents de la CENI qui n’ont jamais été formé à ce sujet ; la gestion des pannes ainsi que la maîtrise du logiciel et la gestion des données, etc. » dit le communiqué qui circule sur les réseaux sociaux.
L’UNC et le MLC appellent à l’unité de l’opposition en vue des actions communes pour barrer la route à toute « initiative cavalière de révision de la loi électorale comme en janvier 2015 et soutiendront toute initiative visant à déjouer ce plan machiavélique du pouvoir finissant » concluent ces partis d’opposition.
Honneur-David Safari










