C’est à une véritable déclaration d’amour envers le président de l’Union pour la nation Congolaise UNC que s’est livrée Gustave Bagayamukwe Taji dit Bagus sur le compte Facebook de l’un des cadres de ce parti au Sud-Kivu.
Celui-ci commentait la publication de monsieur Amato Bayubasire sur sa rencontre avec le président de l’UNC quelques semaines après sa sortie de prison.
Si pour l’instant, on n’est pas capable de dire clairement si cette rencontre entre Bagayamukwe et Vital Kamerhe augure une adhésion à l’idéologie de son parti et à sa vision politique, ce commentaire peut en dire long sur la suite de la carrière de cet ex prisonnier dit politique.
.« Chers frères et sœurs, le monde entier a été témoin du plaidoyer public que le Président Vital Kamerhe avait déployé à la veille de la signature par la classe politique de l’Accord de la Cenco, pour faire reconnaître deux prisonniers originaires du Sud-Kivu comme des personnalités emblématiques à libérer à ce moment là dans le cadre de la décrispation politique souhaitée par tous. Heureusement ou malheureusement, c’est selon, cette libération est intervenue une année plus tard en ce qui nous concerne. A tout Seigneur, tout honneur. Le plus simple pour moi, du moins à ce stade, était d’aller remercier VK de vive voix et lui exprimer à l’occasion toute notre gratitude. Nous avons vécu des misères indescriptibles à cause de la jalousie mal placée de certains de nos frères et amis. Nous venons de retrouver notre liberté grâce aussi à un frère et ami de longue date » dit Gustave Bagayamukwe. Avant de poursuivre « A tous, je dois dire que notre apostolat pour l’union, l’unité et l’amour à recréer au sein et entre toutes les communautés tribalo-ethniques du Sud-Kivu n’a pas été entamé d’une façon ou d’une autre. C’est une cause juste et n’en déplaise à ceux qui mal y pensent. Nous poursuivrons ce combat ensemble car notre terroir nous appartient au même titre et assumer notre leadership ne doit pas être perçu comme un péché contre ceux qui privilégient des intérêts égoïstes ».
Difficile de dire quoi que se soit à ce stade sur la position politique de Bagus en ce moment mais en tout cas, c’est une déclaration d’amour envers l’UNC et son président qui en dit long et déterminera peut-être la suite des évènements.
« Lorsqu’il s’agira de parler politique, au Sud-Kivu, le seul cadre d’expression politique pour tous les Sud-Kivutiens que je viens de retrouver très actif après mes 5 années de captivité loin de chez nous, reste l’UNC. Parti politique dirigé par VK. Quoi de plus normal, que d’échanger avec ce leader de dimension internationale sur nos projets au niveau local et nos avis au niveau national. Nous verrons probablement tous les autres leaders du Sud-Kivu mais il fallait bien commencer par celui là, l’un de ceux avec qui nous partageons l’idéal de développement tel que prôné par notre Association (ADIB) depuis sa création en 1995. Nous devrions lui assurer que toutes ces années de prison n’ont rien changé à notre idéal. Au contraire, elles nous ont permis de connaître les vrais amis, les vrais frères et comment travailler utilement avec les traîtres et les sorciers qui apparemment sont nombreux chez nous » et de conclure « Nous avons aussi appris que nous devrons mettre tout le monde au service de notre population, mais chacun en ce qu’il est capable d’offrir. Même la trahison……En ce qui me concerne, ce premier échange avec ce premier leader politique de chez nous a été très révélateur et fructueux pour l’avenir de notre pays et surtout de notre province ».
Gustave Bagayamukwe est l’un des prisonniers politiques bénéficiaires de la mesure de décrispation du climat politique prise lors des dernières négociations politiques engagées après la fin du mandat constitutionnel du président Kabila. Bagus pour les intimes aura passé plus ou moins cinq ans en détention après son arrestation au Sud-Kivu pour avoir tenté de nourrir un groupe armé contre le pouvoir de Kinshasa après des élections très critiquées et contestées de l’année 2011.
Adonis Lubambo
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