RDC: DYCOD condamne les discours et messages de haine documentés dans 15 provinces

DYCOD-Bob - cohésion sociale
Nicolas Kyalangalilwa, Coordonnateur de la DYCOD au Sud-Kivu.

La Dynamique pour la Cohésion et le développement (DYCOD) condamne les discours et messages haineux documentés dans 15 Provinces sur les 26 que compte la République Démocratique du Congo; selon un rapport du Bureau Conjoint de nations Unis aux Droits de l’Homme (BCNUDH).

Nicolas Kyalangalilwa le Coordonnateur provincial de DYCOD au Sud-Kivu, pense qu’en ce moment les communautés doivent réfléchir au développement de leurs entités; au lieu de s’adonner aux discours et messages incitant à la haine, et qui défavorisent la cohésion sociale.

« Ces discours et messages ne devrait pas avoir de place dans la communauté. Nous devons tous lutter pour une paisible cohabitation et une acceptation mutuelle pour le développement de nos entités. Il n’y a pas de paix ou de progrès sans cohésion sociale. Ces messages sont à décourager et à bannir dans notre société, » dit-il.

Signalons que pour la province du Sud-Kivu, ces messages visaient particulièrement la communauté des Banyamulenge. Plusieurs recommandations ont été reformulées par le BCNUDH, pour lutte contre ces messages et discours incitant à la haine.

Aux acteurs médiatiques, le BCNUDH recommande de respecter le Code de déontologie et de l’éthique du journaliste congolais du 4 mars 2004, dont l’article 5 exige aux journalistes de bannir « l’injure, la diffamation, la médisance, la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge, l’incitation à la haine (religieuse, ethnique, tribale, régionale ou raciale) ainsi que l’apologie de toute valeur négative dans la pratique quotidienne de leur métier ».

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Aux organisations de la Société Civile, le BCNUDH recommande de s’abstenir d’utiliser des messages d’intolérance ou des expressions pouvant inciter à la violence, à l’hostilité ou à la discrimination ; et de renforcer leur indépendance ainsi que l’inclusion et la représentativité parmi leurs membres tout en évitant de se fonder sur des intérêts de groupe.

Au Gouvernement, de mettre en place un Observatoire des discours et messages haineux représentatif de la diversité de la société congolaise; et des diverses organisations dans le but de prévenir et mettre fin aux discours et messages diffusés à travers tous les canaux médiatiques; notamment avant, pendant et après les évènements politiques d’envergure.

Le BCNUDH recommande de renforcer sa lutte active contre les stéréotypes et la discrimination envers les individus et les communautés à cause de leur identité ethnique, religieuse, de genre, etc.

«Ces efforts devraient notamment passer par la promotion de la culture de la paix, de la tolérance et de la coexistence pacifique; l’éducation pour favoriser le respect mutuel et la tolérance entre les groupes de la population; la formation et la sensibilisation des personnels concourant à l’administration de la justice; l’adoption de lois et politiques anti-discrimination exhaustives qui comprennent tant des mesures préventives que correctives; et le renforcement des organes et institutions visant à assurer l’égalité et la non-discrimination », dit ce rapport

Jean-Luc M.

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